Morcellement illicite du cimetière de Nafadji : Une situation potentiellement dangereuse entre les notabilités et les nouveaux occupants des lieux

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    Aujourd’hui, les deux parties se regardent en chiens de faïence dans l’indifférence totale des autorités qui pourtant ont été avisées pour y remédier. En vain.

    Si des dispositions ne sont pas rapidement prises,  la délimitation du cimetière de Nafadji, en commune I du district de Bamako, risque de dégénérer en conflits  entre les notabilités de ce quartier et certains habitants non moins nouveaux  propriétaires des lieux. Ce cimetière fait l’objet depuis quelques mois d’une occupation ” illicite ” de nouveaux venus. Des parcelles auraient été vendues à ces derniers dans l’enceinte même du cimetière, suscitant une consternation générale dans ce quartier, l’un des plus vieux de Bamako.

    De quoi s’agit-il ? Il nous revient qu’avec l’urbanisation du district et son extension dans les villages qui l’environnent dont Nafadji, les notables, les organisations de jeunes ont saisi les autorités communales pour une meilleure sécurisation du cimetière. L’objectif était de délimiter la zone pour la mettre à l’abri des squatters. La mairie a donc procédé à la délimitation des lieux. A l’époque, le cimetière n’était pas clôturé. Toute chose  qui a, dit-on, favorisé  une réelle convoitise.

    Selon le conseiller du chef de village Moussa Coulibaly, assisté de certains notables  ”  des autochtones de Nafadji en complicité avec certains agents communaux principalement du centre secondaire d’état-civil, ont procédé discrètement au morcellement du cimetière à travers la vente de parcelles “. Ce n’est que plus tard, lorsque les premières fondations sont sorties de terre, que les habitants se sont rendu compte qu’un pan important du cimetière est cédé aux plus offrants.

    Le président de l’association  pour le développement de Nafadji Coulibaly dit Barou et Boigny Coulibaly, l’un des membres actifs de ce mouvement,  nous expliquent  qu’à travers cette association, les habitants se sont mobilisés et ont adressé des correspondances à la mairie de la CI, au tribunal de première instance de ladite commune, au Gouvernorat du district et au ministre Mohamed Aly Bathily en charge du domaine et des affaires foncières. Hélas, ces structures citées n’ont pas réagi. Face à la situation, les habitants ont décidé de défendre leur cimetière. Sans appui conséquent et avec leurs maigres ressources, ils ont entrepris de le clôturer. Malgré des démarches auprès des propriétaires de maison dans l’enceinte du cimetière, ceux-ci n’ont pas daigné abandonner leurs habitations. Les habitants, qui disent avoir déjà pris leur mal en patience, ont estimé que cette situation ne peut plus durer.

     Abdoulaye DIARRA

     

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