Assemblée générale élective du Conseil national du patronat malien : Les règles démocratiques foulées au pied

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Sachant que le vent lui est défavorable, le président sortant du Conseil national du patronat malien (CNPM), Mamadou Sinsy COULIBALY, manœuvre en eaux troubles pour éviter de nouvelles élections dont il est sûr de perdre. Le bureau sortant qu’il dirige, s’est reconduit à la tête du Conseil national du patronat malien à l’issue d’une réunion secrètement tenue en violation des règles démocratiques qui devraient être de principe dans cette institution si stratégique pour l’économie de notre pays.

Alors que les campagnes semblaient ouvertes pour de nouvelles élections au Conseil national du patronat malien (CNPM), on apprend que ces élections risqueront de ne plus se tenir parce qu’un des candidats en lice pour la présidence du CNPM, aurait, finalement, la phobie d’affronter le verdict des urnes.

Un adage populaire dit : quand on n’a pas un bilan positif à défendre, on a peur d’aller aux urnes. Et c’est le cas de Mamadou Sinsy COULIBALY, le président sortant du CNPM, candidat à sa propre succession qui manœuvre depuis plusieurs semaines pour éviter l’affrontement dans les urnes comme le fixent les règles démocratiques ; lui, qui se pose en champion de la lutte contre la corruption, se plait à saborder volontairement les règles démocratiques sur lesquelles repose la bonne gouvernance.

N’y aurait-il finalement pas l’alternance au CNPM ?

Monsieur Mamadou Sinsy Coulibaly veut y régner en maitre absolu des lieux et refuse de quitter la tête de l’institution quand bien même il n’aura pas réussi à transformer le CNPM comme l’avaient souhaité ceux qui l’avaient fait confiance en l’élisant à la tête du patronat. En un mot, Mamadou Sinsy COULIBALY a déçu et c’est de cela que tout le monde parle désormais au CNPM.

Il y a deux candidats en lice pour la présidence du CNPM : lui et Diadié dit Amadou Sankaré. Ce dernier semble bien placé dans les sondages et tout indique que beaucoup de Présidents et mandataires des Groupements Professionnels, lui font confiance pour diriger efficacement l’organisation. Le mauvais bilan de Mamadou Sinsy Coulibaly fait désormais de lui l’homme à abattre pour la survie du CNPM.

Une médiation a été initiée afin d’avoir le consensus dans ces élections cruciales pour le CNPM. Cette médiation ayant échoué, les règles démocratiques voudraient que les deux candidats puissent se départager par le vote.

On se dirigeait donc vers ces élections prévues pour le 26 septembre 2020 lorsque Mamadou Sinsy Coulibaly et son clan, sortirent un lapin sous le chapeau et le présentent comme un élément de consensus. En fait, à l’issue d’une réunion tenue secrètement le mardi 15 septembre 2020 avec la bénédiction du secrétaire général devenu directeur de campagne, au siège du CNPM et à laquelle le candidat Diadié dit Amadou Sankaré n’a pas été convié et qui visait à « échanger sur les préparatifs de l’assemblée générale élective, prévue le 26 septembre 2020 et sur l’avenir et le devenir de notre organisation » comme l’indique une déclaration non signée sanctionnant cette réunion et qui circule sur les réseaux sociaux, il aurait été convenu de reconduire le bureau sortant. « Tenant compte du bilan positif du Bureau sortant, dans un contexte national de crise aux dimensions multiples, – Vu la nécessité de préserver l’unité du secteur privé, afin d’utiliser la transition politique qui se dessine dans notre pays, comme une opportunité pour faire adopter les réformes économiques tant attendues par les entreprises, nous proposons la reconduction du Président Mamadou Sinsy COULIBALY pour un second mandat, ainsi que celle des anciens membres de son bureau ayant fait preuve de disponibilité et d’engagement dans les combats menés par le secteur privé. Le nouveau bureau sera renforcé par l’intégration de certains Présidents de Groupements professionnels, récemment élus » indique le communiqué qui laisse entrevoir toutes les grandes manœuvres opérées à l’interne par le clan Mamadou Sinsy Coulibaly dirigé par le secrétaire Général du CNPM et qui visent à empêcher la tenue de nouvelles élections au sein du CNPM.

Cette déclaration si elle est authentique, soulève des questions de fond auxquelles l’équipe sortante du CNPM devra répondre : un bureau sortant peut-il se reconduire ? Quel est le rôle de l’Assemblée générale dans le cadre des élections ? Pourquoi tenir une réunion qui est censée mettre en place une équipe dirigeante et ne pas y convier tout le monde notamment les électeurs potentiels qui sont les membres du CNPM ? Pourquoi, le bureau sortant ne veut aller aux élections ? De quoi a-t-il peur ? Pourquoi le secrétaire s’affiche comme directeur de campagne du président sortant ? Que dire des entreprises  et non déclarées par celui –là qui dit lutter contre la corruption ? Qu’est ce qui peut expliquer cette phobie des urnes du président sortant ?

