AKSA retire 50 mégawatts du réseau EDM, la CIE au strict minimum

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Les coupures électriques intempestives ont encore les beaux jours devant elles, selon toute vraisemblance. Et pour cause, à la crise du carburant vient s’ajouter désormais la carence de générateurs. Il nous revient de bonne source, en effet, qu’un partenaire très important de la production électrique vient de se retirer avec fracas du réseau d’EDM. En intervenant à quelques encablures de la fin du contrat avec EDM, cette rupture ne présage d’aucune intention de rempiler. Le retrait de l’entreprise AKSA entraîne du coup un déficit de 50 mégawatts représentant l’électricité que produisent ses groupes électrogènes depuis la centrale de Sirakoro où ils sont installés. De bonne source, le fournisseur turc d’électricité n’a pu tolérer que ses impayés demeurent en souffrance pendant que les dettes de l’Etat auprès de l’entreprise Albatros auraient récemment été soldées à hauteur de 15 milliards de nos francs. Au demeurant, la même frustration semble avoir motivé l’attitude de la Compagnie ivoirienne d’Electricité et sa décision de réduire sa fourniture jusqu’à concurrence de 10%. Ceci explique aussi sans doute l’épaississement de l’obscurité ces derniers temps dans la capitale avec des coupures qui atteignent le plus souvent 12/24 heures.

Après les avions en carton, les locomotives en chiffon

C’est la plus grande fierté de la ministre des Transports qui est partie en lambeaux, il y a une dizaine de jours, avec l’accident ferroviaire survenu dans les environs de la localité de Mahina. La catastrophe n’a heureusement pas provoqué de pertes en vies humaines, mais les importants dégâts matériels ont emporté dans leur sillage tous les espoirs que les riverains des rails avaient reposés sur la reprise du trafic. Plus de petits commerces, plus de transports à moindre frais des marchandises, plus de voyages frauduleux d’une localité à une autre, plus de spéculation sur la vente des tickets, etc. Et pour cause : laborieusement ressuscitée à grands coups de battage médiatique, la locomotive s’est selon toute vraisemblance couchée pour de bon et les rails avec. En tout cas, malin qui pourrait dire à quand l’énième reprise après cette avarie que les autorités de tutelle ont promis de tirer au clair aux moyens d’enquête judiciaires et techniques. Sauf qu’une telle démarche ne peut être qu’une réponse trop partielle à la montagne d’énigmes qui entourent la rocambolesque affaire des locomotives en chiffon. Les contribuables attendent et ont le droit, en effet, d’être édifiés sur les conditions d’acquisition des locomotives ainsi que sur les énormes investissements consentis pour la réhabilitation du chemin de fer. On parle notamment de plus d’une quinzaine de milliards engloutis dans un projet et la ministre doit des comptes aux Maliens à ce sujet.

Cumul de sursis pour Abdoul Niang

Le célèbre activiste et non moins soutien affiché de la Transition, Abdoul Niang, aura miraculeusement échappé à l’incarcération, à l’issue d’une périlleuse démêlée avec la justice malienne. Après avoir bénéficié d’une poursuite non-détenu dans le dossier d’outrage à magistrat, il en sera davantage épargné par un verdict moins liberticide qu’on pouvait s’y attendre. Il lui a été infligé, en effet, une condamnation de 6 mois d’emprisonnement avec sursis. Seulement voilà : le verdict fait couler beaucoup d’encre et de salive dans certains milieux judiciaires où les interrogations abondent sur le traitement de faveur accordé à l’intéressé et qui jurent, selon les observateurs, avec ses antécédents judiciaires. En effet, la récente affaire est venue se superposer à un précédent dossier dans le cadre duquel une condamnation similaire au sursis avait été prononcée. Ils en déduisent, en tout état de cause, que les d’aucuns accumulent les sursis et les libertés provisoires, d’autres la privation de liberté et la rigueur répressive.

Rassemblées par la Rédaction

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