Le Mali sous pression des terroristes : Plusieurs localités attaquées ces derniers jours

04 Mars 2021 - 06:07
Mis à jour: 6 ans
10
Le Mali sous pression des terroristes : Plusieurs localités attaquées ces derniers jours

Au Mali, malgré l’arrivée des militaires au pouvoir et l’intensification des opérations antiterroristes, la violence des groupes terroristes va crescendo. Plusieurs localités ont été attaquées ces derniers mois par les terroristes. Trois blessés, quatre véhicules et deux motos brulés. C'est le bilan de la dernière attaque perpétrée, le mardi 2 mars dernier, contre la brigade territoriale de la ville de San.

Depuis quelques mois, les actes terroristes spectaculaires attribués à des terroristes se multiplient, mettant en évidence la vulnérabilité du système anti-terroriste mis en place par les forces armées maliennes, l’opération Barkhane et la force conjointe du G5-Sahel. Dans la nuit du mardi 2 mars 2021, des présumés terroristes se sont lancés à l’assaut de la brigade de gendarmerie de la ville de San. Aucun bilan officiel n’est encore disponible, mais, selon des sources locales, la gendarmerie a été mise à sac, trois gendarmes ont été blessés, quatre véhicules et deux motos ont été brulés. Un jour avant, le lundi 1er  mars 2021, vers 3 heures du matin, le poste frontalier de Hèrèmakono, situé entre le Burkina et le Mali et à une trentaine de Kilomètre de Sikasso, a été la cible d’une attaque menée par des hommes armés non encore identifiés. Le bilan provisoire, selon des sources locales, serait d’un civil tué. Les bureaux et plusieurs véhicules ont été aussi incendiés. Le mois dernier, dans la même région, des individus armés non  identifiés ont attaqué le commissariat de Kolondièba. Les assaillants, arrivés à moto, ont ouvert un tir nourri sur les policiers qui étaient de garde. Bilan : plusieurs policiers blessés dont un gravement et des dégâts matériels importants. Dans cette région, l’insécurité et les attaques sont devenues aujourd’hui récurrentes. Un groupe terroriste lourdement armé a été signalé, en décembre dernier, dans la forêt de Koloni. En novembre dernier, un militaire malien a été tué et sept civils ont été blessés suite à une attaque contre un bus de transport entre Nièna et Sikasso. loria Cecilia Argoti ( sœur Gloria) a été enlevée, le 7 février 2017 à Karangasso, dans la même zone. La sœur franciscaine, qui travaillait comme missionnaire dans le diocèse de Sikasso, est toujours entre les mains des terroristes. Dans son dernier rapport sur la situation au Mali, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a fait savoir que les Forces de défense et de sécurité maliennes, les forces internationales, la MINUSMA et les groupes armés signataires ont essuyé 35 attaques asymétriques ; 55 % d’entre elles se sont produites dans le nord du Mali, dont 14 % dans la région de Kidal, 33 % à Tombouctou et 8 % à Gao. Pour la première fois, précise le rapport, des attaques à l’engin explosif improvisées ont été enregistrées dans les régions de Koulikoro et de Sikasso, dans le sud du Mali. Le centre du Mali a été le théâtre de 45 % des attaques, dont 36 % se sont produites dans la région de Mopti et 9 % dans celle de Ségou. Aux dires du secrétaire général de l’ONU (Organisation des Nations Unies), les Forces de défense et de sécurité maliennes ont été la cible de 17 attaques au cours desquelles 30 soldats ont été tués et 48 blessés. M. K. Diakité

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (10)

