Justice malienne : Les syndicats des magistrats portent plainte contre Ras Bath, Me Mohamed Aly Bathily et Me Kasoum Tapo pour outrage à magistrat

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Les 02 et 03 mai 2021, le Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et le Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA) ont porté plainte contre le chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, Me Mohamed Aly Bathily, ancien ministre et Me Kassoum Tapo, ancien ministre pour « le délit d’outrage à magistrat ». Selon les deux syndicats de la magistrature, la liberté d’expression n’est guère une licence aux injures. Les deux syndicats de la magistrature motivent leur plainte pour, dit-on, la défense des intérêts matériels et moraux de leurs militants ainsi que de la corporation.

La première plainte du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et du Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA) date du 2 mai 2021. Elle est dirigée contre le chroniqueur de Radio, Mohamed Youssouf BATHILY dit Ras Bath, domicilié à Lafiabougou, commune IV du district de Bamako, porte-parole du Collectif pour la Défense de la République (CDR). Dans cette plainte déposée auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune IV de Bamako, les syndicats des magistrats signalent que le mercredi 21 avril 2021 entre 21heures et minuit, sur les ondes de la Radio Renouveau et en direct sur Facebook, dans le cadre de l’émission dite « Les Grands Dossiers », puis dans d’autres sorties sur le même réseau social, Mohamed Youssouf BATHILY s’en est pris vertement à des magistrats ainsi qu’à l’institution judiciaire du Mali. « L’intéressé soutient que le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du district de Bamako n’avait aucune compétence pour connaître la procédure dite de « la déstabilisation des institutions». Il qualifie le procureur Mamoudou KASSOGUE de fou et de pas sérieux et le Juge d’instruction Bourama DIARRA de « jeune homme » qui penserait que la qualité de magistrat ainsi que le respect se résument à porter des vestes ». A l’en croire toujours, ces deux magistrats ne sauraient pas ce que c’est que la dignité et auraient méconnu dans la conduite de la procédure sus-spécifiée les règles élémentaires de compétence en matière pénale. Aussi, a-t-il affirmé que Mohamed Sida DICKO, Ministre de la justice, Garde des Sceaux et non moins magistrat, a blanchi la procédure qui le visait et ce avec d’autres de ses pairs du Gouvernement », lit-on dans la plainte des syndicats. En outre, les syndicats des magistrats indiquent ceci : « Ces attaques qui atteignent la magistrature dans son honneur et dans sa délicatesse, nous paraissent suffisamment caractériser le délit d’outrage à magistrat prévu et réprimé par les dispositions de l’article 147 de la Loi N°01-079 du 20 août 2001 portant Code pénal en République du Mali. Ils nous paraissent également constitutifs d’injures commises par le biais d’un système d’information, délit prévu et puni par l’article 21 de la loi N°2019-056 du 05 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité tout comme du délit de menaces, prévu et punis par les dispositions de l’article 222 du Code Pénal ».

La deuxième plainte des magistrats est lancée contre Maître Mohamed Ali BATHILY, Avocat au Barreau du Mali, ancien ministre, domicilié à Kalaban-Kôrô, Commune V du district de Bamako. Ladite plainte déposée auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune V de Bamako souligne que « Courant avril 2021 à Kéniéba et en direct sur le réseau social Facebook, Me Mohamed Ali BATHILY s’en est pris violemment aux autorités locales de cette ville et singulièrement au Procureur de la République près le Tribunal d’Instance et au Président de ladite juridiction à la suite d’une décision régulièrement rendue par ces magistrats. Dans ses propos, ledit avocat incite les populations de Kéniéba à se rebeller contre l’institution judiciaire et à incendier des matériels. Il a véhément soutenu que les magistrats de Kéniéba ont détruit la vie des populations de cette ville par leur attachement à l’argent sale qui les empêche de dire le droit. Aussi a-t-il poursuivi en disant qu’un de ces magistrats n’aurait pas conclu à l’absence d’infraction dans une procédure donnée «si les faits examinés concernaient le père et la mère de ce dernier»». Toujours selon les Magistrats, Me Bathily aurait invité les populations de Kéniéba à toujours aller assiéger les magistrats dans la conduite des procédures pour obliger ces derniers à sainement distribuer la justice. « Ces propos qui atteignent tant les magistrats sus-spécifiés que la magistrature dans leur honneur et dans leur délicatesse, nous paraissent suffisamment caractériser, entre autres, le délit d’outrage à magistrat prévu et réprimé par les dispositions de l’article 147 de la Loi N°01-079 du 20 août 2001 portant Code pénal en République du Mali tout comme d’opposition à l’autorité légitime, délit prévu et puni par l’article 84 du même Code Pénal. Ils nous paraissent également pour constituer le délit d’injures commises par le biais d’un système d’information, délit prévu et puni par l’article 21 de la loi N°2019-056 du 05 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité », révèle la plainte des syndicats des magistrats.

