UNE JEUNESSE EN PéRIL : LE MALHEUR DES UNS, LE BONHEUR DES AUTRES

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Chaque jour que Dieu fait en franchissant la porte, tu rencontreras un jeune qui extériorise sa pensée seul en s’adressant à cette rue muette qui n’a malheureusement de solution à ses lamentations. Tandis que ses semblables lui jette un regard méfiant. Ainsi est faite la vie terrestre d’où la méchanceté des hommes prend le dessus de la cohésion sociale.

L’on se demande aujourd’hui l’origine de cette maladie qui atteigne la couche la plus vulnérable de la société qu’est la jeunesse. Ces maux qui ont pour nom, la pauvreté, le chômage, l’exode rurale, l’immigration clandestine. Le mépris et la haine entre les semblables, engendrent le plus souvent à des dérives aboutissant ainsi à la délinquance juvénile, le banditisme, l’alcoolisme. C’est pourquoi il n’est pas rare de voir cette même jeunesse souvent perdre la raison et s’agite à longueur de journée dans une acrobatie de gymnasme sans répit au pas rythmique sillonnant les rues et empruntant le chemin inconnu.

Si les jeunes maliens voire africains n’hésitent pas à emprunter n’importe quel  chemin, grimper les montagnes, traverser le désert, endurer la souffrance dans des conditions inhumaines comme des animaux en destination pour l’abattoir, seulement pour fuir le désespoir et les perspectives sombres qui les attendent. Cependant ce qu’il faut savoir, la jeunesse occidentale n’est pas non moins à l’abri du terrorisme, des catastrophes naturelles, des accidents de tout genre avec l’effondrement des immeubles, les incidents provoquant ainsi la perte de milliers de personnes. Mais aussi et surtout parmi eux  qui, optent pour la terre noire à la recherche de la chaleur humaine, l’hospitalité, le partage qui sont des denrées rares en occident. L’on se rend compte que le malheur des uns ne fait forcement le bonheur des autres, qu’à cela ne tienne, au cas où l’avancement précoce du grade d’un policier dépend de mettre à l’état de nuire le délinquant hors de la société, revient à se poser la question pourquoi cet individu par manque d’éducation d’où la faute incombe à cette même société dont le  malheur demeure désormais de perdre des années à méditer sur son sort entre les coins d’une cellule.

Voilà la principale préoccupation qui taraude les esprits dont la solution réside dans la bonne gouvernance. Pourquoi fuir le vrai débat à savoir l’éducation civique et morale, l’emploie des jeunes, l’établissement d’une justice équitable au lieu de s’atteler à la répétition de l’histoire au quotidien avec l’éternelle question du Nord, la création de structures anti corruption qui constituent de véritables écoles de corruption et ce phénomène de mode qui alimente  désormais la chronique des désoeuvrés ce fameux bouquin  ATT-cratie, le folklore du mois de la solidarité, une presse en dérive dont les colonnes et les temps d’antenne est à la merci des diffamateurs et des corrupteurs . L’heure de la récréation s’allonge et à quand la fin?

 

Alpha Macky Diakité

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