Amara Diawara président de l'alliance pour la préservation du dialogue et du développement (APDD MALI) : "Si l'Etat ne régule les réseaux sociaux, ils vont causer des dommages sans précédent à notre pays"

03 Mars 2018 - 00:43
Mis à jour: 9 ans
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Amara Diawara président de l'alliance pour la préservation du dialogue et du développement (APDD MALI) : "Si l'Etat ne régule les réseaux sociaux, ils vont causer des dommages sans précédent à notre pays"
Amara Diawara président de l'alliance pour la préservation du dialogue et du développement (APDD MALI) : "Si l'Etat ne régule les réseaux sociaux, ils vont causer des dommages sans précédent à notre pays"
Dans un entretien à bâtons rompus, le président de l'Alliance pour la préservation du dialogue et du développement (Apdd Mali)  Amara Diawara, conseiller communal dans le cercle de Nioro du Sahel, s'est prononcé sur les actes de viols de jeunes filles se retrouvant sur les réseaux sociaux, sur le comportement des " soi-disant chroniqueurs  distillant des contre-vérités et les montages vidéo dénigrant de paisibles citoyens ". Selon lui, il urge pour les autorités compétentes de prendre des mesures idoines pour réguler l'utilisation de ces nouvelles technologies de l'information et de la communication. Violer des jeunes filles et mettre ces vidéos ignobles sur Facebook est une humiliation pour la nation malienne connue pour un comportement exemplaire. Cela me touche à plusieurs niveaux, en tant que père, élu et juriste de  formation. Mais cette situation incombe à nous, les parents, car l'éducation familiale est dégradée, nombre de chefs de familles ont démissionné de leur rôle". C'est par ce constat amer que M. Diawara a dénoncé le viol d'une jeune famille commis dans un quartier de Bamako et publié sur Facebook, suscitant indignation et réprobation. Selon le président de l'Apdd-Mali, une association politique, en plus de la démission des parents, les écoles au lieu de servir de lieu d'encadrement des jeunes comme c'était  jadis le cas, ont été transformées en des lieux de business, surtout  avec la prolifération des écoles privées. "L'école est aujourd'hui un business. Un enfant peut insulter son professeur dans le privé sans qu'il ne soit inquiété car le promoteur ne voit que son argent" a regretté le président de Apdd. Entretenir le peuple dans l'ignorance A ces facteurs s'ajoutent, selon lui, les réseaux sociaux, lesquels constituent de son point de vue un véritable problème pour la nation malienne. "Le Mali est très  vite entré dans cette course-là. Il fallait avoir une éducation préalable aux réseaux sociaux car ces plateformes renvoient directement à la liberté de communication, tandis que  notre constitution du 25 février 1992 stipule que  ta liberté commence là ou s'arrête celle des autres. Ce qui n'est pas le cas avec les utilisateurs de ces réseaux sociaux ici chez nous. Avec cette plateforme n'importe qui peut se faire passer pour un journaliste ou un chroniqueur et passe son temps à dénigrer des gens, à distiller de fausses informations, à porter atteinte à l'honneur de paisibles citoyens, souvent à la sécurité même du pays, sans être inquiété. Toute chose  qui constitue, pour moi,  une bombe à retardement" a fait savoir M. Diawara. A le croire, si les autorités, plus précisément le ministre de la Communication et de l'Economie numérique, ne prend pas  vite des mesures pour réguler l'utilisation des réseaux sociaux, certains de ces utilisateurs pourraient causer des dommages sans précédent à notre pays. "C'est pourquoi j'interpelle le ministre de l'Economie numérique de faire tout dans ce sens de la régulation pour que nous puissions préserver le peu qui nous reste dans le domaine de l'éducation et la préservation de nos valeur sociétales" a-t-il ajouté. Diawara a révélé qu'il fait partie des premiers maliens à avoir un email dans les années 1997. "A cette époque, il n'y avait que deux Cybercafés à Bamako,  un à l'Hippodrome non loin de l'étage de Djinnè et le second vers la place Omvs" se souvient-il. Avant de poursuivre qu'avec l'arrivée de Facebook, il s'est aussi inscrit sur cette plateforme avant de se désengager : "Car cette plateforme porte atteinte à l'intimité des gens, les informations balancées à tort et à travers ne sont  pas assorties d'un aspect contradictoire. Il n'y a pas de droit de réponse. Et certains de ces utilisateurs,  qui n'ont rien dans la tête,  sont en train d'entretenir le peuple dans l'ignorance" a fait savoir M. Diawara. Il a ensuite fait une proposition aux autorités : "Celui qui veut être chroniqueur, qu'il apporte ses papiers et soit enregistré avec ce titre. Idem pour les journalistes….Et que des sanctions soient prises à l'encontre de toutes dérives sur ces plateformes". Diawara a saisi cette occasion pour apporter son soutien à un de ses anciens maîtres, le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle qui fut, selon lui, victime de ces nouvelles technologies. "Le ministre Ben Kattra a eu à m'enseigner à l'école de Djélibougou. La seule chose qu'on peut lui reprocher, c'est sa rigueur et son intégrité et ce, depuis les années 97, 98, 99 jusqu'à nos jours. Depuis que je l'ai connu, il s'est fait distinguer par ce comportement exemplaire, non seulement à l'endroit de tous ces élèves, mais aussi de ses collègues " a conclu le président de l'Alliance pour la préservation du dialogue et du développement (Apdd Mali). Kassoum THERA

