ont eu samedi, au cours d'un déjeuner en tête-à-tête de deux heures, des « éléments de convergence » sur les grands dossiers du G7 comme le commerce, l'
et les feux en Amazonie, a indiqué la présidence française. Avec ce déjeuner « improvisé »,
« a créé les conditions pour un bon niveau de convergence au sein du groupe [du G7] en obtenant des clarifications de Donald Trump » sur les principaux sujets, « accords et désaccords compris », a précisé l'Élysée avant l'ouverture officielle du sommet à Biarritz.
À l'issue du déjeuner, Donald Trump a tweeté : « Viens de sortir de déjeuner avec le président français @EmanuelMacrone », quelques minutes avant de le corriger en « @EmmanuelMacron ». « De nombreuses bonnes choses arrivent pour nos deux pays. Grand week-end avec d'autres dirigeants du monde », a-t-il ajouté sur son compte
Twitter, suivi par plus de 60 millions de personnes. Alors que les divergences avec les
États-Unis risquent de torpiller toute unité du G7 sur le commerce ou le climat, le président français a tenu à « expliquer » à son homologue américain les positions française et européenne, pour «
déconflicter la relation avec les États-Unis » et « faire baisser la pression », a souligné un conseiller.
Venir en aide au Brésil pour lutter contre les feux en Amazonie
Sur l'Iran, Donald Trump « a confirmé qu'il ne voulait pas la guerre, mais voulait un
deal », selon l'Élysée. Emmanuel Macron lui a présenté l'option de permettre à Téhéran « pour une période limitée une partie de son pétrole » en échange d'un retour à son engagement de ne pas enrichir d'uranium pour se doter de l'arme nucléaire. Sur l'Amazonie également, « nous avons des éléments de convergence importants » et Emmanuel Macron a assuré qu'il ne voulait pas « faire une politique anti-Bolsonaro mais une politique utile ».
Les pays du G7 pourraient annoncer dimanche des mesures pour aider le Brésil à lutter contre les immenses feux de forêt. Quant aux vins français que Donald Trump menace de taxer, Emmanuel Macron lui a fait valoir qu'il n'y avait « pas lieu de déclencher une guerre sur ce sujet » et qu'il n'y a pas de « lien à faire avec la taxation du numérique qui est de l'intérêt commun de la France, des États-Unis et des grandes économies ».