Haut Conseil des Collectivités : La 2ème session close sur des notes d’espoir

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Au terme de cette 2ème session ordinaire, le nouveau président de l’institution, Mamadou Satigui Diakité, a lancé un appel en faveur du raffermissement des liens entre les collectivités maliennes pour les rendre plus que jamais intégrées. Ce, à travers une coopération décentralisée, au service, dit-il, du développement soutenu de la sous-région.

Ce mardi 2 décembre 2015, les lampions se sont éteints sur les travaux de la 2ème session ordinaire du Haut conseil des collectivités au titre de l’année 2015. La cérémonie qui s’est déroulée dans les locaux de l’institution (ex-Primature), a enregistré la présence de plusieurs présidents d’institutions de la République. Il s’agit notamment du Premier ministre, Modibo Keïta, les présidents de la Cour constitutionnelle, Manassa Danioko, de la Cour suprême, Nouhoum Tapily, de la Haute cour de justice, honorable Abderrahmane Niang et du Conseil économique, social et culturel, Dr Boulkassoum Haïdara.

Face à ce beau monde, le président du Haut conseil des collectivités, après avoir eu une pensée pieuse pour les victimes de l’attentat du 20 novembre 2015, a souligné toute l’originalité de cette session dite de novembre, en ce que sa singularité trouve sa justification dans l’élection du nouveau président de l’institution. Partant, Mamadou Satigui Diakité a salué le sens de la responsabilité et la maturité qui ont guidé les différents groupes politiques de l’institution qui se sont, dit-il, inscrits dans une démarche consensuelle.

Il a ensuite salué les résultats jugés satisfaisants auxquels cette deuxième session est parvenue, avant d’exprimer ses remerciements aux plus hautes autorités politiques et administratives qui, dit-il, n’ont cessé d’accorder leur soutien au processus de décentralisation au Mali.

Aussi, le président du Haut conseil des collectivités a-t-il salué l’initiative présidentielle d’accorder 15% du Budget d’Etat au secteur agricole, mais surtout la tenue de la dernière journée de l’industrialisation de l’Afrique et celles minières et pétrolières organisées dans notre pays. Toutefois, M. Diakité a souhaite que les retombées de l’exploitation aurifère soient gérées à travers les plans de développement communautaire entre les mines et les collectivités «et cela, avec transparence et traçabilité».

Actualité obligeant, Mamadou Satigui Diakité a évoqué la rencontre sur les changements climatiques qui se tient à Paris, en France, affirmant que l’Afrique reste la région la plus exposée aux effets pervers de ce phénomène, avec son cortège d’insécurité alimentaire, d’inondations, de cyclones, de grandes chaleurs, de dégradation des sols et de sécheresses, entre autres. «Nous prions pour que des décisions hardies sortent de cette rencontre avec en ligne de mire une union sacrée autour d’un engagement fort de tous les participants au sommet de Paris pour faire face à ce défi qui menace dangereusement la survie de l’homme», a-t-il espéré.

Par ailleurs, il en a appelé, avec espoir, au raffermissement des liens entre collectivités au triple plan économique, social et culturel, «pour que vivent des collectivités plus que jamais intégrées à travers une coopération décentralisée au service du développement soutenu de la sous-région».

Il importe de rappeler que cette 2ème session s’était ouverte le 2 novembre dernier. Elle a planché, pendant un mois, sur des textes à lui soumis par le gouvernement. Il s’agit notamment du document cadre de politique nationale de décentralisation 2015-2024 et son plan d’actions 2015-2019 ; le projet de loi sur le recensement général agricole et son projet de décret d’application ainsi que le projet de décret portant sur le régime d’acquisition, d’utilisation et de reforme des véhicules de l’Etat et des collectivités.

Bakary SOGODOGO

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