Mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale : Les femmes syndicalistes demandent l’implication des femmes travailleuses

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« L’implication des femmes travailleuses dans les différentes plateformes en rapport avec la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger»,  tel était le thème du Forum organisé, le jeudi 13 octobre 2016, au Centre Awa Keïta par la fédération nationale des syndicats du secteur public affilié à l’ISP/ International des services publics à travers son Comité national des femmes. La cérémonie était présidée par le président de ladite Fédération, Karim Diarra dit Togola qui avait à ses côtés la présidente du Comité national des femmes ISP – Mali, Mme Yattassaye Sira Sissoko.

Le Mali sort lentement d’une crise politique et sécuritaire qui a été d’une gravité extrême à tout égard de par ses actes criminels commis sur de paisibles populations. Les femmes particulièrement celles du Nord du Mali ont souffert de cette crise dans leur chair et leur âme suite aux crimes commis et violation les plus dégradantes de leurs droits humains, pertes des outils de travail et départ massif des populations toujours réfugiées ou déplacées. Dans son mot de bienvenue, la présidente du Comité national des femmes ISP – Mali, Mme Yattassaye Sira Sissoko a indiqué que l’objectif de cette rencontre d’échange est de contribuer à l’adhésion totale des femmes travailleuses à l’esprit de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale.  Selon elle, les femmes syndicalistes saluent les efforts considérables fournis par le gouvernement, la médiation et les nombreux partenaires du Mali pour parvenir à cet Accord de paix qui devra rompre le cercle vicieux de la discorde nationale. « A l’instar de toutes nos sœurs du Mali nous nous sommes réjouies des négociations pour la paix, mais il faut noter le quasi absence des femmes pendant ces négociations alors que la résolution 1325 du Conseil de sécurité demande la participation des femmes de façon égalitaire dans la prévention, le règlement des conflits, la protection, la participation et la consolidation de la paix. » a-t-il dit. Et d’ajouter que le rôle des femmes en tant qu’actrice de la paix et en même temps comme bénéficiaire est primordial. Pour elle, le Mali ne peut pas réussir la réconciliation nationale et construire cette paix sans les femmes. « La prise en compte du genre permettra de jeter les bases pour une meilleure justice sociale et une gouvernance  participative. Pour sa part, le président de la Fédération nationale des syndicats du secteur public affilié à l’ISP / International des services publics, Karim Diarra dit Togola a noté que le présent forum est important à travers deux points. Il s’agit du thème concernant la participation des femmes à la gestion des conflits en général et singulièrement celle de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale et le choix de la cible qu’est les femmes car elles sont plus exposées en cas de conflit. En effet, dira-t-il, sans sécurité, sans paix aucune composante de l’Etat soit juridique ou administrative ne peut être à l’aise et équilibrée.

Moussa Dagnoko

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1 commentaire

  1. Les mouvements de résistance de GAO n’ont pas dit qu’ils ne veulent pas des autorités intérimaires mais ils rejettent la liste qui été établie sans consensus et sans intégration des représentants des communautés, des jeunes et des femmes de la région de GAO.

    Bonjour,
    Le nouveau chef du HCUA et le Président de la CMA doivent accepter le protocole d’entente entre parties.

    Ce sont les autorités intérimaires qui vont nous permettre de mettre en place ou de contribuer au renforcement des services de base, de mettre en place le MOC (Mécanisme Opérationnel de Coordination) pour les aspects sécurité et d’organiser, avec la CENI, les élections communales et, plus tard, les régionales.

    Elles permettront aussi la préparation du retour, la réinstallation et la réinsertion des réfugiés et des populations déplacées, dont certains, feront partie des autorités intérimaires de la région ou de la commune.

    Autrement, comment voulez-vous qu’on fasse ?

    Les autorités intérimaires seront mises en place à travers la loi déjà promulguée, un décret (conditions) d’application de cette loi et le protocole d’entente entre parties prenantes pour la mise en place des autorités intérimaires.

    Ce que beaucoup de gens oublient, ce sont les ressortissants (membres de la Société civile dont des réfugiés Maliens de retour) de telle ou telle région ou de telle ou telle commune mais aussi les agents des services déconcentrés de l’État et les conseillers sortants, qui feront partie des autorités intérimaires.

    Ce ne sont pas, comme c’était dit dans une certaine presse au début, les membres de la CMA, de la plateforme et du gouvernement, qui feront partie de ces autorités intérimaires.
    Détrompez-vous. Le processus d’entente a mis tout ça au clair.

    Le dernier conseil extraordinaire des ministres, du 14 octobre 2016, a rappelé tous ces éléments.
    Seuls des conseillers spéciaux de la CMA et de la Plateforme sont nommés auprès du représentant de l’État dans la région ou dans la commune.

    LES MOUVEMENTS DE RÉSISTANCE CIVILE DE GAO VIENNENT DE REJETER LA LISTE DES AUTORITÉS INTÉRIMAIRES MAIS PAS L’ACCORD DE PAIX NI SA MISE EN ŒUVRE DONT LA MISE EN PLACE DES AUTORITÉS INTÉRIMAIRES.

    Certains croyaient que les jeunes de GAO avaient rejeté les autorités intérimaires.

    Les jeunes de GAO avaient, eux-mêmes, contredit ce qui avait été dit concernant leur rejet des autorités intérimaires.

    La preuve est que :

    (1) lors de la rencontre avec les autorités Maliennes (l’équipe gouvernementale), ils ont dit qu’ils souhaitent être impliqués dans la mise en œuvre de l’accord en particulier dans le DDR et les autorités intérimaires,

    (2) De même, lors du séminaire que l’ONG TILWAT International a organisé à GAO, du 12 au 15 AOUT 2016, que j’ai animé, les participants, incluant des jeunes et cinquante officiers et militaires de rang des forces armées maliennes, ont confirmé qu’ils soutiennent l’accord de paix et souhaitent être impliqués dans le DDR et les autorités intérimaires, voir le bilan de ce séminaire sur Maliweb à l’adresse :

    https://www.maliweb.net/contributions/bilan-seminaire-international-de-gao-engagement-modernisation-de-larmee-1822062.html

    (3) Ils souhaitent le démarrage du DDR et des autorités intérimaires au plus tôt.

    Entendons-nous sur la base de l’accord de paix en interprétant convenablement son contenu.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC, Gouvernance et sécurité
    TEL 00223 95 58 48 97

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