Oumar Ibrahim Touré : « Choguel Maïga a exprimé le ressenti des Maliens à la tribune des Nations-Unies»

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Profitant du lancement officiel de la nouvelle Alliance Citoyenne pour la République et la Démocratie (ACRD) qu’il préside désormais, l’ancien ministre, Oumar Ibrahim Touré, a apporté son soutien à l’action des autorités de la transition en déclarant que «  le Premier  ministre a exprimé le ressenti des Maliens  à la tribune des Nations-Unies », et a dénoncé en même temps « le ton paternaliste et condescendant  des autorités françaises envers le Mali».

La détérioration des relations diplomatiques de l’axe Bamako-Paris continue à faire réagir au sein de la classe politique malienne. Pendant que l’ambassadeur de France à Bamako, Joël Noel, était convoqué hier mardi par le Ministère des affaires étrangères, où le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a déploré les propos « inamicaux et désobligeants » tenus par le Président Macron,  le président de la nouvelle plateforme politique ACRD était face à la presse pour dénoncer le ton « paternaliste et désobligeants » des autorités Françaises.

Oumar Ibrahim Touré a exprimé le soutien de l’ACRD à la détermination des autorités de la transition en félicitant du coup le  premier ministre  pour sa brillante intervention à la tribune de  l’ONU. «  Choguel n’a fait qu’exprimer  le  ressenti des Maliens », a-t-il dit. Et de poursuivre que  la réaction du premier ministre  a fait mouche, c’est pourquoi le ministre des armées, des affaires étrangères et le président Français ont réagi. « Ce sont des réactions malvenues, un ton  paternaliste et condescendant que nous dénonçons. Si on n’a pas d’arguments on tombe dans les menaces, les injures. C’est Macron qui a dit que la France va retirer Barkhane au Mali le 24 mai 2021. C’est dans les médias que nous avons tous appris. Si vous êtes partenaires, on ne doit pas prendre une telle décision  de façon unilatérale », a déclaré cet ancien ministre en soutien au gouvernement de la transition  par rapport à la crise diplomatique qui l’oppose à l’exécutif français.

Toujours selon le conférencier, le Mali en tant que pays souverain a raison de prendre ses responsabilité et est libre de signer des accords avec n’importe partenaire  dans le cadre de la  sécurité des Maliens. « La sécurité du Mali est une responsabilité des gouvernants »,  a-t-il tranché, ajoutant que  «  nos relations avec la France  doivent être empreintes de courtoisie et sans condescendance ». Et de clore ce chapitre en rappelant qu’à la partie française que le  peuple Malien  n’est pas un peuple ingrat. « Tout le monde a vu comment les maliens ont salué l’action de l’armée française lorsqu’elle a stoppé en 2013 l’avancée des groupes djihadistes vers le sud »,  rappelle Oumar Ibrahim Touré.

 Soutien aux Assises Nationales de  la Refondation

Contrairement à la majorité des partis politiques proches de l’ex-régime déchu,  l’Alliance Citoyenne pour la République et la Démocratie portée sur les fonts baptismaux hier  a déclaré son amour pour la gestion actuelle du pays.  Elle évoque comme motif la  situation particulièrement difficile que doit, selon elle,  amener  tous les Maliens à se  retrouver. « Depuis l’installation de la transition, nous voyons une volonté ferme à aller vers  le  renouveau. C’est pourquoi nous avons  créé cette alliance pour rassembler les Maliens pour soutenir ce renouveau », relève le président de l’ACRD.  Lequel  poursuit sur cette lancée en évoquant  « un esprit patriotique »  qu’il aurait pris en décidant de répondre à l’appel du Gouvernement de la Transition pour apporter sa contribution aux chantiers majeurs, notamment les Assises Nationales de la Refondation et  la mise en place de l’Organe Unique de Gestion des Elections  pour  afin réussir des  élections crédibles, dans un climat plus stable.

Les cinq partis politiques et   plus de 200 mouvements politiques et associations  qui composent   cette alliance semblent favorables à une  prorogation de la transition.  En effet, ils soutiennent qu’il faut le temps  nécessaire au gouvernement  de mieux faire les réformes avant d’aller aux élections. « Si jamais on va aux élections avec les anciens dispositifs c’est pour ouvrir la voie à des nouvelles contestations  postélectorales  et à un autre coup d’Etat »,  prévient Oumar Ibrahim Touré. C’est pourquoi, dit- il, il faut aller aux assises nationales de la Refondations  pour décider de la voie à suivre pour le reste de la transition.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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4 COMMENTAIRES

  1. OIT a dit la vérité c’est bien le message du peuple du Mali que le PM Choguel a transmis aux UN. Pour ce qui est de son passé par rapport au fond mondial, OIT lui au moins il n’a jamais fuit le procès; il a été jugé. Hélas… ceux qui ont fuit clandestinement pensent qu’ils ont échappé a la JUSTICE mais je vous jure de Dieu ce ne sera pas le cas… même s”ils auront a être jugés par contumace et payer pour leur crime.

  2. Oui en effet, OIT a vole les milliards du fonds mondial destines a la lutte contre les maladies redoubtables.
    OIT pense que les Maliens ont deja oublie cette affaire.Non que non.

  3. Rebel, le ridicule ne tue plus dans ce pays. Il n’y a pas que le fonds mondial que ce mec a bouffé. Demandez-lui pourquoi ce qui s’est passé entre lui et la Francophonie. Pour le protéger, ATT l’a nommé ministre, si je ne m’abuse.

  4. OIT, toi aussi ? Non ! Quelqu’un qui a bouffé les milliards du Fonds mondial destiné à soigner les pauvres ne doit plus parler au nom des Maliens. C’est une question de dignité.

    Pensées rebelles.

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