La troisième plainte du SILIMA et du SAM vise Maître Kassoum TAPO, Avocat au Barreau du Mali, ancien bâtonnier, ancien ministre, domicilié à Titibougou. Ladite plainte déposée auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune I de Bamako évoque que « dans une vidéo datant d’avril 2021 distillée sur le réseau social Facebook, Maître Kassoum TAPO s’attaque avec véhémence au Procureur Général près la Cour Suprême du Mali dont il désapprouverait le rôle dans la conduite de l’affaire dite de “déstabilisation des institutions de la République”. Lors de ladite sortie, l’avocat soutient que « le Procureur Général près la Cour Suprême ne connait pas les procédures » de ladite juridiction d’autant qu’il aurait été « enlevé de la Cour d’appel de Mopti pour l’amener à la Cour suprême directement ». Que ce que ce haut magistrat « a dit est faux et archifaux » et qu’il continue à se justifier « en disant des mensonges » et que « écouter ce monsieur c’est une véritable torture, dans un français approximatif des souks, faire des développements incohérents décousus pour dire…n’importe quoi ». Aussi a-t-il poursuivi en affirmant que le Procureur Général a soutenu « des inepties» ». Selon les magistrats, ces attaques ont été précédées des invectives de Me Tapo à l’encontre du Procureur Général près la Cour d’appel de Bamako qui, selon lui, aurait délibérément violé la loi et arbitrairement maintenu ses clients en détention en dépit de l’arrêt de la chambre d’accusation ayant prononcé l’annulation de la procédure visant ces derniers. « Ces attaques atteignant aussi bien les magistrats susnommés que la magistrature dans leur honneur et dans leur délicatesse, nous paraissent suffisamment caractériser le délit d’outrage à magistrat prévu et réprimé par les dispositions de l’article 147 de la Loi N°01-079 du 20 août 2001 portant Code pénal en République du Mali. Elles nous paraissent également constitutives d’injures commises par le biais d’un système d’information, délit prévu et puni par l’article 21 de la loi N°2019-056 du 05 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité », indique la plainte de SAM et de SYLIMA. Les deux syndicats de la magistrature motivent leur plainte pour, dit-on, la défense des intérêts matériels et moraux de leurs militants ainsi que de la corporation.

Aguibou Sogodogo

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5 COMMENTAIRES

  1. Voilà ces magistrats n’ont que des droits. Des devoirs je n’en connait pas. En plus ils violent le principe selon lequel on ne peut être juge et parti à la fois. Ce qu’ils font c’est du banditisme, vouloir muselé tout un peuple au nom duquel vous dictez le droit c’est de l’indécence. La justice malienne est truffée de corrompue et d’incompétent on n’a jamais vu un syndicat ou procureur porté plainte contre un d’entre eux.

  2. Comme s’ils ont un honneur….est-ce que nous vivons vraiment dans le même pays que ces gens qui rendent la justice en notre nom. Ils sont incompétents et malhonnêtes, de surcroît ils ne veulent pas qu’on en parle ou qu’on y réfléchisse….

