À la Une: l’enquête française sur l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon blâmée par l’ONU

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Dans une lettre du 15 janvier rendue publique par l’ONU et dévoilée par Mediapart et le journal britannique The Guardian, l’ancienne rapporteuse spéciale des Nations-Unies sur les exécutions extrajudiciaires Agnès Callamard, aujourd’hui secrétaire générale d’Amnesty International, exprime sa « vive préoccupation quant à l’absence de justice rendue quelque sept ans après » dans cette enquête où « des zones d’ombre troublantes demeurent », qui selon elle « sont largement le résultat direct de l’absence de coopération de la part des autorités militaires françaises – dans le cadre de la protection du secret défense – et des autorités maliennes ».

Évoquant le cas du Malien Sedane Ag Hita, commanditaire présumé de l’enlèvement de Ghislaine et Claude, Agnès Callamard signale dans sa lettre qu’en octobre dernier, il aurait « participé à la remise en liberté de quatre otages, dont une Française », Sophie Pétronin, « en échange de 200 détenus et une rançon de plusieurs millions d’euros ». De quoi conduire Mediapart à souligner que « le commanditaire présumé du meurtre des deux reporters aurait donc été, directement ou indirectement, un interlocuteur des autorités françaises ». Interrogée par Mediapart sur le cas Seidane Ag Hitta, « l’Élysée se contente de répondre que “les négociations ont été menées par les Maliens” », pointe ce journal en ligne.

Selon Agnès Callamard, « la mise en œuvre du secret-défense a entravé l’enquête judiciaire, a substitué un certain arbitraire à l’accès à la justice, et s’est traduite par un énorme préjudice pour les familles des deux victimes », rapporte Mediapart.

En France, la réouverture des restaurants évoquée pour le mois de mai

Prendre un pot en terrasse, dîner au restaurant… Rien n’est encore fait, mais les syndicats de ce secteur demandent au Premier ministre une « réouverture échelonnée », annonce Le Parisien. Dans cette attente qui n’en finit pas, le magazine Le Point avait auparavant annoncé faussement hier que la réouverture des terrasses « serait effective le lundi 17 mai », et que « les restaurants servant à l’intérieur pourraient suivre entre le 1er et le 15 juin ».

L’entourage du ministre de l’Économie Bruno le Maire qualifie en substance dans Le Parisien ces annonces de « balivernes ». Pas de dates encore fixées, donc, mais quelles que soient finalement celles qui seront retenues, « ce ne sera en tout cas pas avant que le confinement n’ait eu un impact sur la circulation du virus », prévient Le Parisien.

Le gouvernement privilégie le maintien des élections régionales et départementales

Préconisation contenue dans un rapport gouvernemental remis au Parlement, avant débat parlementaire, justement, et consultation des partis politiques, et que commente le porte-parole du gouvernement dans un entretien au journal Le Figaro.

« Le Premier ministre a transmis le rapport aux formations politiques. Elles doivent donner leur position avant jeudi soir prochain. Il y aura ensuite un débat au Parlement, peut-être dès la semaine suivante », dit Gabriel Attal à ce quotidien.

Dans cet entretien au Figaro, le porte-parole du gouvernement accuse les oppositions de vouloir transformer le Parlement en « démagodrome géant », et ce au lendemain d’un boycott massif de la droite et de la gauche sur les restrictions anti-Covid annoncées la veille par Emmanuel Macron.

« On sait pourquoi ils ont préféré fuir le vote : ils sont totalement divisés au sein de leur groupe sur les positions à tenir vis-à-vis de nos décisions, déclare encore Gabriel Attal. Ces derniers mois, on a vu au sein de mêmes familles politiques certains dire “il faut tout ouvrir” et d’autres “il faut tout fermer”, affirme-t-il, accusant les oppositions de “jouer souvent au roi du silence” ».

Dans Le Figaro enfin, Gabriel Attal se défend de tout « couac » du gouvernement sur les nouvelles mesures, mais assume un « moment de réglage ».

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3 COMMENTAIRES

  1. Selon certaines sources d’informations, ces deux journalistes étaient sur le point de découvrir/divulguer des informations sensibles sur l’intervention française au Mali. C’est pourquoi, la France les aurait sacrifiés à ses amis djihadistes d’alors et par la suite verrouillé tous les processus d’enquête avec des questions de secret-défense.
    Vu l’allure des enquêtes, cette thèse se confirme de plus en plus…

    • C’est un peu comme ce député ex-LREM de Haute-Garonne Sébastien Nadot avait divulgué:

      La France « arme les bourreaux » au Yémen, dénonce, lundi 15 avril sur franceinfo, le député ex-LREM de Haute-Garonne Sébastien Nadot, après les révélations de Disclose en partenariat avec la cellule investigation de Radio France. Le député a été exclu du groupe LREM en décembre 2018 après avoir déposé plainte auprès de la Commission européenne pour vente d’armes illégales et déployé une banderole « La France tue au Yémen » devant l’Assemblée nationale.

      Avec à la tête Jean Yves le Drian, qui gère ces ventes d’armes tout d’abord en tant que ministre de la “défense” puis sous l’étiquette ministre des affaires étrangères!

      Peut-être pour ça que ces médias français REFU$ENT de suivre et de retransmettre des images de cette guerre au Yemen…

      Et voilà ce que fait la France…

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