L’imam Mara

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Polémiques sur l’expulsion des migrants maliens
Moussa Mara

Il ne lui restait que ça : l’ancien Premier ministre Moussa Mara, non président du parti Yelema, a pris la place d’un imam dans une mosquée. Oui, Moussa Mara a eu le culot d’organiser une conférence-débat dans une mosquée. Il tenait son podium à la place où s’arrête l’imam pour diriger la prière. On se demande quelle mouche a bien pu piquer ce jeune politicien. Qu’est-ce qui lui arrive, n’a-t-il pas eu quelque chose qu’aucun jeune de son âge n’a eu au Mali ? Ou bien Mara n’a pas digéré son départ de la primature, ou bien il a oublié qu’il a eu le poste de Premier ministre sans remuer ciel et terre, qu’il a fallu la confiance d’une seule personne pour qu’il soit le chef de l’exécutif malien.  Aujourd’hui, Moussa Mara est dans toutes les «sauces»… Il est avec jeunes, femmes, religieux, athées, voleurs, brigands… Souvent, c’est lui-même qui finance certaines activités. En qualité d’ancien Premier ministre, de président du parti Yelema, ou au nom de machin CER. Moussa Mara doit expliquer aux Maliens ce qu’il veut. Veut-il devenir président de la République, maire de Bamako, ou gouverneur ? Ce qui est sûr : il est déjà imam. Moussa Mara ne devrait plus être un assoiffé du pouvoir. Quand même !

Un chargé de Com de nom

Le ministre Housseyni Amion Guido a l’habitude de dire à certaines personnes que les difficultés qu’il a au niveau de son département viennent généralement des membres de son parti, qui sont avec lui. Il a raison. Le comportement de son chargé de mission en est une meilleure illustration. Cette dame est toujours entre Paris et Bamako. Bénéficiant des avantages de son poste, elle ignore tout de la presse et du monde de la communication. C’est ainsi que le ministère des Sports vient d’arrêter ses contrats d’abonnement aux journaux privés. Informés, nous avons cherché à comprendre ce qui ne tournait pas rond. Notre investigation nous a permis de savoir que ce n’est pas une décision du ministre, mais celle de la Directrice des finances et du matériel qui soupçonne des livraisons parallèles. C’est juste pour avoir une idée nette de la situation, en l’absence de la chargée de Com, qui vadrouille en France. Elle devrait normalement reprendre le travail hier lundi 11 janvier 2016.

L’accord bloqué

Le temps de la clarification doit sonner pour ce qui est de la bonne application de l’accord pour la paix au Mali. 8 mois après sa signature, rien ne semble bouger. Pour les rebelles de la CMA, sans la mise en place des organes transitoires dans les régions du nord, ils ne participeront plus à une réunion du CSA. Le gouvernement s’engage finalement à prendre en charge pendant trois mois les groupes armés jusqu’au cantonnement. Ce que des proches de la rébellion nous ont expliqué. Ils exigent aussi la viabilisation des 12 sites de cantonnement qu’ils ont proposés à la Minusma. Selon Almou Ag Mohamed, c’est la Minusma qui traîne les pieds dans le cadre du cantonnement. «Nous n’allons pas nous cantonner avant les autres. Il faut que tout le monde commence au même moment afin que ça soit des vrais cantonnements. Nous n’allons pas faire cantonner nos hommes alors que les autres sont dans la nature».

La CMA et ses experts

Depuis sa signature de l’accord pour la paix au Mali, la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) et ses experts sont installés à Bamako. Autrefois, ils se rencontraient à Nouakchott, puis Ouagadougou, Tunis et Rabat. C’est maintenant Bamako leur fief. Ces experts sont en train de rédiger au nom de la Cma le décret des régions de Kidal et Taoudenit, en vue de la mise en place prochaine des organes de transition dans les localités du nord du Mali. La Cma, selon nos sources, semble laisser Ménaka à la bonne volonté de la Plateforme, et la prochaine région de Ber aux Arabes du MAA. Cela fait plus de 3 ans que ces experts travaillent pour le MNLA, ensuite la CMA. Les  Suisses sont les plus nombreux, puis les Belges et les Français. Ils se battent comme des beaux diables afin que les vœux des rebelles soient une réalité au Mali. Selon une indiscrétion, ils ont seulement mis en berne l’idée d’indépendance.

Rassemblés par la Redaction

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