  3. les magistrats véreux ; mafieux , corrompus et incompétents doivent être extirpes de la magistrature fussent ils syndiqués, le Conseil supérieur de la magistrature ou a défaut la rue publique doivent s’assumer
    les conditions du mandat de dépôt délivré par un juge doivent être revues, ce mandat est devenu un instrument de chantage , les juges ne sont pas au dessus de la loi et sont payes par le contribuable malien dont ces même juges véreux et corrompus en devienne les bourreaux
    trop c ‘est trop!!!

  4. Le cirque malien continue avec les agissements des magistrats véreux. Comment dans un pays piétiné de toutes parts par les assassins terroristes et les malfrats gouvernementaux, les magistrats ne trouvent pas autre chose qui les importune que ces broutilles juridiques?
    On a foulé au pieds toutes les règles juridiques élémentaires de ce pays en libérant des assassins, des terroristes, des voleurs, des violeurs, des escrocs sans jamais entendre un seul mot de ce SYLIMA ou même de ce SAM. Peut-être qu’ils étaient plus préoccupés par autre chose que tout le monde connait au Mali…
    Foutez-nous la paix avec vos histoires enfantines de jeune fille vierge violée …

  5. On veut permettre d’empêcher de critiquer l’incompétence et la délinquance de certains magistrats afin de continuer à rendre une justice défavorable aux plus faibles.
    Porter plainte contre les leaders d’opinion pour avoir exprimer leurs pensées,c’est empêcher la liberté d’expression.
    ON CRITIQUE POUR PERMETTRE AUX MAGISTRATS DE NETTOYER DANS LEURS RANGS AFIN QUE LA PROFESSION PUISSE MAINTENIR SA CRÉDIBILITÉ.
    Ras BATH pense que certains magistrats ont été manipulés.
    Qu’on nous prouve le contraire par des explications ou qu’on sensiblise les militants à changer de comportements,si les critiques sont justifiées.
    L’espace démocratique est fait pour cela.
    LES JUGES SONT PAYÉS PAR LE CONTRIBUABLE MALIEN POUR RENDRE UNE JUSTICE ÉQUITABLE.
    Est à dire que si le travail n’est pas bien fait,les juges ne doivent pas être critiqués par la population?
    Les syndicats sont ils là pour défendre la dignité de la profession ou pour défendre certains magistrats incompétents et délinquants?
    Le nombre influence la marche idéologique d’une corporation.
    Il n’est un secret pour personne que trop de magistrats ont été recrutés sur la base de la corruption.
    C’est du fait que les magistrats incompétents et délinquants sont majoritaires que la dignité de la profession n’est plus défendue,mais les intérêts des individus.
    Oser porter plainte contre deux juristes éminents et anciens ministres de ce pays dont l’un fait partie des premiers juges de ce pays,l’autre un éminent avocat qui fait la fierté de son pays,c’est étaler l’étendue de l’immoralité qui caractérise la profession de juge.
    C’est un conflit à régler à l’amiable en faisant intervenir les anciens,pas à les appeler en justice.
    LES JEUNES MAGISTRATS ONT CERTAINEMENT PEUR DE SE VOIR GRONDER PAR LES ANCIENS À CAUSE DE LEURS COMPORTEMENTS INDIGNES.
    Porter plainte,c’est plus rassurant car ce sont les militants qui jugent.
    Ça nous rappelle cette plainte des magistrats contre iba Ndiaye pour avoir critiqué la décision de la cour constitutionnelle d’annuler les suffrages du président du parti ADEMA PASJ l’empêchant d’être député.
    On a fini par régler le conflit à l’amiable.
    Le peuple à l’occasion d’empêcher la dictature des juges par ces plaintes indignes.
    Ils veulent exercer dans l’impunité totale en taisant les critiques contre leurs comportements criminels.
    Pour cela,il faut punir les grandes guelles dissuadant facilement les autres.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

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