Forces armées et de sécurité : Formation au droit international humanitaire

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Forces armées et de sécurité : Formation au droit international humanitaire

Plus de 600 éléments des forces armées et de sécurité maliennes suivent, depuis lundi, une formation en droit international humanitaire, droit et protection des femmes et des enfants. Ces cours sont dispensés dans les locaux du Génie militaire par le lieutenant-colonel Aminata Diabaté, chef de la section droit international humanitaire à l’État major général des armées.

Cette formation est initiée par l’État major général des armées, en partenariat avec les Pays-Bas et ONU femmes. La deuxième phase de ce second programme annuel vise, selon le lieutenant-colonel Aminata Diabaté, à préparer les hommes à la non violation des droits de l’homme pendant les conflits armés. Il s’agit aussi de les sensibiliser sur le droit au secours à la population, les inviter à faire la part entre les combattants et les non combattants. Car, les militaires sont, avant tout, au contact direct des populations civiles, a-t-elle justifié.

Des modules indispensables à la culture du droit humanitaire international chez le militaire sont enseignés pour ce faire à ces officiers, sous-officiers et militaires du rang du Génie militaire, de l’Armée de l’air, de la Garde nationale, de la Gendarmerie. Ils concernent : « Les relations civilo-militaires ; le code de conduite des Forces armées et de sécurité du Mali ; le droit international humanitaire et la protection des populations ; les concepts genre ; les aspects au Mali et en situation de conflits ; les résolutions internationales sur femmes, paix et sécurité ; la protection des femmes et des enfants avant, pendant et après les conflits ; les violences sexuelles et sexistes ; le rôle des militaires dans la protection des femmes et des enfants pendant les conflits et VIH /Sida ».

Le Code de conduite des forces armées et de sécurité du Mali est un condensé des règles qui régissent les combats. Il intègre une multitude de normes internationales de droits de l’homme tirées de documentations internationales comme les conventions et traités signés ou ratifiés par notre pays. Le style d’écriture est simple pour la facilitation de la compréhension.

Son titre I traite, par exemple, des devoirs des forces armées et de sécurité envers l’État. Le titre II aborde les rapports entre ces forces et les populations civiles. Les rapports entre les forces armées et les forces de sécurité sont précisés dans le titre III. Le titre IV rappelle les articles internationaux sur les forces armées et de sécurité et les droits de l’homme et le droit international humanitaire.

A terme, les militaires sont informés et formés à la prise en compte des droits humains durant les conflits armés. Ils respectent davantage et font respecter ces droits pendant ces conflits. Des sanctions sont prévues en cas de non respect de ce code et des normes internationales, insiste d’un ton ferme, le lieutenant-colonel Aminata Diabaté.
C . M. TRAORÉ

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