PMU-Mali : Le nouveau DG dévoile sa vision pour la société

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Dans le cadre du 27ème anniversaire de PMU-Mali,  Fassery Doumbia, nouveau Directeur général de ladite société, a accordé une interview au quotidien national L’Essor. Au cours de cet exercice, il a évoqué sa vision et les perspectives de l’entreprise.

Ce mercredi 1er septembre, le PMU- Mali fêtait ses 27 ans d’existence. L’occasion était donc toute trouvée pour son nouveau Directeur général,  Fassery Doumbia, d’évoquer, au cours d’une interview accordée au quotidien national L’Essor, ses premiers constats depuis son arrivée, le 15 juillet dernier, à la tête de cette entreprise publique.

En tant qu’auditeur chevronné, reconnu comme un fin connaisseur à la fois des finances publiques, de la gestion et de l’audit, titulaire d’une maîtrise en gestion obtenue à l’ENA de Bamako en 1986, Fassery Doumbia a décroché un DESS en audit international et contrôle au Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) de Dakar, il a fait part de ses premiers constats. Selon lui, face à la double crise sécuritaire et sanitaire, le PMU-Mali a su remonter très vite la pente.  A titre d’exemple, dit-il, le niveau mensuel du chiffre d’affaires pour le mois de juillet 2021 n’avait pas été atteint depuis près de trois ans.

Détenteur d’un DESS en Droit des affaires et Fiscalité à l’Institut des sciences politiques, relations internationales et communication, titulaire d’un Master en audit et expertise comptable de l’Ecole supérieure de gestion et finance de Paris, le Directeur général de PMU-Mali s’est prononcé sur ses premiers constats depuis son arrivée à  la tête de la société. Selon lui, le manuel de procédures administratives, comptables et financières doit faire l’objet d’une mise à jour, puis d’une validation, tout comme le manuel des jeux. Il a aussi relevé la nécessité d’une meilleure maîtrise des charges directes  d’exploitation ainsi que des frais de fonctionnement courant de la société. Tout en évoquant le souci d’une plus grande maîtrise de certains processus comme la configuration des Terminaux de paiement électronique (TPE), un de leurs outils de travail, le nouveau directeur général de PMU-Mali estime qu’ils n’ont pas totalement la main sur la gestion de la plateforme de jeux  et un système de transfert  de compétences n’est pas encore mis en place.

Interrogé sur ses premières actions entreprises au sein de la société, le DG estime que ses premières actions ont porté sur une prise de connaissance approfondie de la société, l’identification de leviers fondamentaux pour améliorer la gestion, avec d’une part les éléments de maîtrise des charges récurrentes et d’autre part l’amélioration des recettes à travers la gestion de l’offre de jeux, la disponibilité du personnel et des revendeurs. Selon le nouveau patron de PMU-Mali, ces résultats sont l’œuvre d’hommes et de femmes dédiés à cette société. Il s’imposait dès lors d’analyser les conditions d’un meilleur épanouissement économique et social du personnel et des revendeurs. A l’entendre, des actions sont en cours dans ce sens.

« Notre raison d’être, ce sont les parieurs. Toutes ces actions sont dictées par une volonté de leur donner satisfaction, d’améliorer la masse à partager aux parieurs, parce que dans notre métier, ce sont les gains qui encouragent les paris, mieux que n’importe quelle action», a-t-il expliqué.

Un atout pour le PMU-Mali à cause de sa riche et  longue expérience de l’entreprise, le Directeur général de PMU-Mali n’a pas manqué d’évoquer sa vision en vue d’améliorer la gestion et assurer le développement de l’entreprise. A ses dires, la nature juridique de la boîte, la place de l’Etat en tant que principal actionneur et le contexte socioéconomique du pays leur inspirent d’allier la performance économique et financière et la performance sociale. S’il convient d’élargir la base des parieurs à travers notamment la digitalisation, dit-il, il est indispensable de préserver les emplois, notamment des revendeurs avec leur TPE, ou encore des guichetiers avec leurs terminaux de prise des paris.

Aux dires du Directeur général, une gestion optimale des dépenses est indispensable pour booster  la masse à partager aux parieurs. Les frais de confection des programmes et des tickets de jeux ont été drastiquement réduits avec un impact positif déjà ressenti sur les gains des parieurs. Ce 27ème anniversaire du PMU-Mali a été l’occasion pour son nouveau directeur général de réaffirmer que le PMU-Mali est une entreprise citoyenne confirmée, avec une culture, une tradition à respecter, sans oublier l’intérieur de la « maison PMU-Mali ».

«Le personnel de PMU-Mali et les revendeurs ne doivent pas demeurer en marge des œuvres sociales, ils doivent également jouir », a-t-il souligné.

Selon lui, la contribution de PMU-Mali à l’économie nationale est multidimensionnelle. En termes de créations d’emplois directs et indirects, la société emploie plus de 240 personnels permanents, plus de 800 agents d’appui. De façon directe, PMU-Mali contribue à l’amélioration de la trésorerie en versant des redevances au Trésor public, s’élevant à 4,9 milliards  en 2020 et 3,3 milliards de janvier à juillet 2021, précise le Directeur général. Des dividendes sont aussi payés à l’Etat en tant qu’actionneur. Selon le directeur général de PMU-Mali, il a été distribué en 2020 aux parieurs le montant total de 22,6 milliards, et de janvier à juillet 16,6 milliards. De 1 487 millionnaires en 2020, le PMU-Mali en dénombre  1 475 au 31 juillet 2021, a encore précisé le directeur général de PMU-Mali.

Faut-il rappeler que la célébration de  ce 27ème anniversaire du PMU-Mali est placée sous le signe du dialogue de gestion en vue d’une part de l’amélioration de la gouvernance économique financière et sociale et d’autre part de la cohésion de l’ensemble du personnel, des revendeurs et des aides revendeurs.

 

Almihidi  Touré

 

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