5 avril 2019 : Quelle marche pour quel résultat ?

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Suite à l’appel de marche de Mahamoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique du Mali, les maliens sont sortis massivement pour répondre au dit appel. L’objectif de cette marche était de dénoncer la situation dans laquelle vit le Mali : insécurité, mauvaise gestion du pays, conflit intercommunautaire et autres.

Disons que les maliens sont sortis massivement pour répondre à l’appel afin de dénoncer les déboires que vivent notre pays. En plus de la crise sécuritaire, l’école va mal. Cela fait des mois que les enfants maliens n’apprennent pas. Après la grande prière du vendredi 05 avril, les marcheurs se sont retrouvés sur la place de l’indépendance. Les quatre voies d’accès au monument de l’indépendance étaient prises d’assaut par les manifestants. D’autres veulent la démission du premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga. Certains manifestants avouent que le président IBK doit partir. Peut-on lire sur des pancartes : «  Boua ka ta ». Le départ d’IBK sera-t-il la solution à la crise que nous vivons ? Une crise sécuritaire multiforme avec des partenaires aux intentions sombres.

Des lieux ont été pris pour cibles par des manifestants à savoir, le domicile Boubeye, l’assemblée nationale, le palais de Koulouba, etc. Visiblement les manifestants semblaient être décidés pour des casses, heureusement il n’y a pas eu d’extrême violence à cause de la compréhension des uns et des autres et aussi de l’effort des forces de l’ordre.

Depuis que la crise sécuritaire s’est aggravée après le coup de force qui a fait partir ATT, les maliens marchent et marchent : marche contre la France et la MINUSMA, marche contre la mauvaise gestion du pays, marche pour l’éducation et j’en passe. En réalité, les marches ne semblent pas apporter des résultats à hauteur de souhait car les maliens se plaignent toujours et toujours. La crise sécuritaire n’est-elle pas plus forte que les autorités maliennes qui agissent sous la tutelle de la France ? Le peuple malien sait bel et bien que les occidentaux ne sont pas là pour leurs beaux yeux. Mais que faire d’autant plus nous avons saboté nos capacités de nous prendre en charge avec la corruption, la distribution des postes de responsabilité à des copains ou copines incapables qui ne pensent qu’aux billets de banque, à des personnes fabriquées par l’occident pour venir saboter notre citoyenneté. Les maliens doivent lire l’histoire du Mali pour comprendre un peu les dérapages que nous vivons. Il fallait s’attendre à un avenir du Mali où le peuple se laisse manipuler par des politiciens sans dignité pour faire partir de bonnes personnes, ce peuple doit s’attendre à vivre le calvaire. Avec l’école qui n’est pas ce qu’elle doit être, il faut s’attendre à des dérapages dans le futur si rien n’est fait pour arrêter les dégâts.

Pour cette marche, les objectifs doivent être clairs : soit le départ de Boubeye, d’IBK, des forces étrangères ou un changement positif de gestion de la part du pouvoir en place. Il faut dire qu’outre les ingérences étrangères, nous maliens sommes pour beaucoup dans la déstabilisation du pays. Le départ d’IBK ne sera pas la solution. La crise du nord et du centre est plus qu’IBK seul.

On continuera à souffrir si on continue de prendre la vie à la légère.

Bonne marche !

Yacouba Dao

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05 avril 2019 : Quels maliens pour quelle marche ?

Il s’appelle le Mali, un pays situé en Afrique de l’ouest avec une superficie de plus d’un million de km2.  . Sur cette terre vivent des peuples, des groupes ethniques, des races. Ce pays a cessé d’être physiquement colonisé en 1960 et dont le premier président fut Modibo Keita.

Ce président et ses pairs ambitionnaient de redonner à la population malienne sa dignité qui avait été bafouée par l’homme du nord d’où d’aucuns appellent les occidentaux. Cette dite ambition a été écourtée en 1968. Dès lors, le malien a commencé à avoir plusieurs qualificatifs, regrettant ainsi son passé à chaque occasion qui se présente.

Peut-il faire une marche objective ?

L’homme se définit tout d’abord par des valeurs morales. Le malien d’aujourd’hui, c’est lui, c’est elle qui a accepté le mensonge et en a fait un passage obligé par avoir le bonheur. Le malien d’aujourd’hui ment à son fils, à sa fille, à ses collègues, à son chef, aux membres de  sa famille, à ses amis. Avec un ton qui est au-dessus de tous, il pense qu’il est le détenteur de la vérité. Il est une référence.

Peut-il faire une marche objective ?

Il est ce chef de famille dont sa responsabilité se limite à la satisfaction des biens matériels de sa femme et de ses enfants. Il est celui qui a arrondi le cercle de l’humanité à sa femme et ses enfants après avoir fait l’école du blanc. Quand il fait l’école du blanc et trouve un travail, il se retire de la société. Les tares de la société dont il est en mesure de combattre sont laissés à bras le corps. Il bouge quand on touche à son salaire. Sa vie se résume à : gagner de l’argent pour satisfaire les besoins matériels, et parfois sans spiritualité.

Peut-il faire une marche objective ?

Il est cette autorité, ce représentant du peuple, celui qu’on appelle leader qui pense plus à l’argent, aux belles maisons et aux belles voitures, aux belles femmes au lieu de penser aux soucis de son peuple. Il aime mentir, tromper, acheter les consciences de ceux qui le font confiance. Il les trahi sans état d’âme.

Peut-il faire une marche objective ?

Ce sont eux qui se sont organisés pour piller le Mali avec des moyens sophistiqués. Les caisses de l’état ne sont pas épargnées. Ils adoptent des lois qui les arrangent mais qui ne profitent pas à ce monsieur qui ne mange pas à sa faim, qui n’arrive pas à prendre sa famille en charge, mais eux courent après les filles des gens. Le malien d’aujourd’hui est celui qui n’hésite pas à tromper le peuple et qui se trouve dans une même mosquée pour prier avec ce même peuple. Quand il décaisse les fonds alloués aux impôts et taxes, il garde dans sa poche les 80% et les 20% sont pour la caisse de l’état. Il n’a pas pitié.

Peut-il faire une marche objective ?

Ce sont ces gens qui se sont transformés en discoureurs pour soutirer de l’argent à ceux et celles qui aiment se faire voir, qui aiment que l’on chante leurs éloges sans accomplir aucun acte de bravoure. Ces discoureurs vendent la malédiction et le bonheur.

Peut-il faire une marche objective ?

C’est cet homme, cette femme qui parle du mal des autres. Il est heureux quand un malheur frappe quelqu’un et il est malheureux quand un bonheur frappe à la porte de son semblable. C’est dans cela qu’il vit. Il va vous aimer si vous insulter les autres, continuez ,vous serez une star. Les conseils pour son bonheur l’endorment. Il est éveillé quand on parle du mal des autres.

Peut-il vraiment marcher pour chasser la France ?

La réponse vous appartient !

Yacouba Dao

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