User
rafik
rafik 6 ans
Tant Dicko est a Bamako les djihadistes seront touours informés et continueront d attaquer nos positions .Ce monsieur est un danger pour le pays , il vient de quitter le pays qui finance le djihad
Issiaka
Issiaka 6 ans
Au vu de la situation sécuritaire actuelle, il semblerait que les terroristes aient rejeté le dialogue. Les FAMAS ne doivent pas donné l'impression d'être sous pression, il faut qu'ils passent massivement à l'offensive sans discontinuer, c'est à dire à long terme. Que tous les villages et environ soient nettoyer en profondeur. Lancer la dissolution sans prévis de toute association à caractère ethnique en commençant par "Tapital pulaku" alias langue du diable. Également, il faut tout faire pour localiser et arrêter l'ancien directeur de la sécurité d'état le général Moussa Diawara. Ce mec est un vrai malfaiteur capable de tout et un réel danger pour la sécurité d'état. Fermer ou à défaut renforcer d'avantage les contrôles sur nos frontières avec le Burkina Faso. Les "mossis" font partie des peuples les plus rancuniers de l'Afrique. La majorité de ceux qui attaquent au Mali sont des Burkinabé armés volontairement par l'état burkinabé. Les FAMAS ne doivent en aucun cas oublier ce détail. Bon courage aux FaMas, la victoire est au bout du fusil. il faut aller la chercher.
Sangare
Sangare 6 ans
Le sentiment qu'exprime L'OPINION PUBLIQUE MALIENNE n'intresse pas la france. Seuls ses intérêts importent. CE SONT LES MALIENS QUI VIVENT CETTE INSÉCURITÉ DANS LEUR CHAIRE,MAIS C'EST L'AUTORITÉ POLITIQUE ÉLUE PAR LES FRANÇAIS QUI DÉCIDE POUR LES MALIENS. Décider de négocier ou ne pas négocier avec les jihadistes est de la responsabilité de L'AUTORITÉ POLITIQUE du Mali,si on pense que le Mali est un ÉTAT SOUVERAIN. S'opposer à une décision prise par les maliens à l'occasion d'une conférence d'entente nationale en 2017 et d'un dialogue national inclusif en 2020,c'est confirmé que le Mali n'est plus indépendant après avoir empêché l'armée malienne d'accéder à kidal en 2013 pour ensuite aider les séparatistes à s'y installer LA FRANCE PENSE QUE LE MALI L'APPARTIENT DU SEUL FAIT D'ÊTRE INTERVENU POUR CHASSER LESJIHADISTES. Les jihadistes mènent une guerre,non pas contre les maliens,mais contre la France. CES ATTAQUES RÉCENTES RÉPONDENT À CETTE DÉCLARATION DE MACRON AFFIRMANT QUE L'ARMÉE FRANÇAISE A MAÎTRISÉ LA SITUATION DANS LA ZONE DES TROIS FRONTIÈRES. Oser attaquer la zone la plus peuplée du Mali est un signal fort lancé aux français. Les jihadistes montent dans la criminalité au fur à mesure que le pouvoir local reste fidèle à l'impérialiste. Après les attaques des structures étatiques,ils vont attaquer les villages. Ça s'est passé comme ça dans la zone de mopti. Ce signal doit être décrypté par ceux qui incarnent l'Etat du Mali,s'ils pendent protéger la population. REFUSER DE NÉGOCIER,ACCEPTER COMME SEUL PARTENAIRE LA FRANCE OBLIGENT LES JIHADISTES À INTENSIFIER LEURS ACTIONS. La lutte contre l'insécurité passe nécessairement par la maîtrise de l'Etat du Mali par ses représentants. Depuis 2013,la souveraineté du peuple n'est plus incarnée au sommet de l'Etat. Cela ne veut pas dire que celui qui occupe la fonction n'est pas élue par les maliens,même s'il y a un doute à exprimer,mais que les préoccupations des maliens ne sont plus dans la réflexion de l'Etat. On exerce en fonction des préoccupations de l'Etat français. Le monde entier a vu TIEBILE DRAME courir après MACRON du seul fait qu' un ambassadeur a exprimé ce que pensent les maliens de la présence de L'ARMÉE FRANÇAISE au Mali. BA NDAW et ses enfants colonels ne cachent plus leur docilité aux autorités politiques françaises. Ils sont prêts à sacrifier des morts afin de respecter le deal passé avec les français comme l'a fait IBK. Ils montrent par leurs attitudes qu'ils ne gouvernent pas au profit des maliens. Seule une mobilisation intense des maliens permettant aux jeunes colonels de savoir qu'ils peuvent perdre le pouvoir peut permettre d'agir réellement pour la sécurité du territoire national. OSER LUTTER,C'EST OSER VAINCRE! La lutte continue.
Kané
Kané 6 ans
Les FaMas ne doivent pas donner l'impression d'être sous pression. Il faut qu'ils passent aussi à l'offensive.
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 6 ans
Appel à la gouvernance de la transition et aux partenaires pour éviter la déstabilisation prolongée de la transition et du Mali par des djihadistes et non par coup d'État. Bonjour, La situation à Farabougou, dans tout le cercle de Niono (région de Ségou), dans le pays Dogon et progressivement dans la région de Mopti, n'est plus tenable du point de vue sécuritaire malgré le fait que la deuxième priorité de la Minusma soit la protection des personnes et de leurs biens au centre et l'appui du Mali pour la mise en œuvre du Plan de Sécurisation, PSIR, Intégré des Régions du Centre. Le nord et le sud du Mali ne sont pas en reste. Au Mali, en plus de l'hécatombe induite, les besoins humanitaires se sont multipliés. Le média, Le soir de Bamako, a raison, incontestablement, un plan de déstabilisation de la transition et du Mali est en train d'être mis en œuvre. Par qui ? Pourquoi ? Les djihadistes, aidés par des forces invisibles, exécutent ce plan de déstabilisation. Que faire ? Sachant que le statuquo n'est plus tenable, deux solutions sont maintenant envisageables : (1) les FAMAs et la Coalition des forces partenaires du Mali s'organisent pour agir en liaison avec l'ICMM (Initiative de commandement Militaire au Mali) sous le leadership de la Minusma sans oublier les populations locales (qu'il faut impliquer et protéger) ou bien (2) une négociation globale sous l'égide de l'ONU s'ouvre urgemment en demandant une trêve et un retrait des djihadistes pour cette négociation. La première solution, les FAMAs et la coalition des forces partenaires sous l'égide des FAMAs et de la Minusma (ICMM) se battront contre les djihadistes tout en protégeant les populations. Les civils et les communautés constituent une force à part entière qui collabore avec les autres forces. J'avais fait au G5 Sahel et à la coalition pour le Sahel une proposition de stratégie inclusive et collective de lutte contre le terrorisme qui va dans ce sens, La deuxième solution, la négociation, aura lieu sous l'égide de l'ONU et du haut représentant du chef de l'état Malien pour la mise en œuvre de l'accord de paix aidé par les forces vives Maliennes (societé civile....) mais pas les FAMAs (les FAMAs sont mal placées pour négocier, le cas de Farabougou l'a démontré). Finalement, nous avons deux entités, une qui négocie (institution du haut représentant du chef de l'état pour la mise en œuvre de l'accord de paix aidée par le ministère de la réconciliation nationale, le CNCA et les forces vives) et une entité qui fait la guerre (les FAMAs). Bien sûr, qu'il y a communication et synchronisation entre ces entités. Agissons vite et synchronisons les deux actions, la négociation et l'aspect militaire, avec l'aide de nos partenaires. Pour éviter une déstabilisation prolongée de la transition et du Mali, le plus tôt sera le mieux. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL au Mali : 78731461
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (153)
  • Nfp (75)
  • Citoyen du monde (49)
  • Sylla (25)
  • kan (24)