Le groupe des neuf et IBK : Soutien ou coquille vide

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Les alliances et soutien sont légion en cette veille d’élection générale. Des partis (neuf formations politiques), courant semaine dernière ont rejoint le RPM Rassemblement Pour le Mali d’Ibrahim Boubacar Keita, candidat pour la troisième fois consécutive.

Le soutien de ces partis à un des favoris du jeu s’explique par le fait que ne sachant à quel saint se vouer, car la plupart d’entre eux ne vivent que de noms ou simplement à travers la seule personnalité  de leurs dirigeants. Sinon comment expliquer qu’un parti se dérobant de sa mission première qu’est la conquête du pouvoir et se rallier à un adversaire potentiel puisse élargir sa base ? Ce soutien qu’on veille le dire ou non, montre la volonté des acteurs de se chercher coûte que coûte une échelle pour équilibrer leurs pédales. Certes, ils sont neuf, mais pas un qui a une force mobilisatrice au pire à peine certains peuvent faire le plein d’une salle. Les rencontres statutaires de nombre de ces partis se sont limitées à une seule rencontre avec la presse. Aucune base réelle, mal implanté, pas de conseillers communaux, ni de parlementaires, peut être quelques strapontins aux niveaux des directions nationales. Quelle portée politique pour el candidat IBK ?

Aujourd’hui, ces partis jurent tous par le saint de Sébénikoro, pour des raisons certes propre à eux. Cependant qu’en est-il du vieux lui-même ? Deux fois candidats malheureux aux échéances présidentielles, député à sa deuxième mandature. La prochaine candidature semble être pour lui la dernière. Car ramollit par un long parcours  et surtout par l’âge ainsi que les trahisons internes.

Si le « Kankélentigi » doit compter sur quelqu’un, qu’il compte d’abord sur sa propre force, au-delà sur l’unique voix de ceux qui jurent le porter à Koulouba. Et d’ailleurs l’expérience a montré au Mali que les alliances sont de courte durée ou se terminent en queue de poisson. Car, elles se nouent et se dénouent au gré des intérêts.

Benjamin SANGALA  

 

 Le CNID  FYT et la présidentielle de 2012

Me Mountaga Tall pour la quatrième fois consécutive

Il était le plus jeune candidat aux premières échéances électorales libres et ouvertes au  Mali. C’était en 1992. Cette année, Me tall venait d’avoir 36 ans, un an de plus que l’âge requit. Après trois échecs, il sera à nouveau de la course pour la quatrième fois l’année prochaine. Cette fois-ci sans être le plus jeune ma    is pour se faire valoir.

Le président du CNID Faso Yiriwa-Ton bat le record des candidatures aux échéances présidentielles. De 1992 à 2012 en passant par celles de 1997 à 2002, l’homme a été toujours présent. Animateur de  l’Opposition à la majorité présidentielle (ADP avec ATT), Me Tall est passé par toutes ces étapes. Les élections de 2012 est le scrutin le plus ouvert, car il a la particularité que le candidat sortant épuise son deuxième quinquennat et surtout que il n’est d’aucun bord politique et en sera pas candidat. Le CNID comme les autres partis ont contribué à son élection. Tout d’abord en s’abstenant et formant un front commun pour l’actuel locateur de koulouba, le CNID a participer à renforcer la gestion consensuelle du pouvoir amenée par le nouveau locataire de Koulouba depuis 2002.

A 58 ans, l’heure de la victoire a sonnée

A 58 ans, l’enfant de Ségou comme les siens pensent que l’heure de la victoire a sonné d’où le slogan en Bambara : « waati sera ». Après 20 ans de marche démocratique et de sa création, le parti CNID a connu ses jours de gloire malgré quelques embuches qui ont émaillé son chemin. Cependant les problèmes internes de 1994 et 2010 qui ont quelques parts secoués le parti dans sa stabilité avec des départs qu’on connait. « Ces élections de 2012 ne seront une formalité pour personne », disait-il. Tant celles-ci sont riches en couleur, tant pour la première autant de mentor se retrouvent candidats. Le jeu sera ardu quand tous jurent de l’emporter. Me Tall aura à faire à des adversaires de taille tels que Pr Dioncounda Traoré de l’Adema (véritable bête politique),  Soumaila Cisse de l’URD, Ibrahim Boubacar Keita du RPM et autres Modibo Sidibé, Jeamille Bittar, Boucadry Traoré pour ne citer que ceux-ci.

 

 Le 5ème congrès du parti tenu le 28 mai dernier a été l’occasion pour les cnidiens de sortir la grosse artillerie aux yeux du monde. La révision des textes et le renouvellement des instances ont été effectuées. Les militants de l’intérieur  comme ceux de l’extérieur sont retournés chez eux bien requinqués en voyant de près les réalités. A ce jour la manne ouvrière est au four et au moulin pour l’investiture du candidat Tall.  Le 10 décembre prochain les partisans du soleil levant auront déjà entamé une étape importante de la course à la présidentielle en désignant l’enfant de la cité des Balanzans candidat à la succession d’ATT en 2012.

Benjamin SANGALA      


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