Aide à la presse : Les faitières interpellent l’Etat

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Cette information a été donnée lors d’une conférence de presse organisée par l’ensemble des organisations professionnelles  des médias hier mercredi, 29 septembre 2021 sous le thème ”Les médias maliens, orphelins du Covid-19 et de la transition ». C’était  en présence de Bandjougou Danté, président de la Maison de la presse, le président du Groupement patronal de la presse, Chahana Takiou ainsi que des responsables d’autres faîtières de la presse au Mali.

Dans son mot de bienvenue le président de la Maison de la presse,  Bandjougou Danté, a fait savoir que la Maison de la presse est la maison de la démocratie. Il a invité l’ensemble de la presse malienne à aider la transition en cours.

Pour le premier vice-président de l’ASSEP, l’aide publique d’un montant de 300 millions de FCFA provenant du budget national, est de nos jours introuvable. Depuis trois ans, ajoute-t-il, aucune aide n’a été octroyée par les autorités publiques, malgré les démarches entreprises par les organisations faitières dont la Maison de la presse, l’ASSEP et l’URTEL.

‘’Ce manque à gagner expose nos entreprises de média à plusieurs types de dangers dont les difficultés financières monstres pour faire face aux charges fixes, aux frais d’impression, garantir les salaires et sauver les emplois des journalistes et du personnel de soutien’’, ajoute M. Kanté, vice-président de l’ASSEP.

Par rapport à l’aide à la presse, le président du Groupement patronal a tout d’abord rendu un vibrant hommage à Alpha Oumar Konaré, qui, est souffrant aujourd’hui.

C’est sous Alpha Oumar que l’aide à la presse a été instaurée à hauteur de 200 millions de FCFA a expliqué M. Takiou. ”Le Mali a commencé avant plusieurs pays de la sous-région, mais aujourd’hui force est de reconnaitre que beaucoup de pays sont en avance sur le Mali par rapport à l’aide à la presse. L’État malien ne respecte pas ses engagements. Nos journalistes ne sont pas payés. Même s’ils sont payés c’est avec des sommes minable. Cela est dû d’une manière ou d’une autre au non payement de l’aide que le gouvernement doit à la presse”, explique le président du Groupement patronal de la presse.

Si hier M. Takiou était pour la pénalisation des délits de presse, aujourd’hui, il plaide pour sa dépénalisation. ”On ne peut pas enfermer un journaliste parce qu’il a dit son opinion sur un sujet”. Il a par ailleurs invité Choguel et Moutaga Tall de traduire en acte leur combat dans le passé.

La presse est un pilier de la démocratie a-t-il fait remarquer. Grâce à la presse la démocratie est debout aujourd’hui, a ajouté le président du Groupement patronal de la presse.

Quant au président de l’APEL Mali, Modibo Fofana, il a estimé que la connexion leur outil de travail est très cher au Mali. « Par an on peut dépenser plus de 750.000 francs et souvent pour une très mauvaise qualité de connexion » a-t-il déploré.

Bréhima DIALLO

 

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