Sa Majesté Amadou II, Roi de Koulouba : Deux sans trois

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« Un homme, c’est sa parole », disent les sages africains. Un homme qui n’a pas de parole, n’est pas un homme. Et un homme qui ne respecte pas sa parole, n’est pas un homme.

 

Sa Majesté Amadou Toumani Touré a donné sa parole : il quittera le Palais présidentiel en 2012. Comme prévu par la constitution. Tout le reste, comme dirait un chanteur y-voit- rien,  n’est que oba oba.

 

Dans l’interview qu’il a accordée au journal « Les Afriques », le Chef de l’Etat apporte un démenti formel au sujet des intentions qu’on lui prêt sur la prolongation de son mandat. Du moins, si on le croit sur parole. « Je ne sais pas comment ils vont prolonger mon mandat. Je ne sais pas ce que cela veut dire de prolonger mon mandat… Je pense que ce sont des artifices. Ce sont des choses qui ne veulent, absolument, rien dire… Pour moi, mon mandat finit le 08 juin et je ne rentre pas dans quoi que ce soit… Je suis d’avis que le mandat finit le 08 juin et qu’il faut partir le 08 juin », a-t-il déclaré.

 

Depuis quelques mois, le débat sur une éventuelle prolongation du mandat présidentiel, fait rage. La rumeur a, longtemps, couru les rues de la cité des trois caïmans. S’il est permis de croire que cette rumeur est alimentée par le camp présidentiel, comme un ballon-sonde, tout porte à croire que son mandat, ATT, n’adhère pas à ce projet.

 

En coupant court aux rumeurs, Amadou II veut respecter sa parole donnée.

 

En effet, ce n’est pas la première fois qu’il tente de rassurer sur ses intentions de quitter le pouvoir en 2012. A l’occasion de la célébration du 08 juin, anniversaire de son investiture à la magistrature suprême de notre pays, il avait confié aux journalistes qu’il ne comptait pas rester au pouvoir au terme de son second et dernier mandat. Malgré cette assurance, la rumeur a persisté. « Je vois dans cette agitation, un peu de manque de confiance » déplore-t-il.

 

Jamais deux sans trois ? Oui, certes. Mais Amadou II ne succédera pas à Amadou III. Parole d’Amadou II.

 

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 La Rédaction

 

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