Sondage d’opinion sur la participation électorale au Mali du CMDID : Plus de 90% des Maliens prêtent à accomplir leur devoir citoyen !

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Le Centre Malien pour le Dialogue Inter-partis et la Démocratie (CMDID) a présenté les résultats de son sondage d’opinion sur les partis politiques et l’élection présidentielle, mercredi à la Maison de la presse. L’évènement était présidé par le PCA du CMDID, Younoussa Touré avec à ses côtés le directeur exécutif du CMDID, Dr Moumouni Soumano ainsi que le directeur du bureau d’études de l’Info-Stat, Bakary Doumbia.

Réalisé à moins d’un mois, soit du 6 au 24 avril, ce sondage aura permis au Centre Malien pour le Dialogue Inter-partis et la Démocratie d’établir que plus de 90% des maliens souhaitent voter lors à la présidentielle du 29 juillet prochain.

En effet, à travers ce sondage le CMDID visait à identifier les facteurs susceptibles d’influencer la participation des électeurs, à évaluer les opinions et les attitudes des électeurs vis-à-vis des candidats des partis et du militantisme politique. De même que contribuer à la mobilisation des électeurs pour la présidentielle de 2018 à travers la fourniture d’informations.

Dans sa présentation du rapport, Bakary Doumbia dira que le sondage a concerné un échantillon de 2 197 personnes âgées de 18 ans ou plus dans le district de Bamako et de toutes les régions du Mali, à l’exception de Kidal et auprès des Maliens de l’étranger.

Selon lui, au-cours de ce sondage plus de 90% des enquêtés ont déclaré avoir l’intention de voter lors de la présidentielle de 2018. « Ce taux est très optimiste, quand on sait que depuis 1992, le Mali n’a guère connu 50% de taux de participation à une élection présidentielle » a-t-il déclaré.                                                                            Parlant des attentes des électeurs et les perspectives de mobilisation, il dira que                                                      90% des sondés ont exprimé comme préoccupations, la satisfaction des besoins alimentaires, d’autant plus que 80% ont demandé le retour de la paix et de la sécurité dans le pays. A ceux-ci, il ajoutera que la volonté de 85% des sondés consiste à accéder à l’eau potable et que 81% des sondés réclament des soins de qualité à améliorer.

Dans un tout autre chapitre, il dira que les précisions obtenues sur les intentions de vote donnent une idée des forces et des faiblesses des partis ou candidats par région.

Débutant par le parti au pouvoir, il dira que les meilleures intentions de vote en faveur du RPM sont observées respectivement dans les régions de Ségou (49%) et Kayes (37%). Par contre, précise-t-il, le district de Bamako (19%) et la région de Tombouctou (19%) sont les moins favorables au RPM.                                                                                                                                                         Après le RPM, il soutiendra que l’URD a sensiblement plus la faveur des électeurs des régions de Tombouctou (49%) et Gao (42%). Les intentions les moins favorables à l’URD, dit-il, sont observées dans les régions de Sikasso (8%) et Ségou (11%).

Après avoir souligné que les partis Yelema et le RPDM et Yelema tireront leur épingle du jeu auprès de l’électorat de Bamako avec des taux respectifs de 26% et 18%, il soutiendra que ces résultats devraient constituer une source d’inspiration pour orienter les stratégies de campagne.

Selon lui, les rares sondés qui ont déclaré n’avoir pas l’intention de voter en 2018 ont essentiellement avancé des raisons de manque de carte Nina, le sentiment que le résultat du vote ne va rien changer dans le pays et que leur vote ne va pas changer le résultat du scrutin.

Soutenant qu’il faudra une grande sensibilisation des électeurs pour atteindre un taux de participation considérable à l’élection présidentielle du 29 juillet prochain, M. Doumbia a aussi exhorté les candidats à développer un programme qui correspond mieux aux aspirations des populations.

A noter que la région de Kidal n’a pas été couverte pour des raisons d’insécurité.   Pour les mêmes raisons de sécurité, le sondage a été limité à la capitale régionale de Gao, et aux localités de Goundam, Niafunké et  Tonka dans la région de Tombouctou.

Par Maïmouna Sidibé

 

 

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