Sécurité : Les jeunes du pays Dogon envisagent les actions de résistance qui pourraient commencer par la désobéissance civile et aller jusqu’à l’autodétermination

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Ce Samedi 9 mai 2020 au siège de Guina Dogon, la plateforme des associations et mouvements des jeunes du pays dogon ont organisé un point de presse sur la dégradation de la situation sécuritaire au pays dogon qui saigne ! Tel est le tableau sombre de la situation sécuritaire qu’ils sont au regret d’informer l’opinion publique nationale et internationale de la sérieuse dégradation de la situation sécuritaire au pays Dogon. Situation dramatique face à laquelle le gouvernement du Mali a opté de répondre par l’omerta.

Maliweb.net En effet, depuis, le 27 février qui a marqué la dernière visite du premier ministre Dr Boubou CISSE au pays Dogon, la région a connu un pic de violences inouïes. Le rapport d’avril 2020 de la Minusma indique « 218 abus de droit de l’homme » à caractère communautaire. Plusieurs milliers de personnes ont été obligées de se déplacer. Ce pic de violence ne s’affaiblit pas au regard des attaques que subit le pays Dogon depuis le 1er avril 2020. Il ne se passe plus une journée où les paisibles et laborieuses populations du pays Dogon ne sont pas agressées jusque dans leurs villages. Ces hommes, armés jusqu’aux dents, utilisant parfois même des moyens et équipements de l’armée nationale comme l’atteste le communiqué de la DIRPA en date du 03 avril 2020 intitulé « Alerte perfidie terroriste : Attention ! », n’hésitent plus à incendier systématiquement maisons, greniers ; des troupeaux entiers sont enlevés. Le projet est clair, anéantir le peuplement du Pays Dogon afin d’imposer leur vision obscurantiste.  Nous déclare-le Président de la plateforme M Dramane Yacouyé.

Ajout ’il que face à l’ardeur et à la ténacité des populations martyrisées, les agresseurs ont entrepris désormais d’isoler le pays dogon en procédant aux destructions des ponts sur RN15 qui constitue le cordon ombilical entre les cercles de Bandiagara, Bankass, Koro et Douentza en passant par Sévaré. Aujourd’hui, la RN15 est impraticable à cause de ses 3 ponts dynamités par les ennemis de la paix au pays Dogon. Il s’agit des ponts de Bih (entre Ouahigouya et Koro), Parou (entre Bandiagara et Bankass) et Songho (entre Bandiagara et Sévaré). Avec ces destructions de ponts, plus aucun véhicule de transport commun, aucun véhicule de transport de marchandises ne peut quitter Sevaré pour aller dans ces différents cercles. Pourtant, le premier ministre Dr Boubou CISSE qui a instruit en fin février que les check points des chasseurs sur la RN15 soient levés, n’a daigné placer un mot dans la destruction des ponts. Le gouverneur de Mopti, qui a annoncé avoir levé les check points et placé l’armée pour la protection de la RN15 n’a pas encore visité le pont détruit de Songho qui est à moins de 60km de ses bureaux. Le pays Dogon est de facto coupé du Mali et livré aux terroristes et à leurs complices qui peuvent désormais l’agresser dans l’indifférence totale de notre gouvernement. L’arrêt de trafics sur ce tronçon entraine une pénurie et une flambée des prix des produits de premières nécessités en ce mois bénis de ramadan.

Toujours avec les jeunes Dogons, ils nous expliquent que du 1er avril à aujourd’hui le pays dogon a enregistré : 32 attaques terroristes, 37 villages détruits, 412 greniers éventrés et brûlés, 2900 têtes de bétails emportées, 5765 personnes déplacées, 68 personnes tuées car pour eux la situation est extrêmement grave, les populations vivent le calvaire, alors, il urge d’assister ces populations qui n’ont rien demandé que la sécurité pour vivre de leurs sueurs et vivre dignement. Et leurs  populations sont en train de mourir à petit feu. En plus de ce drame, il se développe aujourd’hui une pénurie d’eau et d’électricité très aigues dont les conséquences pourraient être plus dramatique en période de saison pluvieuse. Et pour cela, ils  demandent à toutes les bonnes volontés, les ONG, les organisations sous régionales et internationales de venir à leurs secours car ils  sont un peuple en danger de disparition.

