Ber dément…

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Dans un communiqué, le Mouvement arabe de L’Azawad /Zone Ber dit être surpris d’avoir appris dans quelques journaux «qu’un certain Sidi Mohamed Ould Mohamed inconnu de toutes les instances du MAA et ne représentant aucune de nos communautés, qui par usurpation se présente membre du MAA/Ber en faisant des déclarations mensongères et des actes irresponsables en notre nom, ce que nous démentons catégoriquement. Le Mouvement Arabe de L’Azawad ne peut aucunement être engagé dans quoi que ce soit que par ses responsables reconnus par toutes les parties présentes au processus. Le Mouvement arabe de L’Azawad/ Zone Ber met en garde tous les irresponsables inconscients et escrocs qui se hasardent à faire des déclarations à son nom, et qu’il prendra toutes les mesures appropriées pour mettre fin à des telles provocations. Ber le 29/09/2016. Pour le MAA/Ber Le colonel Houssein Goulam Chef D’état-major». C’est dire que les combattants qui sont dans la zone de Ber n’ont fait pas allégeance au Gatia encore moins à la Plateforme.

L’autre MAA sur le terrain

Le Maa pro-gouvernemental passe en vitesse supérieure. Hasbehi, à quelques kilomètres de Tombouctou dans la région de Taoudeni, la branche politique locale et la branche armée du Mouvement arabe de l’Azawad de la Plate-forme se sont concertées ce jour 29/09/2016 sur la question du traitement de leurs éléments. Ces combattants sur les nerfs, et pour la plupart issu de la tribu Oulad-ich, se sentent peu concernés dans le choix et le traitement des militants. Ils s’en prennent aux responsables de Bamako qui ne songent qu’à leurs propres intérêts, selon le colonel Bakar. Le Maa, à travers un document remis au MOC qui devait être transmis aux autorités maliennes et à la Minusma, égrène une série de doléances. Au nombre de celles-ci, le départ de Moulaye Ahmed Ould Moulaye Regganni (2ème personnalité de la Plate-forme), la libération de deux des leurs, y compris Boubacar Sadeck. Les combattants se plaignent également du mauvais traitement au bénéfice d’une tranche qui vient juste de rejoindre le mouvement et au service d’un seul responsable. Cependant, le mouvement se dit fidèle à la République et au gouvernement, mais attire l’attention des plus hautes autorités sur la question afin d’éviter le pire. Cette concertation s’est tenue autour d’une parade des combattants dans ce grand et vaste désert.

 

 

Moins de monde

L’opposition républicaine était dans la rue ce samedi 1er octobre 2016. Elle réclamait ainsi le retrait de la nouvelle électorale adoptée par l’Assemblée nationale. Cette marche de l’opposition, «ce n’était pas fameux», c’est qu’a déclaré un participant faisant allusion à la mobilisation.  C’est vrai, le 21 mai 2016, il y avait plus de monde que ce samedi 1er octobre 2016. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cela. En  mai, c’était la canicule, les coupures d’eau et d’électricité partout, les attaques contre l’armée malienne et l’insécurité. Le contexte a un peu changé, d’autant que les Bamakois préparent la rentrée scolaire. Les parents d’élèves sont plus soucieux de la quête des fournitures scolaires. À tout cela, il faut ajouter que des milliers de bonne volonté, des militants de partis de la majorité ont marché avec l’opposition, le 21 mai, sans oublier plusieurs organisations de la société civile. Cette fois, l’opposition parle de 100 mille personnes mobilisées ; la police de quelques milliers. Il y avait du monde, mais la mobilisation n’a pas atteint celle du 21 mai 2016, où les Bamakois sont sortis spontanément.

Les saboteurs

Le Conseil national de la jeunesse (Cnj) et l’Association des élèves et étudiants du Mali (Aeem) avaient tous deux fait des communiqués à la veille de la marche de l’opposition pour dire que leurs militantes et militants ont été démarchés par des partis politiques afin de prendre part à la marche du 1er octobre 2016. Les contenus des deux communiqués étaient identiques : mêmes phrases et mêmes remarques. Le président du Cnj a expliqué sur Radio Klédu que certains de ses camarades avaient été démarchés. Mohamed Salia Touré avouait aussi qu’ils reçoivent régulièrement des invitations pour prendre part à des activités de partis politiques. Ce qu’on sait, c’est que le même Cnj a pris part à plusieurs activités de soutien au régime. Mais personne n’avait fait un communiqué pour cela. En tout cas, lors de la marche du samedi 1er octobre 2016, Soumaïla Cissé a déclaré : «Nous n’avons pas démarché le Cnj, encore moins l’Aeem. Le but de l’ORTM était de saboter la marche, afin que vous ne puissiez pas venir». D’après Soumaïla Cissé, les saboteurs ont échoué parce que les jeunes sont sortis massivement pour prendre part à la marche.

Double langage

Le Prvm  Faso Ko n’avait pas participé à la marche du 21 mai 2016. Il avait alors argué : «il y a plus sérieux que le retour d’ATT. Nous ne pouvons pas marcher uniquement pour cela». Cette fois-ci, ils ont participé pleinement à la marche du 1er octobre. Leur président Mamadou Oumar Sidibé était, en chemise rose, en première ligne à droite de Soumaïla Cissé. Et pourtant, le retour d’ATT figurait en bonne place dans les doléances de la marche. Le Prvm est venu en masse, avec banderoles, t-shirts et sachets d’eau pour accompagner les marcheurs et soutenir les marcheurs. En seulement 4 petits mois, le parti a changé de langage. «Son retour (d’ATT) est une obligation, un passage obligé pour aller vers la réconciliation nationale», disait en substance Mamoutou Konaté du secrétariat exécutif du Prvm Faso Ko. On sait que l’autre préoccupation du Prvm Faso Ko et de son président, c’est la nouvelle loi électorale qu’ils ont combattue de toutes leurs forces. Malgré tout, elle a été adoptée. Le  Prvm, sur ce plan, a été l’un des premiers partis à attirer l’attention des autres formations politiques de l’opposition, en leur demandant de prendre les devants, parce que le ministre de l’Administration territoriale était en train de les mener en bateau. L’histoire a donné raison au Prvm parce qu’à la place du travail consensuel effectué, c’est un autre document que le ministre a présenté comme proposition de la classe politique, d’où la colère actuelle de l’opposition.

