Dr. Choguel Kokala Maïga l’a déclaré lors de sa présentation de vœux de nouvel an : “La reconquête de l’indépendance nationale, de la sécurité, du mieux-être…sont les exigences de notre peuple”

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Dr Choguel Kokala Maïga, président du Mouvement patriotique pour le Renouveau (MPR)
Dr Choguel Kokala Maïga, président du Mouvement patriotique pour le Renouveau (MPR)

A l’occasion de la nouvelle année 2019, le président du Mouvement patriotique pour le renouveau (Mpr), Dr Choguel Kokala Maïga, a présenté ses vœux de nouvel An à l’ensemble de la population malienne.

A l’entame de ses propos, il dira que les sept dernières années ont été, pour notre peuple, des années très difficiles. Ce, à la suite d’une agression menée par des mercenaires étrangers appuyés par des narcotrafiquants et des terroristes où l’Etat malien s’est effondré et le territoire national s’est trouvé amputé de plus des 2/3 de sa superficie. Selon lui, avec l’appui de ses alliés, notre pays a réussi à restaurer sa souveraineté sur l’ensemble du pays. Ainsi, l’équilibre créé était fragile et demandait à être consolidé à la suite de l’élection présidentielle de juillet-août 2013. Malheureusement, déplore-t-il, cela n’a pas été fait.

A le croire, à la suite d’un acte plus téméraire que réfléchi, notre pays s’est cassé en trois avec le Nord soumis au joug de groupes armés, le Centre ravagé par des actes de terrorisme et de conflits intercommunautaires, le Sud où le gouvernement se limite à l’expédition des affaires courantes. “Le peuple malien a fondé son espoir sur la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. Il ne donnait pas entière satisfaction, comme, du reste, tout document issu d’âpres négociations. Mais une mise en œuvre intelligente de ses dispositions nous aurait permis de sortir de la crise”, a laissé entendre le président du parti.

A ses dires, en lieu et place d’une mûre réflexion prenant en compte les intérêts supérieurs de la Patrie, différents actes ont été posés, se concrétisant chacun par un renforcement des rebelles au détriment de l’unité de notre peuple et de l’intégrité de son  territoire. Ainsi, dit-il, au terme d’une année fort éprouvante, au seuil de la nouvelle année, nous en sommes réduits à constater que les espoirs d’une réelle sortie de crise s’amenuisent de jour en jour.

Des conflits intercommunautaires évoluant vers une guerre civile

Il ajoutera que ce qu’il est donné à notre peuple de vivre actuellement, c’est une série de crises, notamment la crise sécuritaire avec la recrudescence du terrorisme et des conflits intercommunautaires évoluant vers une guerre civile, la crise politique née de la contestation des résultats de l’élection présidentielle, la crise économique et financière avec des dettes intérieure et extérieure d’un montant total avoisinant les 3 000 milliards de nos francs, la crise sociale avec la récurrence des grèves dont, en particulier, fait inédit dans nos annales, la grève de la faim des cheminots protestant contre un retard de dix mois de salaires non versés, ainsi que la crise morale et culturelle avec la tentative d’introduire, en catimini, l’enseignement de l’homosexualité dans nos programmes scolaires pour nous conformer au vœu des Puissances d’argent. “Nous sommes tombés bien bas, comme a eu à le reconnaître le premier magistrat de la République, si bas que nous en sommes arrivés à hypothéquer ce qui nous reste de souveraineté avec la signature d’un Pacte pour la paix. Ce nouveau pacte, en son alinéa 7, tel un diktat imposé à un pays sous tutelle, dispose : En cas de divergence, dans la mise en œuvre de l’Accord, les décisions et les arbitrages de la médiation internationale auront un caractère exécutoire… “, s’est-il indigné.

Et de poursuivre que, du coup, la médiation internationale se donne les coudées franches pour réorganiser le Mali à sa guise, que cela soit ou non dans l’intérêt du peuple malien. Pire, dit-il, avec le découpage administratif prévu et dont personne ne veut parce que n’ayant fait l’objet d’aucun débat consensuel, c’est la partition de fait du Mali qui est programmé.

Négation de la crise politique en réponse aux exigences

De la lecture du président du Mpr, assurément, plus d’un foyer est à éteindre. Mais au lieu de s’y employer, les autorités ont opté pour la fuite en avant. Sinon, selon lui, les exigences de notre peuple sont connues, à savoir la reconquête de l’indépendance nationale, de l’unité et de la souveraineté, de la sécurité et du mieux-être. En réponse, c’est la négation de la crise politique, la répression aveugle de la contestation, l’arrogance envers ceux qui résistent, des promesses mirobolantes nous renvoyant à des réalisations prévues jusqu’en 2030 quand, en 2019, deux Maliens sur trois vivent avec moins de 500 Fcfa par jour. En réponse, le gouvernement s’est assigné, comme programme, une politique aux antipodes des préoccupations de notre peuple.

“Plus que jamais, l’option doit être celle de la résistance car, avec l’éloignement de toute perspective de paix véritable, c’est l’existence du Mali qui se trouve compromise. Plus que jamais, la recherche d’un consensus autour des grandes préoccupations de la Nation est à promouvoir car, plus que jamais, il nous incombe de sortir de la crise et recréer les conditions d’un véritable sursaut national”, a-t-il proposé.

                          Boubacar PAÏTAO

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