Visite d’IBK lors de sa visite aux sinistrés des Inondations de Bamako : « Nous sommes tous coupables… »

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Coupables, selon le président IBK : « non d’avoir dit, mais de n’avoir pas sanctionné ». C’est pourquoi il a engagé l’Etat à assumer ses responsabilités, et invité les élus municipaux à être de la partie.

 

Après les dramatiques inondations survenues le 16 mai 2019 dans le District de Bamako, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita a rendu visite aux populations sinistrées de Niamakoro Dougoukôrô dans la matinée du samedi 18 Mai 2019.

Après la visite sur les lieux du sinistre, et son entretien d’une demi-heure avec les populations, le président IBK très ému et affecté par ce qu’il venait de voir sur place et en face de ses compatriotes victimes de ces inondations a déclaré à la presse :

« C’est une scène apocalyptique, elle est très dure. C’est simplement l’occasion pour moi au delà de la douleur, de rappeler certaines règles de notre politique de protection environnementale. Au nombre d’exemple, à l’occurrence des sécheresses, nous avons déjà appris à nous protéger contre certains fléaux tels que l’inondation. Donc les lits d’écoulement des rivières et des fleuves, tout doucement ont été occupés, et on y a construit, en dur, en béton, en oubliant qu’en le faisant, on expose les plus fragiles alentours, et c’est ce que je vois ici, aujourd’hui. Certains sous-bassement en béton ont résisté, mais l’eau s’est déversée vers où ? vers les zones de pauvreté et de fragilité et qui ont payé le prix fort. Tous ces enfants qui sont morts, toutes ces femmes qui sont mortes, et il y’a une grande part de responsabilité humaine, nous sommes tous coupables, non d’avoir dit, mais de n’avoir pas sanctionné. Nous n’arrêterons plus de le dire , nous rappelons encore aux élus municipaux leur devoir , qui n’est pas seulement la distribution de lots à usage d’habitation, c’est également la protection des populations, ce n’est pas la cupidité qui doit être la gagnante dans cette affaire -là , il faut qu’elle recule , il faut que l’on pense à sauver la vie des gens dans ce pays de plus en plus, de mieux en mieux , donc ces zones d’occupation sauvage dont on a vu aujourd’hui les dégâts et dans un temps d’hivernage qui s’approche , qu’on nous dit cette année de pluies assez fortes et plus fortes encore , nous devons dès maintenant prendre les mesures idoines , de prévention , d’anticipation pour protéger les vies des hommes et des femmes , et même celles des bêtes et notre environnement, nos biens . Des vies consacrées à réunir un minimum ont été saccagées en deux vagues. Les gens ont perdu tous leurs biens, sont aujourd’hui très démunis. Tout geste qu’on peut faire est dérisoire, juste consoler un peu, panser légèrement les plaies, mais l’effort vigoureux doit venir par des décisions vigoureuses du Gouvernement en matière d’urbanistique, en matière environnementale, il est temps, il est temps, il est temps que le civisme reprenne ses droits. Il est temps , il est grand temps que la discipline républicaine revienne , cela peut protéger , cela peut sauver des vies on l’a vu ici à Niamakoro et donc je repars d’ici très ému , certainement plus déterminé que jamais à engager l’Etat à assumer ses responsabilités, engager les élus municipaux à être de la partie , à ne plus penser que tout doit revenir à l’Etat , qu’en les lieux où ils ont été élus pour gérer les cités , ils gèrent les cités au mieux des intérêts des populations, en les préservant , en pensant à ces populations-là, à leurs vies et non pas à l’argent , de grâce , qu’on ait un peu pitié de ce peuple-là, de grâce ».

Le Président de la République, lors de sa visite sur les lieux , était accompagné du Ministre de la Sécurité et de la protection civile , du Ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté , des cadres du service social de la commune V et de la direction régionale de Bamako, de la Commissaire de police du 10ème Arrondissement, du Directeur régional de la Protection Civile , du Directeur national des services de la météorologie.

Source : Cellule de Communication et de la Présidence de la République

Titre : le Sursaut

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2 COMMENTAIRES

  1. C’est un chef religieux ,dont les pouvoirs se limitent à donner des conseils,qui est allé constater les dégâts de l’ inondation ou c’est un président de la république,dont les pouvoirs lui permettent de faire appliquer les lois de la république,qui était là?
    On est perdu quand IBK s’exprime ainsi.
    N’EST CE PAS QU’ IL AURAIT FALLU IMMÉDIATEMENT DES SANCTIONS COMME CELLES CONTRE LES CHEFS MILITAIRES.
    L’ ÉTAT n’a t’il pas le pouvoir de.sanctionner les maires,de procéder aux retraits des permis d’habitations afin de détruire toutes les constructions qui provoquent ces inondations?
    IBK est encore entrain de protéger des amis microbes.
    C’est eux qui pillent les caisses de L’ÉTAT pour aller créer le désordre dans les quartiers
    Ils se disent riches alors qu’ ils sont minables de la source nauséabonde de leurs richesses.
    Les maliens qui ont fait le choix de vivre des fruits de leurs efforts sont victimes de ceux qui ont fait le choix de la malhonnêteté.
    Le président doit les protéger.C’est son rôle de président de la république.
    Mais il préfère protéger les malhonnêtes.
    La culture de la sanction doit se mettre en place impérativement dans la rigueur et sans distinction.
    C’est la seule solution.
    Autres solutions sont destinées à faire déplacer le problème pour que le président reprenne les mêmes paroles irresponsables l’année prochaine.
    OSER LUTTER ,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  2. Non, non, non que non les responsables de ces dégâts sont connus, il faut cesser de jouer des fourberies comme d’habitude, avec ça comment peut-on construire ce pays? Il faut seulement punir à juste titre et c’est tout et quand un régime n’arrive pas à sanctionner de façon juste et équitable, il mérite de dégager rapidement et laisser la place à d’autres hommes et femmes capables de mener à bien ces sanctions pour mettre au pas les bandits fauteurs de ces bêtises. Tant qu’il n’aurait pas de sanction à l’encontre de ces mauvaises personnes, le Mali ira de crise en crise.

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