Insécurité grandissante : Psychose d’attentat à Bamako !

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Des djihadites projetteraient des attaques contre des mosquées à Bamako ; Peur et panique sur la capitale !Cette chancellerie occidentale (dont nous taisons volontairement le nom) aurait fait part à ses ressortissants de l’existence de menaces réelles d’attentat à Bamako. De bouche à oreille, l’information s’est vite propagée comme une trainée de poudre dans la ville de Bamako. Certaines radios de la place ont participé à l’aggravation de la rumeur. Ce qui aurait poussé les autorités nationales et celles du District à prendre des mesures de sécurité draconiennes. Patrouille improvisée, contrôle de routine dans certains carrefours, sécurisation des lieux de culte,  arrestations de probables complices et autres descentes musclées des forces de sécurité. Des faits qui ont largement contribué, eux aussi, à la psychose générale. Ces dispositions sécuritaires ont été prises pour parer à toute éventualité. Un cordon policier a tout de suite encadré la ville, particulièrement les mosquées de vendredi et d’autres endroits stratégiques. Des interpellations ont été opérées dans un certain tohu-bohu avec son cortège de fouilles corporelles et de contrôle d’identité. Des services, ayant en majorité un personnel étranger, ont tout simplement stoppé le travail et offert une journée libre à leurs travailleurs.

Dans les radios qui diffusaient l’alerte, les populations sont priées d’éviter de se rendre dans les mosquées qui drainent habituellement du monde. Et pour cause : une attaque terroriste pourrait cibler ces endroits. Partout à Bamako, les gens en parlent. Dans les «grins», les rues, les services et les familles, la psychose s’est installée. L’alerte à un attentat imminent se trouve sur toutes les lèvres.

«Si c’est le cas, est ce que je ne vais pas renoncer aujourd’hui à aller à la mosquée», s’interroge un fidèle qui venait d’avoir l’information. Au même moment, un autre message de la même teneur circulait sur les téléphones portables. «Menace d’attaque sur la ville jusqu’à lundi. Chers amis, soyez très vigilants à partir de ce soir (ndlr, vendredi 10 juillet) et éviter les endroits de masse. De ce fait, un dispositif sécuritaire d’envergure sera déployé à travers la ville. Faites passer l’info», indique-t-on dans le message qui a circulé à Bamako et environs.  Il n’en fallait pas plus pour que les amateurs de folles rumeurs se mettent en scène. En quelques minutes, parents, amis et connaissances se sont transféré le message d’alerte attentat.

Les autorités nationales et du District ont pris très au sérieux la menace terroriste. Car elles ont encore à l’esprit la meurtrière attaque survenue, au mois de mars dernier, au restaurant La Terrasse sur la Rue Princesse (Hippodrome).

Après le nord, le sud du pays, est visiblement depuis quelque temps inscrit dans le plan d’attaque des djihadistes. Lesquels se sont déjà signalé dans les localités de Nara (Koulikoro) et de Fakola (Sikasso) où les terroristes ont laissé des victimes.

On comprend alors la psychose qui gagne actuellement les Bamakois, suite à ces messages d’alerte attentat terroriste à l’intérieur de la capitale.

Face à la gravité de la situation, populations et forces de sécurité doivent travailler main dans la main. Car le contraire peut constituer un véritable danger pour le pays, déjà affaibli par la présence de groupes djihadistes dans sa partie septentrionale. Si les cellules dormantes de ces terroristes sont protégées par des individus sans foi, prêts à tout pour se faire les poches, les populations de Bamako et environs courent un véritable danger.

Le ministre de la sécurité intérieure et son homologue de la Défense sont interpellés afin d’éviter à notre pays les drames connus ailleurs, suite à des attaques terroristes. Les forces de sécurité doivent maintenir la pression dans la discrétion afin d’anéantir toutes actions terroristes.

Oumar Diamoye

Idrissa Maïga

 

 

 

 

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