Gestion du pouvoir : Bah N’Daw comme IBK ?

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« Gouverner, c’est prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte  », cette assertion d’Emile de Girardin ne semble pas être comprise par le Président de la Transition, Bah N’Daw. Ce dernier à pris la mauvaise habitude de faire ce qu’il veut et de décider selon son tempérament  les affaires du pays. En se mettant dans cette posture, Ba N’Daw nous rappelle les comportements très critiqués de l’ancien Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita.

Depuis que les putschistes  du 18 août 2021 ont été le chercher dans son champ et l’installer sous une climatisation permanente, l’homme semble oublier  les rôles assignés à un Chef de l’Etat d’une transition.

Ne dit-on pas que le Président de la République, donc le Chef de l’Etat incarne l’autorité de l’Etat. Il assure le fonctionnement normal des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat. Les conseillers à Koulouba doivent  aider Bah N’Daw à le comprendre. L’actuel chef de l’Etat et son prédécesseur, IBK semblent avoir le même caractère (gros cœur), la même façon d’agir, de promettre sauf que le premier est un militaire et le second, un civil « dictateur », qui n’aimait point être conseillé.

De même qu’IBK, l’homme n’a pu apporter des réponses adaptées aux contestations, aux revendications des syndicats. Le  Président de la Transition donne l’impression d’être dans une incapacité notoire à faire face aux revendications des nombreux syndicats en grève.  Comme au temps d’IBK, la gouvernance du pays a pris un sacré coup. Sous cette transition, c’est l’inquiétude totale, le désarroi, la peur à tel enseigne que le citoyen lambda se questionne sur ce qui arrive à leur président bien aimé. Les problèmes s’entassent, se multiplient, le chemin est rocailleux, l’avenir est sombre.

Comme IBK, Bah N’Daw semble fuir les problèmes du pays. Il les déplace ou les fait déplacer.  Aussi, là où les acteurs de la crise doivent être reçus  par ses soins, le chef de l’Etat les évite et pense avoir raison sur eux. Il oublie que c’est ce genre de « mépris »  qui a radicalisé les mouvements de contestation sous le régime d’IBK.

« Gouverner, c’est prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte  ». Tout comme IBK, son successeur ne semble pas comprendre que quand on est président d’un pays surtout en crise, il faut chercher à bien cerner les problèmes, prendre langue avec le « peuple ».

Comme le Premier ministre,  le peuple attend Bah N’Daw  II, sinon « Bah N’Daw I » n’a pas répondu aux attentes du peuple malien.

Amadou Sidibé

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