CSCOM de Mamaribougou : L’eau manque, les usagers souffrent !

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Le Centre de santé communautaire de Mamaribougou,  en commune rurale du Manden, dans le cercle de Kati (région de Koulikoro), est dans un état de dysfonctionnement total du fait de la rareté de l’eau, source de vie et de santé. Si le centre dispose d’un puits récemment installé, celui-ci ne contient de l’eau que pendant la saison pluvieuse.

Le Centre de santé communautaire (Cscom) de Mamaribougou,  créé il y a  une décennie, a toujours un problème d’approvisionnement en eau potable. Les usagers du dit centre de santé  souffrent énormément du manque d’eau et vivent dans l’insalubrité totale.  Il s’agit notamment des femmes enceintes qui y séjournent pour se faire assister au moment de leur accouchement. Elles payent le plus lourd tribut. Souvent, ce sont des vieilles qui se déplacent pour chercher de l’eau dans les familles voisines afin de satisfaire les besoins des parturientes. Cela se fait généralement tard la  nuit. Conséquences, elles sont exposées à toute sorte de maladies, sans compter qu’elles se voient souvent refuser l’accès aux puits du voisinage.

Fatoumata Keïta est une habituée de ce centre. Elle raconte son histoire : « J’allais me faire mordre par un chien quand j’étais à la recherche d’eau chez les voisins pendant un accouchement », explique cette vieille qui assiste les femmes enceintes dans le quartier.

Salimata Coulibaly, elle aussi assistante d’une femme enceinte, affirme qu’un homme a essayé de le kidnapper  dans le quartier au moment de la recherche de l’eau, aux alentours du Cscom.

Même son de cloche chez Kadiatou Diarra qui affirme avoir été poursuivie par un jeune alors qu’elle essayait de se procurer de l’eau, à deux heureux du matin.

Faible intensité du courant aussi !

La pharmacie du centre ne dispose pas de réfrigérateur à cause de la faible intensité de l’électricité. Toute chose qui oblige le personnel du Cscom à aller installer son réfrigérateur de conservation des produits pharmaceutiques au Cscom de Kanadjiguila.

Selon Dr Nawaly Keïta, responsable du Cscom, souligne que le bâtiment abritant son centre de santé ne répond plus aux besoins des travailleurs ni à ceux des populations.

Arouna Bagayoko

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