Le CNSP s’accapare du CNT : Les Partis politiques et Syndicats y renoncent!

19 Nov 2020 - 01:50
Mis à jour: 6 ans
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Le CNSP  s’accapare  du CNT : Les Partis politiques et Syndicats  y renoncent!
Le président  de la Transition malienne  Bah N’Daw  a  signé, le  09 novembre dernier, deux décrets très importants que polémiques  pour  la création du Conseil National de Transition (CNT).  Le premier  Décret n°2020-0142/PT-RM du 9 novembre 2020  fixe  les modalités de désignation de ses  membres alors que le second Décret  n°2020-0143/PT-RM du 9 novembre 2020 fixe  la clé de répartition entre les composantes du CNT. La part belle revient aux colonels du CNSP. Furieux, les partis politiques et syndicats renoncent d’y siéger. Quelles sont  les  raisons qui motivent  ce renoncement de la classe politique et des syndicats au CNT ? Dans la clé de répartition de cet organe législatif  transitoire : les Colonels du Comité National de Salut du Peuple (CNSP) s’octroient la part du « Billisi » soit 22 membres sur 121 que compte le CNT ; 8 places  sont réservées au  M5-RFP (le mouvement sociopolitique à l’origine de la chute du régime défunt) ; 11 aux partis politiques ; 4 aux Centrales Syndicales du Mali et  le reste des 71 sièges entre les  autres forces vives de la nation à savoir : les groupes signataires de l’accord de paix, les mouvements de l’exclusivité, les organisations des défenses des droits de l’homme, des jeunes, des femmes, des maliens établis à l’étranger et les groupements syndicaux, les ordres professionnels, les confessions religieuses, les autorités transitionnelles, les chambres consulaires, les faitières de  la presse et des arts et de la culture. En somme,  le premier Décret octroie la plus grande représentativité au sein du CNT alors que  le second autorise  le colonel Assimi Goïta, vice-président de la Transition et non moins président du CNSP de procéder  tout  seul au choix de  l’ensemble des membres du CNT. Comme l’on pouvait  s’y attendre,  la publication des deux décrets  a vivement fait  beaucoup réagir  l’ensemble de la classe politique malienne et les Centrales Syndicales. Le Comité stratégique du Mouvement du 5 juin a aussitôt décidé de ne plus participer au CNT. Ses responsables dénoncent « une militarisation des institutions et une négligence envers les partis et mouvements politiques ».  Idem pour la Coalition des forces patriotiques  (COFOP). Celle-ci dénonce  non seulement,  « l’absence de concertation et une tentative de confiscation du rôle des politiques » mais aussi et surtout,  les responsables de la COFOP considèrent les deux décrets comme: « Une entrave à la démocratie, et un danger pour l’avenir du pays ». Même la coalition politique Ensemble Pour le Mali (EPM), les ex soutiens du régime déchu, sont enfin sortis de leur léthargie pour dénoncer l’accaparement  de la junte des Colonels sur la Transition en cours dans notre pays.  Ainsi, les Partis et Regroupements Politiques : Alliance Ensemble Pour le Mali (EPM), COFOP, ARP, Alliance JIGIYA KURA, le Parti PSP (membre du FSD-SAP), le Parti PRVM FASOKO, le Parti ADP MALIBA, le Parti YELEMA, les Partis NON ALIGNES,   exhortent l’ensemble de la classe politique  en « une union sacrée » afin d’observer ce devoir de la non-participation des représentants des partis politiques au Conseil National de la Transition (CNT). Même son de cloche pour les centrales syndicales, notamment la CSTM, qui  renoncent à leur participation à l’organe législatif de la Transition. Ils s’insurgent contre le manque de concertation qui devait être un préalable à la mise en place de ce Conseil. Si le mot d’ordre du boycott du CNT est bien suivi par l’ensemble de la classe politique et les Centrales syndicales,  les colonels du CNSP auront désormais  la mainmise  totale sur ce Parlement de Transition. N’était-il pas d’ailleurs leur objectif inavoué ? Falaye Keïta

