Bouteflika chassé par la rue en Algérie : A qui le tour en Afrique ?

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Aucun régime  ne peut résister à un peuple décidé à prendre son destin en mains, a-t-on coutume d’entendre. Le vaillant peuple algérien vient de confirmer ce vieil adage en  chassant Bouteflika du pouvoir, après vingt ans de règne sans partage. Après six semaines de contestation il est arrivé à bout d’une des dictatures les plus vieilles sur le continent africain. D’autres s’inspireront-ils de ce bel exemple algérien pour sévir leurs dirigeants ?

C’est en début de soirée du mardi 2 avril 2019 que la nouvelle de la démission du Président algérien est tombée. Accueillie par une liesse populaire, cette victoire est l’œuvre du peuple algérien, qui a cru en sa capacité et qui s’est battu des semaines durant pour  obtenir enfin   le départ historique de celui qui est resté président pendant 20 ans.

Pour rappel, l’inexorable marche du peuple a connu un tournant décisif quand l’armée a décidé de se désolidariser de Bouteflika et rallier le camp populaire. Elle a même demandé la démission du Président afin qu’une transition pacifique puisse être organisée. Indéniablement, cette prise de position de l’armée a été  le tournant décisif dans la chute du Rais. Malgré ce ralliement à la cause du Peuple  et le rôle éminemment important joué par l’armée pour précipiter  le  départ de Bouteflika, le peuple algérien ne semble pas être prêt à ménager son armée qu’il traite de complice et d’être un des artisans de la pérennisation du régime dictatorial de Bouteflika, d’où cette tension avec elle.  Bouteflika  est parti par la pression de la rue, il reste maintenant à gérer la période transitoire qui permettra non seulement de toiletter les textes fondamentaux du pays, mais aussi et surtout organiser des élections transparentes.

Le peuple algérien a gagné une bataille, il lui reste la guerre qui sera difficile mais pas impossible à gagner.

A qui le prochain tour en Afrique ? Serait-on tenté de se poser comme question. Trois chefs d’Etat sont dans le viseur de leurs peuples, il s’agit du Guinéen Alpha Condé, de l’ivoirien Alassane Dramane Ouattara et du gabonais Ali Bongo Odimba. Il est prêté aux deux premiers d’avoir des velléités  pour briguer un troisième mandat, contre la volonté de leurs peuples. Tandis que le Peuple gabonais s’interroge aujourd’hui sur la capacité d’Ali Bongo  à exercer la fonction présidentielle.

En somme, les peuples africains sont désormais  vent débout. Composé à plus de 70 % de jeunes, qui aspirent à un mieux-être, Ils ont désormais décidé de prendre leur destin en mains. Impatients souvent, ils écourteront s’il le faut les mandats des plus indélicats et les plus incompétents dirigeants. Vivement, le prochain tour pour une Afrique débarrassée des Dinosaures.

Youssouf Sissoko  

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3 COMMENTAIRES

  1. Ce cas d’obstination gratuite est une preuve que le POUVOIR n’est pas une fonction, mais une maladie mentale…un délire. Sion comment peut on aussi perdre sa vision au point de refuser de sortir par la grande porte alors même qu’il n y avait plus d’autre option. Comment peut-on plutôt choisir d’être forcé de sortir par le trou de rat?

  2. Ibkalamité doit être le prochain n’allez pas loin, sinon les maliens n’ont rien compris au problème de leur pays! Cet ivrogne ne vaut rien et a mis le Mali sous terre si lui dit l’avoir trouvé par terre!
    Tous les problèmes du Mali sont les affres de décisions politiques mal inspirées et de dirigeants mal élus, corrompus, à la solde de la communauté internationale! Aucune décision souveraine du Mali ne se décide aujourd’hui sous son ciel, à quoi sert dès lors ce président? Ne me dites pas surtout pas que Soumi fera l’affaire, il est pire que ibkalamité car ils sont tous francs-maçons y compris Mara.
    Il nous faut un président nationaliste, malheureusement le taux d’analphabétisme ne permet pas à tous les maliens de faire un discernement au moment des élections, ils prennent des billets et des T-short votent oui regrettent une semaine après leur choix! Ce n’est pas pour rien que ces dirigeants ne veulent pas que l’école fonctionne correctement car ce serait la fin de leur business!
    Vivement un Tatam Ly, Zou, et autres nationalistes et dignes fils du Mali qui disent non au système et le quitte pour le prouver.

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