« Nous demandons au Président de la république de s’impliquer lui-même dans la gestion de cette crise du centre. Nous disons au président de la république que nous avons vu les limites de son gouvernement et ses différents hauts représentants qui ne l’ont jamais représenté là-bas si ce n’est que de développer des grandes théories ici à Bamako. Si rien n’est fait avant l’hivernage qui, d’ailleurs en moins d’un mois, il serait pratiquement impossible de faire réparer ou reconstruire ces ponts. Donc le Pays Dogon sera isolé du reste du Mali et bonjours aux attaques terroristes. Ainsi, personne ne pourra aller aux champs et les populations ne pourront pas cultiver cette année aussi. Nous pensons que le gouvernement et le Président de la République entendront cette fois-ci notre cri de cœur. Si non, la plateforme des associations et mouvements de jeunes du pays Dogon envisage les actions de résistance qui pourraient commencer par la désobéissance civile et aller jusqu’à l’autodétermination. » Conclut ’il sa déclaration le Président CAJPD Dramane Yacouyé

Bokoum Abdoul Momini/Maliweb.net

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4 COMMENTAIRES

  1. Ces terroristes ils sont tous natifs du centre sont parmi vous ,ils sont des dogos et des peuls,et si vous voulez dormir tranquille il faut vous dénoncer vos frères et vos fils terroristes à nos forces armées et des sécurités .

  2. No justice, no peace. Si rien n’est fait avant l’hivernage (dans un mois), le pays Dogon sera administré par les jihadistes comme c’est le cas actuellement dans la zone de N’gouma, N’gorkou, Saraféré, Koumaïra, Banikane, Korientzé et Konza.

    • Je suis d’accord avec la bonne leçon de Béhanzin en ajoutant que si les timorés/peureux jeunes dogonos/kados ont le courage et les testk… bien suspendus, ils n’ont qu’à agir sans cris ni trompettes médiatiques en s’organisant pour stabiliser leur “pays” contre des attaques de soit-disant terroristes djihadistes qui ne sont que des “Djambars peulhs du Macina, du Séno et du Haïré” qui ont eux des yeux rouges en buvant, comme leurs cousins massais du Kenya, Somalie, Tanzanie, Ouganda et Ethiopie, le sang des vaches dogonnes/dogonottes pour remettre les dogons fuyards dans les grottes troglodytes des falaises de Bandiagara (Ireli et Banani )lorsque leurs ancêtres avaient fui le Mandé.

  3. “… Sécurité : Les jeunes du pays Dogon envisagent les actions de résistance qui pourraient commencer par la désobéissance civile et aller jusqu’à l’autodétermination…
    … Le pays Dogon est de facto coupé du Mali et livré aux terroristes et à leurs complices qui peuvent désormais l’agresser dans l’indifférence totale de notre gouvernement…
    … Toujours avec les jeunes Dogons, ils nous expliquent que du 1er avril à aujourd’hui le pays dogon a enregistré : 32 attaques terroristes, 37 villages détruits, 412 greniers éventrés et brûlés, 2900 têtes de bétails emportées, 5765 personnes déplacées, 68 personnes tuées car pour eux la situation est extrêmement grave, les populations vivent le calvaire…
    … ils demandent à toutes les bonnes volontés, les ONG, les organisations sous régionales et internationales de venir à leurs secours car ils sont un peuple en danger de disparition… ” … ///…

    :
    Le Mali sans le pays Dogon et les Dogon…, ce n’est plus le Mali… !
    Le Mali sans le Macina et les Peulh…, ce n’est plus la Mali… !

    Vivement le Mali pour nous tous.

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