À la Une: toujours pas de gouvernement au Mali

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Les militaires au pouvoir et le mouvement de contestation M5-RFP n’arrivent pas à se mettre d’accord au Mali. Après quelques péripéties, les deux parties se sont rencontrées samedi soir. Mais pour l’instant, aucun accord n’est en vue. « Après la longue crise socio-politique et institutionnelle qui a fini par emporter, le 18 août dernier, le régime incompétent et corrompu du président IBK, voici venir une crise de la transition, s’exclame le quotidien L’IndépendantElle découle de ce que le CNSP a renié sa promesse faite dans sa proclamation du 19 août de “mettre en place une transition civile”. Dans l’Acte fondamental qu’il a fait insérer dans le Journal officiel du 24 août, son président, le colonel Assimi Goïta, est présenté à la fois comme président de la transition et chef de l’État. Ce revirement inattendu a été perçu par le M5-RFP, véritable artisan de la mise à bas du système, comme une tentative de lui voler sa victoire acquise au prix du sang de ses 23 martyrs, les militaires n’ayant fait que parachever son œuvre.”»

Du coup, poursuit L’Indépendant, « l’imam Mahmoud Dicko et ses amis affirment ne pas vouloir donner carte blanche au CNSP pour faire ce qu’il veut. Ça n’est pas encore une déclaration de guerre mais ça y ressemble. Or, relève encore le quotidien malien, dans l’état de fragilisation extrême où il se trouve, le Mali survivrait difficilement à une nouvelle confrontation de rue entre une partie de la population et l’armée. »

Pour Malikilé, autre quotidien malien, « il n’y a plus aucun doute sur la volonté du CNSP de s’emparer totalement du pouvoir au Mali ».

Les militaires trop méfiants à l’égard des civils ?

« Le CNSP a commis trois erreurs », estime dans Jeune Afrique, Bréma Ely Dicko, professeur de sociologie à l’université de Bamako.”D’abord, les militaires ont discuté seuls avec la Cédéao, sans acteurs civils. Ensuite, ils ont établi l’acte fondamental unilatéralement en s’arrogeant le pouvoir. Enfin, ajoute-t-il, ils ont décidé d’organiser de façon unilatérale la rencontre de samedi avec les forces politiques. Cela ressemblait à une convocation”. Pour un diplomate africain, poursuit Jeune Afrique, l’attitude de la junte traduit la méfiance des militaires envers les hommes politiques. “Le CNSP a expliqué être là pour réformer le pays, et certains de ses membres ne veulent pas avoir à composer avec des hommes politiques qui ont occupé des fonctions dans de précédents gouvernements”, explique-t-il sous couvert de l’anonymat. »

Et Jeune Afrique de s’interroger : « La rencontre de samedi a-t-elle réussi à réconcilier le M5-RFP et le CNSP ? En tout cas, le contact est renoué ».

Pour sa part, « la Cédéao exige une transition civile pour un délai de 12 mois », rapporte le site d’information Maliweb. « Les chefs d’État ouest-africains demandent au CNSP d’engager une “transition civile immédiatement” en consultation avec la Cour constitutionnelle, les partis politiques et les organisations de la société civile et tous les autres acteurs engagés. Et cette transition civile doit donc être dirigée par une personnalité civile. »

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2 COMMENTAIRES

  1. ” … Elle découle de ce que le CNSP a renié sa promesse faite dans sa proclamation du 19 août de “mettre en place une transition civile”. Dans l’Acte fondamental qu’il a fait insérer dans le Journal officiel du 24 août, son président, le colonel Assimi Goïta, est présenté à la fois comme président de la transition et chef de l’État. Ce revirement inattendu a été perçu par le M5-RFP, véritable artisan de la mise à bas du système, comme une tentative de lui voler sa victoire acquise au prix du sang de ses 23 martyrs, les militaires n’ayant fait que parachever son œuvre.”»… ” … ///…

    :
    Le CNSP devrait avancer main dans la main avec le M5-RFP. L’un ne doit pas se croire plus méritant que l’autre.
    Les manifs contre le Régime du Président IBK ont commencé dès le lendemain de ” sa Réélection “.

    Les marches, les meetings et autres Sit-in se sont succédés pendant deux longues années.

    Certes avec des moments de trêves et de compromis.

    Les litiges à la suite des dernières législatives, avec plus de trente Députés mal-élus…, qui, diront certains ont été plus nommés qu’élus, a été la goute d’eau qui a fait déborder le vase.
    Et le pire est arrivé avec les morts de Jeunes manifestants. Il parait que le Président n’était pas au courant… ?
    Tout cela pouvait pourtant durer jusqu’en 2023. IBK ne démissionnait pas.

