Disparition : Le général Baba Diarra s’en est allé

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La triste nouvelle est tombée, hier en début d’après-midi. Alors que la planète foot du pays fêtait la qualification des Aigles pour les barrages de la Coupe du monde, Qatar 2022, le général Boubacar Baba Diarra, ancien président de la Fédération malienne de football (Femafoot) et du Djoliba, a définitivement tiré sa révérence à l’âge de 68 ans.

L’annonce de la mort de celui qui a présidé aux destinées du football national de 2013 à 2017 a provoqué une vive émotion dans le monde du sport national, en général et de celui du football, en particulier. Dès l’annonce de sa mort, les hommages se sont multipliés sur les réseaux sociaux, faisant ainsi passer au second plan la brillante victoire de la sélection nationale face au Rwanda (0-3), synonyme de qualification pour le deuxième et dernier tour du Mondial 2022.

La joie des supporters a donc cédé la place à la tristesse et à l’émotion et nombre de personnes qui écoutaient la retransmission du match Rwanda-Mali sur les antennes de l’ORTM, ont éteint leur radio.Le général Boubacar Baba Diarra fait partie des dirigeants sportifs qui ont consacré une bonne partie de leur vie au sport national. Avant d’être élu en 2013 président de la Femafoot, le défunt général avait, en effet, occupé plusieurs postes au sein de l’instance dirigeante du football national et présidé aux destinées du Djoliba (mars 2012-octobre 2013).

Il a également été membre du directoire du CSK (1996-1998)et de plusieurs autres équipes du pays. Il a aussi été membre du bureau de la Fémafoot (1996-2002) et vice-président de la Fémafoot (2005-2009). Fort de cette expérience, il brigue une première fois la présidence de la Femafoot en 2009, mais échoue face à feu Amadou Kollado Cissé. Quatre ans plus tard (2013), Boubacar Baba Diarra se présente à nouveau et l’emporte face au même adversaire. Dès son élection, le nouveau président de la Femafoot annonce la couleur, en déclarant que son objectif principal est de remporter un trophée continental avant la fin de son mandat.

«Il est inacceptable que le Mali, pays de football, ne puisse pas gagner une coupe d’Afrique des nations», martèle Boubacar Baba Diarra, avant même son départ de Mopti où s’était déroulée l’Assemblée générale élective de la fédération.

Si le général Baba, comme on l’appelait familièrement, n’a pas réussi à remporter la CAN senior, son mandat a été marqué par le premier sacre continental d’une sélection nationale de football, à savoir les Aiglonnets (surnom de la sélection nationale cadette, ndlr), vainqueurs de la CAN de leur catégorie en 2015 au Niger et 2017 au Gabon. Avec cette double consécration, Boubacar Baba Diarra est devenu le premier président de la Femafoot à soulever un titre continental au niveau des sélections nationales.

Malheureusement, après cette consécration, le football malien tombe dans la plus grave crise de son histoire. Lâché par son propre camp, le général Boubacar Baba Diarra est contraint de quitter son poste de président de la Femafoot en 2017 et depuis, l’homme s’est éloigné du monde du football.

Cependant, dans une interview accordée à un journal local en 2019, il avait confié ne pas écarter totalement l’hypothèse de briguer la présidence de la Femafoot. Pas plus tard que la semaine dernière, le Général Baba a reçu la médaille de Commandeur de l’ordre national, en récompense à tout ce que le grand commis de l’état a fait pour la patrie.

Boubacar Baba Diarra laisse derrière lui trois enfants et une veuve inconsolables.

Salut, Général !

Souleymane B. TOUNKARA

Demba COULIBALY

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