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Commentaires (13)

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Sangare
Sangare 6 ans
C'est pour que le peuple puisse véritablement s'exprimer qu'on a provoqué la transition afin que les reformes revendiquées puissent s'effectuer. LES MILITAIRES SONT-ILS SUR LE CHEMIN DE PERMETTRE VÉRITABLEMENT L'ORGANISATION D'UNE ÉLECTION SINCÈRE ET TRANSPARENTE? L'intention de maitriser l'organe législatif inquiète. La logique veut que les acteurs, eux-mêmes, discutent des réformes à adapter. Qui mieux que la classe politique de proposer des IDÉES favorables à des réformes nécessaires? En trois décennies de démocratie,rares sont les députés qui n'ont pas été élus sans contestation. La structure de l'installation des partis politiques sur toute l'étendue est connue. Seuls l'ADEMA PASJ, l'URD, le RPM couvrent tout le territoire. Donc quelque soit la qualité de l'organisation des élections, ce sont les candidats des trois partis politiques qui vont venir en nombre à l'assemblée nationale. On a beau dénoncé la classe politique, c'est elle qui est concernée plus que toute autre corporation. Si on veut déloger les partis cités, il faut nécessairement un regroupement de partis politiques représentatifs concurrençant ces partis dans chaque village du pays. Que deux ou trois partis politiques dominent la scène politique n'est pas propre au Mali. Dans les grandes démocraties, c'est une normalité qui s'exprime quand deux grands partis dominent la scène politique. C'EST UN FAUX DÉBAT DE VOULOIR ÉCARTER LES HOMMES POLITIQUES QUI ONT UNE EXPÉRIENCE AVÉRÉE DE LA PRATIQUE POLITIQUE DE NOTRE. Ils sont plutôt à respecter pour la stabilité sociale de notre pays. Ils ont l'intelligence politique de trouver des solutions aux problèmes actuels du Mali, s'ils sont considérés à leurs justes valeurs. Autrement on est entrain de faire du Mal à notre pays. OSER LUTTER,C'EST OSER VAINCRE! La lutte continue.
Bamaké
Bamaké 6 ans
Sangare 19 Nov 2020 at 14:20 ; " ... Ils sont là par la confiance de la population. Si la population arrête de voter pour eux, ils vont disparaître naturellement de la scène politique. Ce n’est pas à des personnes sorties de nulle part de venir chasser certaines personnes de la scène politique. Ce n’est pas démocratique. Seul le vote écarte. IL Y A DES PERSONNES QUI SONT TROP BRUILLANTES DANS LES MÉDIAS, SE PROCLAMANT DÉTENIR LE CERTIFICAT DE L’HOMME POLITIQUE LE PLUS HONNÊTE,MAIS INEXISTANT DANS LES URNES. Seul le peuple a raison et est le seul autorisé à se tromper... " ... ///... : Vas dire ça aux Candidats malheureux dont la victoire a été transformée en défaite aux profit de 31 autres Candidats lors des dernières élections législatives. Demandes à ces malheureux ce qu'ils pensent d'élections propres et transparentes au Mali, si les choses ne changent pas. Pour consoler les Candidats spoliés, le Président Civil " démocratiquement élu " en place, n'avait pas trouvé mieux que de leur proposer des Sièges de Sénateurs dans un futur et probable Sénat qui serait instauré à la suite d'un référendum. Référendum dont on était même pas sûr de pouvoir l'organiser à l'époque. On a cru qu'il se moquait d'eux. Avec la corruption, les élection sont " volées ". Comment un candidat honnête peut gagner quand il y a la fraude ? Pour changer et assainir par la voie démocratique..., encore faut-il que les acteurs du changement puissent gagner les élections. Vivement le Mali pour nous tous.
Moussa D
Moussa D 6 ans
donc , tu proposes quoi, des coups d'états militaires? Il n'a pas d'alternative à la democratie , par essence civile.
Bamaké
Bamaké 6 ans
Je ne propose pas de Coup d'État. Mais qu'on arrête de tricher..., qu'on arrête d'acheter les votes. Je propose une loi non démocratique..., c'est à dire rendre le vote obligatoire au Mali. Et que la Justice soit réellement indépendante pour qu'elle sévisse en cas de tricherie. Vivement le Mali pour nous tous.
