Crise du centre : Le rempart culturel pour la paix

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Le monde de la culture s’est réuni jeudi dernier pour une réflexion sur la culture de la paix au Mali. La rencontre a été présidée par le ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, qui avait à ses côtés, le médiateur de la République, Baba Akhib Haïdara, le président du Conseil économique social et culturel, Boulkassim Haïdara et plusieurs anciens Premiers ministres et ministres.

 

Il s’agissait, à travers rencontre, de dégager des stratégies d’essence culturelles pour unir davantage les fils du Mali autour de l’essentiel et d’identifier aussi des voies de sortie de crise dont le pays reste confronté.

Écrivains, artistes, cinéastes, communicateurs traditionnistes, historiens, chasseurs, leaders religieux et acteurs de la paix ont tous répondu présent à l’appel.

Un appel qui n’a qu’un seul but, un appel qui n’est porté que par une seule foi, la foi en notre capacité à rester fidèle à notre destin, la foi en notre capacité à rester un peuple débout, débout sur les remparts de la démocratie, débout sur les remparts du patriotisme et surtout débout sur les remparts de l’unité nationale, a souligné N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture.

Il s’agissait pour les hommes de culture, de faire des propositions d’actions concrètes et donner une réponse structurante contre la déstabilisation du pays. D’autre part, voir de quelle lumière le passé du Mali peut éclairer son présent et son futur et sur quel ressort culturel il prendra appui pour bondir du gouffre où les ennemis de la paix s’emploient quotidiennement à enfoncer le pays.

Partant de l’idée que la culture reste la seule chose quand on a tout perdu, les différentes couches culturelles se sont manifestées à démontrer ce que le Mali vaut culturellement par rapport aux autres pays du monde.

A en croire Salif Traoré de l’Association des cinéastes du Mali, l’image qui circule aujourd’hui n’est pas la vraie image du Mali.

Il a ainsi interpelé les cinéastes pour un film malien afin d’expliquer réellement ce qui se passe et décoloniser les écrans à la merci des films qui ne donnent pas les vraies valeurs et réalités du pays.

Les écrivains, représentés par Ousmane Konaté, ont à leur tour fait savoir que le peuple malien a laissé beaucoup de ses us et coutumes au profit de celles des blancs. Ils ont ensuite proposé qu’une large diffusion des résultats de ces échanges soit faite dans les langues nationales pour toucher une majorité de Malien.

A ses dires, il ne sert à rien de réfléchir sur les voies et moyens d’un retour à la paix et une restauration de la cohésion sociale là où elle a été affaiblie et d’élaborer des pistes de solution si la population, dont 80 % ne parlent ni ne comprennent le français, n’est pas directement concernée et fortement impliquée.

Les chasseurs, pour leur part, ont commencé d’abord à répondre aux accusations formulées à leur encontre en rappelant que le serment d’un chasseur ne lui permet pas de détruire un village ni de tuer un animal enceinte à forte raison de tuer des femmes et des enfants.

Ils ont ainsi proposé un dialogue national entre les fils du Mali, de jeter un regard sur les anciennes stratégies de résolution des conflits et souhaité qu’on leur donne le feu vert pour jouer leur rôle, qui pour eux ne s’agira pas de prendre les armes, mais de revivifier la tradition.

Le ministre de la Culture a en fin fait savoir que les différentes propositions seront analysées, amandées, validées, converties en feuille de route et soumise au gouvernement pour être traduites en action.

M. Coul

 

 

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