Rencontre entre le ministre de la Communication Yaya Sangaré et les hommes de médias : La communication en période électorale au cœur des échanges

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Dans le cadre des préparatifs des échéances électorales du 29 mars prochain, le ministère de la Communication, pour mieux imprégner les hommes de médias sur la couverture médiatique des législatives 2020, a initié une rencontre d’échanges avec des journalistes-régulateurs.

La rencontre a été présidée par le ministre de la Communication, Yaya Sangaré, qui avait ses côtés le président du Comité national de l’égal accès aux médias d’Etat, Abdoulaye Sidibé, du vice-président de la Haute autorité de la communication (HAC), Gaoussou Drabo, a enregistré la présence du président de l’Assep, Bassidiki Touré, du directeur de l’ORTM, Salif Sanogo, du représentant de la Maison de la presse, Alexis Kalambry, et d’autres patrons de la presse malienne.

À l’entame de son propos, le ministre Yaya Sangaré a rappelé l’obligation de la tenue de ces élections législatives. Car, indique-t-il, elles sont non seulement l’une des 4 résolutions majeures du DNI, mais également elles sont nécessaires pour la consolidation de la démocratie et la stabilité du pays. Pour ce faire, il a sollicité l’indulgence des journalistes à jouer pleinement leur rôle pour que le scrutin soit crédible, apaisé et transparent. Avant d’inviter les hommes de médias à fournir de vraies informations, celles qui sont vérifiées et vérifiables.

Parlant de la propagation du COVID-19, à travers le monde, par précaution, il a invité les acteurs politiques au bon sens tout en leur demandant de respecter les 10 mesures de prévention lors des regroupements.

Quant au vice-président de la HAC, Gaoussou Drabo, il dira qu’en période électorale, les premiers instruments pour satisfaire le droit à l’information sont les médias. Et de poursuivre que si les journalistes font leur travail de manière professionnelle en ladite phase, ceci, selon lui, permettra d’amoindrir le fléau des rumeurs.

La HAC a pour mission, indique M. Drabo, d’inciter les médias à travailler conformément aux normes journalistiques. Et de s’attaquer aux journalistes qui font des revues de presse. Lesquels, selon lui, troublent souvent les élections dans notre pays. À cet effet, il a invité les journalistes évoluant dans ce domaine à éviter le sensationnel au risque de voir suspendre leur émission.

Pour sa part, M. Sidibé soutiendra que, durant la campagne, toutes les listes auront au départ leur temps qui est de 2 minutes sur les chaînes nationales, pour présenter leur programme ou projet de société. À ses dires, tout retard est d’office forclos. Car, précise-t-il, « nous n’accepterons pas des excuses si un candidat vient en retard. Pour éviter d’éventuels prétextes, nous serions un huissier qui veillera sur les cas de retard ».

Selon lui, ils ont été toujours interpellés pour dire que lors des campagnes, les chaînes d’Etat sont accaparées par le pouvoir en place. Pour le président Abdoulaye Sidibé, cela ne relève pas de leurs compétences. « Devant cette situation, nous sommes très limités puisque la loi ne définit pas la limite de la précampagne » a-t-il ajouté. Avant de conclure que ceci est une insuffisance de la loi et qu’ils espèrent que l’Etat trouvera une solution à cela dans les jours à venir.

Lamine BAGAYOGO

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