Sangare
Sangare 6 ans
Bamaké Si vous persistez dans votre naïveté à opposer les civils et les militaires, vous allez constater l'insécurité rendre la capitale invivable. IL N'Y A PAS À OPPOSER,MAIS À FIXER DES PRINCIPES. Il n'y a pas des militaires et des civils au Mali, mais des citoyens maliens. Il s'agit de poser des actes dans le sens de la satisfaction des intérêts supérieurs du Mali. Si ce principe de la satisfaction des intérêts supérieurs du Mali est établi,les décisions prises s'y conformant, tout le monde fera le constat d'une transition apaisée. C'EST L'ESPRIT QUI INSPIRE LES DÉCRETS PUBLIÉS QUI A PLUS FAIT RÉAGIR QUE LES QUOTAS FIXÉS. Donner le double du quotas fixé pour permettre au chef de la junte de choisir ses éléments cache une volonté de contrôler les procédures de vote dans l'organe législatif. Les militaires cachent quoi aux maliens? Sont-ils prêts à faire passer des lois qui ne seront pas appréciées? Il faut rappeler qu'Ibk a signé l'accord d'Alger sans passer par l'assemblée nationale. On est entrain de vivre les conséquences. Il s'agit de lutter pour pouvoir avoir un contre pouvoir à l'intérieur du CNT contre les décisions qui ne respectent par l'intérêt général. Ce que veut éviter les militaires. ILS VEULENT UN ORGANE AUX ORDRES, PAS CELUI QUI PRÔNE LE DÉBAT D'IDÉES, LE VOTE SANS PRESSION. Il ne faut pas attendre que les faits se mettent en place pour commencer à agir. Ce serait trop tard. Il faut anticiper dès la conception de l'organe législatif. C'EST LE RÔLE DE LA CLASSE POLITIQUE DE FAIRE LA POLITIQUE. Que ses animateurs soient là depuis 1991 quoi de plus normal. Ils sont là par la confiance de la population. Si la population arrête de voter pour eux, ils vont disparaître naturellement de la scène politique. Ce n'est pas à des personnes sorties de nulle part de venir chasser certaines personnes de la scène politique. Ce n'est pas démocratique. Seul le vote écarte. IL Y A DES PERSONNES QUI SONT TROP BRUILLANTES DANS LES MÉDIAS, SE PROCLAMANT DÉTENIR LE CERTIFICAT DE L'HOMME POLITIQUE LE PLUS HONNÊTE,MAIS INEXISTANT DANS LES URNES. Seul le peuple a raison et est le seul autorisé à se tromper. Si ces personnes sont inexistantes dans les urnes, c'est que le peuple ne leurs fait pas confiance malgré leurs agissements à vouloir assainir la pratique politique. Que nos hommes politiques qu'on épingle soient dans le CNT car ils continuent à avoir la confiance du peuple. On va voter aujourd'hui, les mêmes personnes vont revenir. ILS SONT LE REFLET DE LA SOCIÉTÉ. Est on sûr, si on organise un référendum pour OUI pour lutter contre la corruption et NON pour garder le système en vigueur,que le OUI va gagner? Le peuple a fait le choix de certaines personnes qui sont épinglées, à tort ou à rasion, par trop de nos concitoyens. Son choix doit être respecté tant qu'il n'est pas condamné par l'autorité habilitée. C'est à l'État de s'organiser pour alléger le pouvoir de l'homme politique afin que les fossoyeurs puissent être épinglés par la justice et écarter de la scène politique. Cet acte contre les fossoyeurs s'adresse aussi aux jeunes militaires qui gèrent actuellement les deniers publics. On ne va pas tarder à savoir qu'ils ne sont pas différents de ceux qu'on dénonce. Ils sont plus pires car élevés dans cette mentalité qui privilégie l'intérêt INDIVIDUEL au détriment de l'intérêt GÉNÉRAL. OSER LUTTER,C'EST OSER VAINCRE! La lutte continue.
Il faut le dire!
Il faut le dire! 6 ans
Dans la logique militaire, stricto sens, les ordres provenant d'en Haut, que c'est bien la junte militaire du CNSP qui a coopté le président de la Transition, son Vice-Président (autoproclamé), le Premier Ministre et les membres du gouvernement de transition, je pense que les Bidasses de Kati-Camp/Prytanée auraient pu poursuivre leur volonté de s'accaparer de la transition en cooptant les membres du CNT en reconduisant la dernière liste des députés élus sous IBÖKASSA en y ajoutant la liste des candidats députés malheureux se disant spoliés par magouilles politiciennes, et le tour serait joué, point, barre! En tout état de cause, si le Colonel Assilmi Goïta/"Le Goliath malien", avait eu cette intelligence/présence d'esprit opportuniste, aucun des 200 partis politique maliens ne s'opposerait aux scélérats décrets signé de Bah N'Daw, le "naïf" colonel à la retraite, parce que les élus de la dernière colonne IBK-Malice représentent bien la Nation malienne dans une "République bananière"!
bankassien 2
bankassien 2 6 ans
Vive les colonels qui ont ete plus sintelligents que les politiciens et les syndicalistes ennemis du Pays. En renoncant a participer au CNT, quelle bonne occasion pour le renouveau du Mali. Ces hommes et femmes qui ont manifeste leur refus face a cette clef de repartition viennent de prouver aux yeux des maliens sinceres qu'ils sont les vautours de la republique. Vive le Mali libere de tous ces sangsues Vive le CNT compose de nouveau type de malien , proche de la population Aba les voleurs de la republique, qu'ils trouvent leur part de gateau dans les tombeaux, assez c'est assez
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