Il y a une tentative délibérée de saboter la tenue de l’assemblée générale élective du 26 septembre 2020 au moment où l’on parle d’un Mali nouveau.

En attendant la réponse à toutes ces questions, il est impératif de rétablir les règles démocratiques au CNPM et permettre aux membres de désigner librement qui ils veulent à la tête de leur organisation. Ceci évitera un blocage préjudiciable non seulement pour le CNPM lui-même mais aussi pour tout le pays ; car, qui dit conseil national du patronat, parle d’économie et qui parle d’économie, parle de développement. Ce secteur ne doit souffrir des mauvaises décisions de ses chefs qui doivent plutôt donner le bon exemple.

Dans notre prochaine parution nous allons vous entretenir de la problématique de la taxe emploi jeune et du plan d’affaires

El Hadj Tiémoko Traoré

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 PRESIDENCE DU CNPM

L’homme qu’il faut à la place qu’il faut !

Le vice-président du Bureau sortant du Conseil national du patronat malien (CNPM), Diadié dit Amadou SANKARE est candidat pour la présidence des faitières des patrons des patrons. Sa candidature se justifie par son ambition à rassembler le secteur privé malien dans sa diversité ; de renforcer, moderniser, les capacités techniques du secteur ; d’intégrer le secteur privé malien dans l’économie sous régionale et africaine.

On le dit souvent : « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Les jours à venir s’annoncent décisifs pour le choix du nouveau président du Conseil national du patronat malien d’autant plus que le contexte économique, à l’heure actuelle, lié à la pandémie de la maladie à Coronavirus, aux conséquences du coup d’Etat du 18 Août 2020, au banditisme transfrontalier, inquiète plus d’un chef d’entreprise. Il faudra faire le bon choix, c’est-à-dire, ne pas se tromper de leadership en ce qui concerne le CNPM, une organisation qui joue un rôle clé dans l’équilibre économique et financier du pays.

Créé en janvier 1980 sous le nom de « Fédération Nationale des Employeurs de Mali » (FNEM), le CNPM s’est imposée au fil des temps, comme une vraie union des Groupements d’Employeurs, qui organise et préserve le secteur privé considéré comme un secteur vital pour l’économie nationale. Cela signifie, représenter et défendre les intérêts de ses membres ; définir et faire connaître le point de vue des entrepreneurs ; favoriser la liberté d’entreprendre ; promouvoir l’esprit d’entreprise ; exprimer la volonté de progrès des entrepreneurs ; contribuer à un dialogue social constructif ; œuvrer à l’adaptation du système de protection sociale ; promouvoir et développer une politique de formation.

Le contexte actuel oblige les employeurs à élire à la tête de leur organisation un homme capable d’anticiper et de prendre des décisions éclairées en faveur de l’épanouissement du secteur. L’homme qui remplit cette condition, c’est Diadié dit Amadou Sankaré, dont la candidature est porteur d’espoir pour un secteur en quête de nouveaux repères en vue de relever les nombreux défis.

Diadié dit Amadou Sankaré veut surtout développer l’esprit de création et de coopération dans le secteur privé malien, s’il venait à être élu président du CNPM. Le Mali étant confronté à une crise multidimensionnelle, et que le secteur privé n’étant pas épargné, il est nécessaire de rechercher la proactivité au niveau du groupement du patronat. Et s’il y a quelqu’un puisse le faire, c’est bien Diadié dit Amadou Sankaré.

A la tête d’une trentaine de sociétés au Mali et en Afrique, l’homme a une profonde connaissance des défis et enjeux économiques. Il est l’homme qui peut redynamiser le secteur privé du Mali. Avec lui, le CNPM peut faire mieux dans l’environnement politique et économique.

Dans son milieu proche, on assure que le candidat mettra son expertise à la disposition du patronat malien afin d’aider les employeurs à avancer. Il se dit que ce « génie caché », a plein d’idées pour l’épanouissement du secteur en tant que grand manager.

Homme d’écoute, de dialogue, d’innovation, Diadié dit Amadou Sankaré n’anime pas un esprit clanique. Battant, il ne baisse jamais les bras. A ce titre, tous les groupements seront traités sur le même pied d’égalité, s’il venait à être le président du CNPM. « C’est vraiment une chance pour la faitière des patrons des patrons et l’homme mérite d’être essayé pour lui donner la chance de prouver ce qu’il peut faire » déclarent ceux qui le connaissent mieux.

Ce qui permet de dire que Diadié dit Amadou Sankaré à la tête du patronat, c’est un patronat qui avance, qui bouge, qui créé et dont l’influence va se renforcer ; sa crédibilité aussi. Des éléments à prendre en compte par les potentiels électeurs si l’objectif est de faire du CNPM, un groupement gagnant.

El Hadj Tiémoko Traoré

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1 commentaire

  1. Le renard passe passe chacun a son tour chez le coiffeur Mamadou. Vivement les elections au CNPM pour un Mali nouveau et émergeant. Monsieur anti corruption, fait face a la démocratie affaire à suivre. Mali Be dia Sa Inch Allah DIXIT Boua

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