Bouba IBK ou la caution humaine de l’ex-famille présidentielle

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Après le départ de l’ancien président et de ses plus proches serviteurs à l’étranger pour raison de santé, son fils cadet Boubacar Keïta alias «Bouba» est désormais le seul prisonnier de l’ex-famille présidentielle – son frère Karim Keïta ayant fait ses quartiers dans la capitale ivoirienne. Retenu au départ, sa détention est finalement commuée en une résidence surveillée qui continue de lui être cruellement infligée même après l’élargissement du Premier ministre et du président de l’Assemblée nationale. Il nous revient de bonne source, en tout cas, que sa résidence surveillée a peu de choses à envier à une privation totale de liberté tant il est coupé de tout contact extérieur. Pas de visite de proches, pas de promenade occasionnelle, pas d’appels téléphoniques ni d’accès à internet etc. Bref, certains proches de l’intéressé craignent même par ailleurs des répercussions psychiques de d’un isolement qui n’auraient probablement pas été moins pesants que s’il était officiellement détenu. Bouba Kéïta n’est pas une exception exclusive car il partage apparemment le même sort que l’ex-secrétaire générale de la présidence, Kamissa CAMARA. Sa résidence surveillée se singularise toutefois pas des conditions assez rigides pour faire jaser une certaine opinion qui a de la peine à admettre que le fils soit maltraité de la sorte après le père a été autorisé à sortir du pays. De là à assimiler Bouba Keîta en une caution vivante de la famille, il n’y a qu’un pas très facile à franchir.

Le Mali peu solvable

Le coup d’Etat est sans doute encore passé par là. Pendant que le pays peinait déjà à mobiliser suffisamment d’épargnes extérieures – pour cause de situation sécuritaire peu rassurante-, voilà que sont venues se greffer les incertitudes induites à l’instabilité institutionnelle. De source bien introduite, en effet, la méfiance des marchés sous-régionaux et internationaux se traduit de plus en plus par une chute drastique des titres maliens. Il s’agit notamment des titres obligataires. Ils deviennent de plus en plus très encombrants et la plupart des détenteurs, selon les mêmes sources, tentent de s’en débarrasser à tout prix. Conséquences : une surabondance sur le marché qui ravale les valeurs à leurs plus simples expressions voire à des niveaux historiques jamais atteints. Ce n’est en définitive pas sur les emprunts obligataires que les autorités de Transition pourront compter pour lever les fonds nécessaires à l’accomplissement des défis et missions qu’elles se sont assigné. Surtout quand on sait que le Mali figurait déjà en queue du peloton des pays qui recourent à ce créneau, du temps encore des autorités régulières.

La Rédaction

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5 COMMENTAIRES

  1. C’est comme ça la vie, ceux qui font moins de mal sont les plus punis malheureusement par la faute des plus mauvais et les plus méchants, ainsi va la vie. C’est dommage pour cette Kamissa CAMARA qui était pourtant très brillante et ses expériences avec Hilary Clinton lors de l’élection Présidentielle de novembre 2016 ont été d’une véritable réussite pour cette jeune femme très talentueuse. Quant à Bouba, il mérite parfaitement cette situation car c’est lui et son mauvais frère Karim qui ont fait couler le régime d’IBK avec des actes ignobles et des comportements indignes, malheureusement ce pauvre IBK et sa femme irrationnelle se sont assis en regardant leurs progénitures détruire ce pays en profondeur sans agir, sans lever le petit doigt, c’est dommage.
    Les enfants du couple présidentiel étaient de véritables diables personnifiés, des Satan sans foi et et ni loi, ils ont accéléré le départ de leur père sans autorité et sans responsabilité, IBK était une fripouille.

  2. Je suis d’avis que Kamissa pourrait bénéficier d’un élargissement comme l’ancien PM. Même si elle a cherché le plus facile. Sinon, il fallait qu’elle dénonce certaines pratiques. Quant à Bouba, les autorités doivent le garder et le traduire en justice. C’est aussi valable pour son frère et sa maman, ainsi Moussa DIAWARA. Un mandat d’arrêt international doit être émis à leur encontre.

  3. Il n’y a aucune raison valable de garder Madame kamissa Camara en résidence surveillée dès lors que les principaux responsables sont relâchés.
    Il me semble que cette Dame est aussi une Américaine.
    Les autorités Américaines peuvent très mal prendre la détention arbitraire d’une de leur ressortissant.
    Il y a une limite à la bêtise qu’il faut se garder de franchir.
    Cette dame est venue au Mali pour apporter son expertise. Elle n’a pas eu la chance de tomber sur la bonne personne et le bon moment.
    De plus, elle se retrouve victime d’une situation qu’elle n’a pas voulu.
    Liberez-la et foutez-lui la paix.
    Allez chercher votre IBK qui vous a fait une promesse bidon.

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