Gouvernance pleine de défis : Agenda de fin d’année trop éprouvant pour IBK

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Un DDR en cours mais englué dans des difficultés, réaménagement du gouvernement, ouverture du dialogue national inclusif sans les opposants, relecture de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger, « convocation » embarrassante de Macron au sommet de Pau du 16 décembre en compagnie de ses pairs du Burkina Faso et du Niger…IBK a un agenda dense et chargé de défis pour cette fin d’année 2019.

Maliweb.net -IBK a plus que jamais besoin de « l’union sacrée » de son peuple derrière sa personne et sa gouvernance. Le chef de l’Etat a encore des quantités d’adrénaline à secréter, tant sa gouvernance est grosse de défis et d’épreuves, dans un contexte sécuritaire plus que difficile.

Convoqué avec ses pairs du G5 Sahel, sans égard, à Pau, en France, le 16  décembre prochain en vue de venir « clarifier leur position » sur le maintien ou non de la force Barkhane dans le Sahel, IBK est plutôt bousculé dans son orgueil. Surtout que le président de la République s’est fait « l’ami » des religieux maliens qui, eux aussi, trouvent que les Français ne jouent pas franc-jeu dans la crise sécuritaire qui secoue leur pays. Et les propos de son homologue burkinabé, Roch-Marc Christian Kaboré, selon lesquels« les clarifications » devraient se faire de part et d’autre, promettent des échanges houleux entre le président français et ceux du G5 Sahel, galvanisés par les positions critiques des peuples de la région, de plus en plus remontés contre l’ex-métropole.

Par ailleurs, les blocages répétitifs dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix signé avec les ex-rebelles embarrassent le locataire du palais de Koulouba. Celui-ci ne cache plus sa ferme volonté de relire ce document signé dans un contexte plus que défavorable à l’Etat malien. Et cette relecture va-t-elle se faire dans un climat de compréhension avec les mouvements signataires ? Quid des appréhensions de la Médiation internationale ? Cette perspective va-t-elle impacter sur l’agenda et le contenu du dialogue national inclusif, dont l’ouverture est prévue pour le 14 décembre prochain ? Rien n’est moins sûr.

En revanche, le processus désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) semble se dérouler dans une lenteur qui trahit ses énormes difficultés. Qui et qui ont été des combattants ? Quid des nouveaux combattants envahissants du centre du pays ? Comment gérer le flux de réarmés qui ne cessent d’endeuiller le pays profond ? Ce sont là des questions qui causent l’insomnie du chef de l’Etat.

En outre, le contexte sécuritaire est toujours très fragile et l’on n’oublie pas qu’en fin d’année, l’on assiste souvent à de nombreuses attaques terroristes. IBK est plus que tendu, les nerfs à fleur de peau par rapport à cette éventualité. Son Armée a déjà payé un lourd tribut aux frappes terroristes : Indélimane, Diouara sont encore frais dans les mémoires… « Je ne dors pas quand une vie, militaire ou civile, est fauchée par ces criminels…», se désolait-il récemment. Comment dans le contexte de tension de trésorerie actuelle, rééquiper rapidement les forces de défense et de sécurité pour doper le moral des troupes ? Comment agir pour parer à toute éventualité genre attentat terroristes à Bamako ou ailleurs ? IBK a du pain sur la planche. Surtout que l’opposition ne cesse d’exiger un audit des achats d’équipements dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation militaire.

S’y ajoute que cette opposition continue de bouder le dialogue national inclusif qui s’ouvre le 14 décembre prochain. Comment faire en sorte que ce grand rendez-vous de retrouvailles des forces sociopolitiques du pays n’aboutisse à un flop et n’accouche d’une souris ?

Enfin, le simple fait que certains de ses alliés aussi menacent de quitter le bateau de sa mouvance si, en mai prochain, les élections législatives ne se tenaient pas, devrait préoccuper le chef de l’Etat. Il s’agit de la Coalition des forces patriotiques(COFOP) qui tient ; comme à la prunelle de ses yeux, au renouvellement du mandat des députés. La CODEM et d’autres partis politiques rejettent l’idée d’un nouveau prolongement de la législature actuelle (déjà prorogée) censée terminée en fin 2018.

Tous ces défis et agendas s’ajoutent aux voix discordantes qui tentent même d’entrevoir des schémas insurrectionnels contre le locataire du palais de Koulouba. Ce qui constitue aussi une autre épreuve de fin d’année pour IBK.

Boubou SIDIBE/Maliweb.net

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4 COMMENTAIRES

  1. Si vous aimez le pouvour plus que votre âme c’est ce qui vous arrive souvent. Il aurait dû s’en aller tranquillement après un premier mandant raté.

  2. j ai honte de lire ce que je lis … nous avons un gouvernement qui tient sur ses jambes qui fait tout pour nous et certains ecrivent ces conneries ? wallah remettez vous en question

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