Issa Kolon Coulibaly, président de l’association malienne des entraîneurs de football : “Nous avons beaucoup d’ambitions pour les entraineurs et pour le football malien”

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A quelques heures du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football, Issa Kolon Coulibaly, président de l’Association malienne des entraineurs de football (Amefoot), nous a accordé une interview exclusive, dans laquelle il parle de l’Amefoot, ses ambitions, les difficultés auxquelles elle est confrontée, ainsi que ses impressions sur les Aigles du Mali qui participent à la phase finale de la Can, Egypte 2019.

Aujourd’hui-Mali :Pouvez-vous présenter à nos lecteurs ?

Issa Kolon Coulibaly : Je me nomme Issa Kolon Coulibaly, entraineur de football et président de l’Association malienne des entraineurs de football (Amefoot). Je suis également assistant du directeur technique national (Dtn) de la Fédération malienne de football.

Comment se porte aujourd’hui l’Association malienne des entraineurs de football ?

Actuellement, je peux dire que l’Association malienne des entraineurs de football se porte très bien parce qu’avant il y avait de la division en son sein. Aujourd’hui, grâce au sens élevé des uns et des autres, nous avons pu résoudre ce problème en organisant une Assemblée générale extraordinaire. A l’issue de cette assemblée, nous avons pu mettre en place un nouveau bureau consensuel dont je suis le président. Cette association de 27 membres est présente actuellement sur toute étendue du territoire national. Elle a été élargie parce que nous ne voulons pas qu’elle soit handicapée par l’absence d’un de ses membres.

Pouvez-vous nous parler des activités que votre bureau a menées durant votre mandat ?

Les activités que nous avons menées sont nombreuses. Après l’Assemblée générale extraordinaire, nous avons d’abord élargi le bureau tout en procédant à la relecture des textes. Ensuite, nous avons organisé une journée porte ouverte avec le directeur technique national qui est l’instructeur Fifa-Caf. Les thèmes de cette journée étaient “Rôles et devoirs d’un entraineur de haut niveau”. En plus de cela, nous avons organisé des activités sportives où nous avons remporté quelques trophées.

Enfin, nous avons initié une rencontre d’échange avec les entraineurs régionaux au cours de laquelle nous avons parlé du nouveau statut et règlement de l’association et les expériences que les anciens entraineurs ont vécu durant leurs carrières. Nous voulons développer d’autres initiatives au profit des entraineurs, mais avec la crise du football, nous étions obligés de laisser tomber.

Quelles sont les ambitions de votre bureau ?

Les ambitions de l’Amefoot, c’est de créer l’entente, la cohésion, la fraternité, la solidarité entre tous les entraineurs de football du Mali. Avoir aussi des formations pour toutes les catégories d’entraineur, de la base au sommet. Nous avons cette ambition parce que si on joue au football, il faut forcément la mise en niveau des entraineurs, c’est-à-dire une formation continue. Je profite de cette occasion pour remercier le ministre Me Jean Claude Sidibé qui nous a octroyé un local au niveau du stade Mamadou Konaté. Après cela, nous avons l’ambition d’équiper ce local afin qu’il soit un lieu de rencontre, d’échange et d’instruction pour les entraineurs de football. En collaboration avec les ligues régionales de football, nous avons aussi l’ambition de renforcer nos cellules régionales. Vraiment, nous avons beaucoup d’ambitions pour les entraineurs et pour le football malien.

Quelles sont les difficultés auxquelles votre bureau est confronté aujourd’hui ?

Actuellement, la première difficulté de l’association, ce qu’on ne joue pas au football et cela à cause de la crise du football. Avec cette crise, tous les entraineurs sont au chômage. En plus de cela, nous sommes confrontés à un problème financier parce que nous avons envie d’organiser des activités, mais faute de moyen, nous sommes contraints de laisser tomber. D’ailleurs, nous profitons de cette opportunité pour demander aux personnes de bonne volonté de nous accompagner afin nous puissions faire quelque chose pour les entraineurs de football malien.

Quelles sont les relations de votre bureau avec la Fédération malienne de football ?

Aujourd’hui, nous avons de très bonnes relations avec la Fédération malienne de football. Avant, en un moment donné, il y avait du bicéphalisme au sein de l’Association. Cela a créé une confusion au niveau de la Fédération malienne de football, donc nous étions coupés de la Fédération.

Et je pense que cela est normal. Mais avec le nouveau bureau reconnu par tous les entraineurs, je pense que nos relations avec la Fédération malienne de football vont reprendre. Nous attendons que les championnats démarrent pour que nous puissions demander de l’accompagnement à la Fédération.

A quelques jours du coup d’envoi de la Can, Egypte 2019, quelles sont vos impressions sur l’équipe nationale ?

Mes impressions sont bonnes parce que je fais confiance au sélectionneur national. Dès son arrivée, il nous a dit clairement qu’il est là afin de bâtir une équipe nationale compétitive. Je pense qu’il est arrivé à faire le panachage entre les jeunes joueurs et les cadres de l’équipe. Continuer à bâtir une telle équipe n’est pas chose aisée, ce n’est pas du jour au lendemain qu’on pourra le faire. Je crois qu’il faut être patient. Mes impressions pour la Can sont très bonnes parce que nous n’avons rien à perdre, nous avons une équipe jeune capable de faire quelque chose. Je fais confiance à cette équipe, c’est une équipe ambitieuse, entrainée par un encadrement technique ambitieux. Tout ce que je peux souhaiter, c’est d’aller loin dans la compétition en Egypte afin d’écrire une belle page de l’histoire de notre football.

Pensez-vous que les Aigles pourront remporter le trophée cette année ?

Remporter le trophée est aléatoire, mais l’équipe nationale part pour la remporter. Nous allons partir étape par étape. Nous sommes ambitieux, nous ne partons pas en Egypte pour participer seulement parce que le Mali a suffisamment participé. Nous partons avec des ambitions d’aller très loin dans cette compétition.

Votre mot de la fin ?

Mon mot de la fin, c’est de souhaiter bonne chance à nos braves Aigles pour la Coupe d’Afrique des nations de football, Egypte 2019. Et souhaiter vivement que l’Assemblée générale ordinaire de la Fédération malienne de football qui vient de se tenir soit un début pour la fin de la crise du football malien.

Réalisé par Mahamadou TRAORE

 

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