Nouveau gouvernement : Dr. Boubou Cissé garde la main sur l’économie et les finances pour poursuivre ses réformes

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Le Mali a depuis le dimanche 4 mai un nouveau gouvernement. Dr. Boubou Cissé est à la fois chef du gouvernement et ministre de l’économie et des finances. Ce qui lui permettra d’achever les réformes qu’il avait engagées.

C’est un gouvernement d’ouverture composé de trente-huit membres dont neuf femmes que le Premier ministre a mis en place. Ils sont issus de la société civile, de l’armée mais aussi des partis politiques.

L’équipe reste certes pléthorique, comme le souligne sibien Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition. «Mais il ne saurait être autrement vu le contexte et les enjeux du moment», analyse un observateur de la vie politique.

Des personnalités comme TiébiléDramé, président du Parena aux affaires étrangères et Hamadoun Oumar Dicko également patron du PSP au dialogue social et à la fonction publique, anciennement membres de l’opposition, font leur rentrée.  Ce qui est un pari réussi par le Premier ministre.

Outre ces deux partis politiques, le Rpm, l’Asma-Cfp, l’Um-Rda, la Codem et l’Adéma-qui, au moins quatre départements stratégiques comme l’Education et l’Administration territoriale- sont représentés dans le gouvernement.

Autre remarque non moins importante, Dr. Boubou Cissé garde le portefeuille de l’Economie et des Finances, un poste qu’il occupait jusqu’à sa nomination à la tête du gouvernement. Ce qui permettra au chef du gouvernement de parachever des réformes  engagées qui permettront d’assainir les finances publiques. Celles-ci ont permis d’optimiser les dépenses publiques. Ce qui est à saluer dans le contexte de crise économique généralisée dans notre pays.

Une ministre déléguée a été nommée pour l’aider à accomplir cette immense tâche. Il s’agit de Madame Barry Aoua Sylla, anciennement secrétaire générale du ministère de l’Economie et des finances.

Cependant, avec neuf femmes sur trente-huit ministres, la formation du gouvernement ne respecte pas le quota de 30% des femmes. Ce qui est une violation de la Loi n°2015-052/ du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives.

Abdrahamane Sissoko

Le Wagadu

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