Coopération redynamisée

Pour une fois, merci à l’ambassadeur Niamkoro Yeah Samaké, grâce à qui les autorités du pays de sa belle famille nous rendent visite. Il vient de redynamiser le partenariat entre l’Inde et le Mali. La visite du premier vice-président de l’Inde est une source de joie, et de motivation pour celui qui n’a pas pu tourner les 20 pages de la démocratie malienne. Il a aussi compris que son parti politique se vide, au lieu de rester à la tête d’une coquille vide, toujours essayant de recoller les morceaux, il a démissionné de la présidence du parti sous prétexte qu’il ne peut pas être ambassadeur et président de parti. Plusieurs chefs de partis ont été ambassadeurs du Mali. Mais la réalité dans cette histoire est ailleurs. En tout cas, merci Yeah, pour le rétablissement des liens entre le Mali et l’Inde. Mais pour ce qui est de vos bobards sur la démocratie : «les partis politiques, c’est pour construire le pays», vous devriez arrêter cela parce que le parti, c’est la conquête et l’exercice du pouvoir. C’est en ce moment qu’il doit construire le pays sur la base de ses projets, programmes et visions.

Folmsbee tancé

L’ambassadeur des USA au Mali a fait sa sortie la plus ratée au Mali, en disant que le Mali doit cesser d’aider le Gatia. Il en a eu pour sa dose, parce que personne ne lui a fait de cadeau lors de la cérémonie de signature d’une subvention que les USA accordent au Mali. La cérémonie a été de courte durée. Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale n’a accordé aucune importance aux propos de soutien de l’ambassadeur Folmsbee. Abdoulaye Diop lui a timidement serré la main, alors que le ministre de la Justice, présent à la cérémonie, n’a même pas salué le diplomate américain. Avant cette cérémonie, nous avons appris que les autres diplomates, surtout les plus impliqués dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix, lui avaient fait savoir que cette sortie solitaire n’était pas de nature à leur faciliter la tâche. Le diplomate américain leur a fait savoir qu’il n’a relayé que ce qui avait été dit à New-York. Mais, à l’unanimité, il lui a été demandé par les autres diplomates, qu’il ne fasse plus une telle sortie, surtout dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix.

L’ode du soir

Yaya Traoré nous parle cette fois-ci de l’Ode du soir, jardin de la plénitude et les choses de l’esprit «Quelque part dans l’Univers est un jardin d’effluves où il ne pleut jamais, mais il n’y manque jamais d’eau. Tout vient y apaiser sa soif, il ne refuse rien mais les humains n’y vont jamais, car, si près d’eux, si en eux, comble de la Plénitude. Qui n’a pas appris à écouter que le Mystère ne vit pas. Tu veux percer les mystères qui servent de piliers au vaste Univers sans avoir la patience de l’écoute quand passent les messagers du Silence ; tu veux mener guerre contre les hordes hostiles à la paix de l’humain sans gagner celle en toi ; tu veux être aimé sans apprendre et mériter de la dignité de l’amour. Nous vivons pour la Vie, nous vivons pour le Cri. Honte à qui ne prête oreille au Cri de l’Humain. Et dire que les écrivains écrivent en vain et crient en vain. L’humain, trop pressé, n’a plus le temps des choses qui parlent à l’Esprit.»

Journée de l’armée de terre

Le 1er octobre de chaque année est célébrée comme la journée de l’armée de terre. À Tombouctou, la journée a été bien célébrée. La célébration de cette journée sera pérennisée, c’est du moins l’intention des plus hautes autorités. C’est dans cette logique que la 5ème région militaire de Tombouctou a procédé à une journée portes-ouvertes. Occasion pour les visiteurs de découvrir les mitrailleuses lourdes, les 12,7, les GRAD-2M et les BM 21. Le colonel André Koné s’est personnellement adressé au public pour saluer le courage et l’abnégation de ses compagnons, ensuite encouragé le partenariat entre les forces alliées. Cette mi-journée portes-ouvertes a été mise à profit par beaucoup d’habitants pour voir certaines armes des FAMA, une manière de prouver qu’ils ont de quoi sécuriser les populations en même temps faire des patrouilles. C’est dans cette même foulée que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et Patron de la Minusma, Mahamar Saleh Annadif, est arrivé à Tombouctou. L’objet de sa mission était de s’enquérir des conditions de travail de la communauté onusienne et échanger avec les acteurs en charge de la sécurité. Le colonel André Koné, commandant de zone de défense N°5, était à ses côtés et a reçu les encouragements du Tchadien. De l’autre côté, le colonel Alhousseini Goulam, chef d’état-major de la Cma, à la tête d’une délégation de leaders de la Coordination des mouvements de l’Azawad, venue de Ber, a aussi eu un entretien avec Annadif.  Il a été question de la sécurité de la région. D’autant que, ces temps-ci, des rumeurs circulent sur d’éventuels boycotts de l’accord. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à respecter les clauses afin de garantir la sécurité des populations.

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