    Il a fallu ce coup de main plus qu’un Coup d’ETAT des Militaires.

    Donc, M5-RFP et le CNSP même combat…

    Il n’est pas juste non plus que les Militaires fassent le sale boulot. Et une fois le sale boulot terminé… On leur dit ” … maintenant…, on n’a plus besoin de vous…, rendrez dans vos Casernes… ” Contentez-vous d’aller faire ce qu’on vous a appris à faire. C’est à dire la guerre et la sécurisation du pays. C’est pas correct… !
    Et de dire, pour la Gestion du pays…, laissez ça à nous autres Civils, c’est notre domaine de compétence.
    Sauf que si les Civils étaient si compétents que ça nous n’en serions pas là.

    Ils sont aussi Citoyens de ce pays au même titre que les Civils.

    Il y a bien sûr des Civils très compétents, mais ils n’ont tous accès à la gestion des Affaires du pays, à cause du copinage entre Politiciens, à cause de la corruption et là les plus forts c’est les sans scrupules…
    Il n’y a pas de partage de gâteau, comme disent certains. Mais il est question de permettre à chacun d’apporter sa pierre à la construction de l’Edifice MALI.
    On vient apporter quelque chose à la construction da la Patrie, on vient pas s’en servir pour un enrichissement personnel.

    Non aux discriminations.
    Non aux Communautarismes.
    Non aux inégalités liées aux origines sociales des Citoyens

    Non au racisme.
    Non à l’ostracisme.

    Vivement le Mali pour nous tous.

  2. ” … Elle découle de ce que le CNSP a renié sa promesse faite dans sa proclamation du 19 août de “mettre en place une transition civile”. Dans l’Acte fondamental qu’il a fait insérer dans le Journal officiel du 24 août, son président, le colonel Assimi Goïta, est présenté à la fois comme président de la transition et chef de l’État. Ce revirement inattendu a été perçu par le M5-RFP, véritable artisan de la mise à bas du système, comme une tentative de lui voler sa victoire acquise au prix du sang de ses 23 martyrs, les militaires n’ayant fait que parachever son œuvre.”»… ” … ///…

    :
    Le CNSP devrait avancer main dans la main avec le M5-RFP. L’un ne doit pas se croire plus méritant que l’autre.
    Les manifs contre le Régime du Président IBK ont commencé dès le lendemain de ” sa Réélection “.

    Les marches, les meetings et autres Sit-in se sont succédés pendant longues années.

    Certes avec des moments de trêves et de compromis.

    Les litiges à la suite des dernières législatives, avec plus de trente Députés mal-élus…, qui, diront certains ont été plus nommés qu’élus, a fait déborder le vase.
    Et le pire est arrivé avec les morts de Jeunes manifestants. Il parait que le Président n’était pas au courant… ?
    Tout cela pouvait pourtant durer jusqu’en 2023. IBK ne démissionnait pas.

    Il a fallu ce coup de main plus qu’un Coup d’ETAT des Militaires.

    Donc, M5-RFP et le CNSP même combat…

    Il n’est pas juste non plus que les Militaires fassent le sale boulot. Et une fois le sale boulot terminé… On leur dit ” … maintenant…, on n’a plus besoin de vous…, rendrez dans vos Casernes… ” Contentez-vous d’aller faire ce qu’on vous a appris à faire. C’est à dire la guerre et la sécurisation du pays. C’est pas correct… !
    Et de dire, pour la Gestion du pays…, laissez ça à nous autres Civils, c’est notre domaine de compétence.
    Sauf que si les Civils étaient si compétents que ça nous n’en serions pas là.

    Ils sont aussi Citoyens de ce pays au même titre que les Civils.

    Il y a bien sûr des Civils très compétents, mais ils n’ont tous accès à la gestion des Affaires du pays, à cause du copinage entre Politiciens, à cause de la corruption et là les plus forts c’est les sans scrupules…
    Il n’y a pas de partage de gâteau, comme disent certains. Mais il est question de permettre à chacun d’apporter sa pierre à la construction de l’Edifice MALI.
    On vient apporter quelque chose à la construction da la Patrie, on vient pas s’en servir pour un enrichissement personnel.

    Non aux discriminations.
    Non aux Communautarismes.
    Non aux inégalités liées aux origines sociales des Citoyens

    Non au racisme.
    Non à l’ostracisme.

    Vivement le Mali pour nous tous.

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