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Commentaires (14)

User
Plume
Plume 8 ans
Il faut bien laisser les gens s'exprimer, c'est un peu comme une soupape de sécurité. Sinon ils se défouleront dans la vie réelle et là c'est plus risqué!*
MANINKA
MANINKA 9 ans
En ce qui concerne le ministre BEN KATTRA, Diawara a mentit. Ben Kattra a toujours dragué ses élèves à l'école de Djélibougou dans les années 1997, 1998, 1999. Je connais une des élèves avec laquelle le ministre Ben Kattra a entretenu des rapports sexuels. Meme aujourd’hui cela peut être vérifier .
Nfp
Nfp 9 ans
Quand un gouvernement quel qu'il soit commence à "coffrer" des journalistes en l'absence de toutes procédures légales ÉLÉMENTAIRES, c'est qu'il commence à sérieusement VASCILLER. Quand un gouvernement quel qu'il soit en est réduit à envoyer des PINTADES sur le net pour tenter de faire croire qu'il a des supporters, c'est qu'il est AUX ABOIS. Mais quand un gouvernement quel qu'il soit commence à craindre les réseaux sociaux et la libre parole, c'est qu'il est carrément FINI! Certes, nous le savions déjà. Mais merci à monsieur Diawara de nous l'avoir ici CONFIRMÉ !?????????????? Houbien ?
WASSAMBAH
WASSAMBAH 9 ans
Il faudra tout réguler et pas seulement les réseaux sociaux . Nous sommes arrivés à un point où il est absolument indispensable de faire quelque chose . Le Mali actuellement est au bord de l'anarchie . Pour tout réguler il faudra d'abord se donner le moyen . Nous savons que l'Etat n'a ni la volonté ni le moyen de réguler quoi que ce soit . Cette pratique est l'apanage des Etats forts . Un Etat faible ne peut rien réguler . Tout le monde sait que c'est la pagaille au Mali en ce moment d'abord avec des centaines de radios qui n'obéissent aucune règle sans oublier la presse écrite qui s'est spécialisée dans la diffamation à outrance . L'autorité de l'Etat fait défaut . La fermeté est préférable à la chienlit
Nfp
Nfp 9 ans
Wassambah allias Face-en-bas ??? Te revoilà parmi nous!? Ça nous manquait! Figure-toi que sur cette page, à part L'homme Faust, on avait pas encore eu un seul CON D'ÉLITE!????????????????? Wallaye, ça nous manquait !???
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 9 ans
Mr. Diawara, votre proposition n'est pas bonne! Les reseaux sociaux ne sont pas le probleme. Il s'agit plutot d'une question d'eduquer les uns et les autres a' utiliser l'internet de maniere responsable! Mr. Diawara ce que vous voulez peut etre dangereux parce que si on commence a' reguler , on ne sait pas la' ou on s'arretera. Ce que les jeunes bandits ont fait est certes tres mauvais et d'un tres mauvais gout et ils doivent repondre de leur crime mais il ne faut pas qu'on utilise cette triste situation comme une opportunite' pour censurer les nombreux maliens qui utilisent les reseaux sociaux pour s'exprimer!!!! VOUS LAISSEREZ LE ROI BITON CONTINUER A' ECOUTER RASBATH, DIOBALA, IBA MONTANA ET MA CHERIE OUMOU SAMAKE'. IL Y A BEAUCOUP A' APPRENDRE DE CES JEUNES! PS. Mr. Diawara, si vous etes de la famille Demba Diawara de Nioro, a' vous mes salutations. J'avais un ami d'enfance de cette famille (Baba Camara qui est fils de Hiri Diawara). Je ne sais plus la' ou' l'idiot est. RIRE!!!!!!!
Kinguiranke
Kinguiranke 9 ans
Meme si on ne sait pas ou se trouve le pauvre Camara nous savons cas meme ou est le fils de wuruwaye le roi BIDON de segou qui a dechire son act de naissance Malien pour devenir Americain. Il faut dire a Diawara d'arreter de pleurnicher
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 9 ans
SABALI!!!
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