Amazone de la semaine : Mme Maïmouna Coulibaly Sidibé

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Détentrice d’un DUT en Finance Comptabilité, Mme Coulibaly Maïmouna Sidibé est la promotrice et gérante de la société privée de production et de distribution de semences améliorées nommées FASO KABASARL. Cette société FASO KABASARLest la plus importante compagnie semencière privée du Mali citée comme référence dans la sous-région, et la plus grande entreprise féminine des semences en Afrique de l’Ouest. La société FASO KABASARL produit et vend plus de 1500 tonnes de semences de qualité d’origine végétale telles que l’arachide, le haricot, le maïs, le mil, le riz, le sorgho et les semences maraîchères. Son réseau de distribution compte au moins 200 producteurs contractuels et plus de 150 revendeurs au niveau des villages, en plus des deux points de vente de Bamako.

Mme Coulibaly Maïmouna Sidibé emploie plus de 15 travailleurs permanents et 20 temporaires dont 60% sont des femmes. Elle est aussi la première femme africaine à obtenir le trophée de « meilleures entreprises » en 2010, remis par l’ancien Secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Annan. En juin 2013, elle a représenté le Mali à la rencontre entre le Président américain Barack Obama et des chefs d’entreprises d’Afrique à Dakar, Sénégal. À travers son courage et son dévouement dans le travail, notre Amazonea beaucoup contribué à l’amélioration de l’accessibilité aux nouvelles technologies agricoles au Mali. Depuis des années, elle fournit un appui-conseil sur les bonnes pratiques agricoles aux producteurs afin de leur permettre d’assurer la sécurité alimentaire et de subvenir aux besoins de leur famille.

FASO KABASARLest le pivot qui relie les chercheurs des cultures à des organismes de recherche commel’Institut d’Économie Rurale (IER), l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT), l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA) et le Centre International pour l’Amélioration du Maïs et du Blé (CIMMYT) qui produisent de nouvelles variétés hybrides aux femmes / hommes agriculteurs et des organisations agricoles au Mali qui ont besoin de nouvelles variétés de semences produites en quantité suffisante afin d’assurer leur sécurité alimentaire et de se sortir de la pauvreté.

L’exemple de FASO KABASARL démontre comment une femme intervenant dans le secteur privé peut relier le secteur public et privé pour fournir une entrée nécessaire dans le développement du Mali. La société a démarré lorsque Mme Coulibaly avait remarqué que les agriculteurs du Mali, qui tentaient d’augmenter leur rendement, avaient nécessairement besoin de semences de meilleure qualité pour atteindre leurs objectifs.

La plupart des producteurs de denrées alimentaires et ses clients potentiels sont des pauvres, des petits agriculteurs, qui produisent plusieurs cultures vivrières de base (par exemple. Le maïs, le sorgho, le riz, le mil, le niébé, l’arachide et de légumes). Ses stratégies commerciales consistent à vendre des semences utilisées principalement par la plupart des agriculteurs, à des prix abordables. FASO KABASARLest également en train de développer un réseau de producteurs sous contrat, en sélectionnant les femmes les plus engagées pour la production de semences.

Les agriculteurs au Mali ne sont généralement pas habitués à acheter leurs semences. C’est ainsi que Mme Coulibaly a développé une stratégie à long terme du développement du marché qui profitera à la fois à son entreprise FASO KABASARL et les agriculteurs pauvres que sont ses clients. Une entreprise à haut risque, nécessitant une approche à «long terme» et la connaissance du monde rural du Mali et les départements de recherche agricole expérimentés.

Mme Coulibaly a développé l’expertise et la vision pour la création du FASO KABASARLpendant qu’elle travaillait pour une entreprise de semences hybrides (GarstSeedCompany) durant deux ans à Iowa aux États-Unis. C’est là où elle a pris goût au partenariat public-privé et a développé l’expertise en participant activement à l’ensemble des efforts de production de semences, y compris l’écimage nécessaire à la production hybride.

Les endroits lui ont permis de recevoir la formation qui fait d’elle l’une des rares personnes au Mali, et peut-être le seul dans le secteur privé, qui a une expérience de première main avec la production de semences de maïs hybride. En plus de la formation sur l’entrepreneuriat qu’elle a reçu à Garst, elle a suivi des formations en gestion financière lui permettant de travailler pendant 15 ans pour des organisations qui travaillent dans le domaine de l’agrobusiness et elle a aussi suivi des cours relatifs à l’entreprise de semences.

La stratégie d’entreprise de Mme Coulibaly prend également en compte le fait que la bonne semence soit composée d’excellente qualité physique et une excellente qualité génétique. Ces qualités sont aussi promues vigoureusement par FASO KABASARL, grâce à un programme champ de démonstration. FASO KABASARLsouhaite être à l’avant-garde de distribuer les meilleurs produits issus de la recherche. Ainsi, Mme Coulibaly entretient une relation étroite de travail avec l’IER (Institut national de recherches du Mali) et d’autres organismes de recherche régionaux et internationaux (IITA, ICRISAT et CIMMYT) au sujet de leur travail dans le développement de nouvelles variétés. À titre d’exemple, lorsque l’ICRISAT et l’IER ont développé et récemment publié le premier hybride de sorgho au Mali, FASO KABASARLa agi rapidement et a élaboré des plans pour commercialiser ce nouveau produit le plus tôt possible.

Mme Coulibaly a développé un modèle d’affaires centré sur le client. Son entreprise, FASO KABASARL a réussi lorsque ses détaillants de semences ont prospéré d’eux-mêmes pour devenir des entrepreneurs. Ses clients agriculteurs ont aussi réussi à devenir des modèles positifs de fermiers.

Mme Coulibaly est l’une des femmes entrepreneures considérées comme des investisseurs dans le développement de l’agriculture pour assurer la sécurité alimentaire dans son pays.Le succès du FASO KABASARL encourage d’autres entrepreneurs, en particulier les femmes, à regarder de plus près le secteur des semences et de l’investissement dans le développement du secteur privé de leur pays. La création de plusieurs sociétés de semences est un lien nécessaire du secteur privé entre le monde de la recherche (IER et ICRISAT) et les agriculteurs du Mali en particulier et d’Afrique de l’Ouest en général. FASO KABASARLet MmeMaimouna Coulibaly Sidibéincarnent un modèle d’entreprise et unephilosophieréussis qui puissent profiter à d’autres femmes entrepreneures du Mali et de la sous-région.

HaouaOuane

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