Maitre Fadensé Traoré, président de l’union africaine de close combat : « Je suis déterminé à honorer l’Afrique et le Mali en particulier »

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Ceinture noire cinquième dan en Close combat, président de la Fédération malienne de Close combat, karaté et disciplines assimilées, représentant légal de la Fédération internationale de Close combat au Mali, Maître Fadensé Traoré vient d’être élu à la tête du nouveau bureau de l’Union africaine de Close combat à l’issue de la première session inaugurale tenue le 30 juillet 2022 à Bamako. Dans l’entretien ci-dessous, il parle de l’historique de l’événement. 

Mali-Tribune : D’où est venue l’idée de créer une Fédération de Close combat au Mali ?

Maître Fadensé Traoré : L’idée de créer la Fédération malienne de Close combat fait suite au constat que chaque pratiquant, après l’acquisition d’une ceinture noire, puis premier dan et plus, se verra automatiquement à la tête d’un Club de close combat. À partir du moment où les clubs se sont multipliés, on a jugé nécessaire de faire un regroupement par région qu’on appelle la ligue et ce sont ces ligues qui se sont regroupées pour créer la Fédération malienne de Close Combat. Bien avant, nous avions créé une association de close combat, karaté et discipline assimilée, c’est à la suite de cela que nous avons éparpillé dans toutes les régions, mettre les clubs en place, les regrouper en ligue pour ensuite créer la Fédération. De Kayes, Koulikoro jusqu’aux autres régions du Mali, nous avons un bureau dans toutes ces régions excepté les régions du nord. C’est ce qui a permis textuellement de mettre la Fédération malienne de close combat en place en 2021.

Mali-Tribune : Comment êtes-vous devenu le Président de l’Union africaine de Close Combat ?

Maître F. T. : Juste une ambition, un objectif et mon attachement à la pratique de l’art. Vous savez, quand vous êtes avec des hommes et que vous travaillez bien avec eux, c’est logique que vous gagnez leur confiance. Le close combat est un projet pour nous, un projet que nous voulons développer en vue de le répandre dans le monde entier. Quand vous commencez un travail à bas niveau, il est important que vous cherchiez à monter plus haut car l’appétit vient en mangeant. Donc c’est cette idée de la valorisation et de la récupération de nos frères qui nous ont permis d’agrandir la famille de close combat. Et c’est ce qui nous a poussés à faire un regroupement avec nos frères pratiquants d’autres pays d’Afrique pour créer l’Union africaine de Close Combat. Quand on a fait la découverte de la Fédération internationale de Close Combat, on a écrit au président Jean Marc que je salue pour l’occasion. Ce dernier nous a orienté, conseillé et surtout accompagné pour le bon fonctionnement du bureau malien. C’est à la suite de notre contact avec lui qu’on a su qu’il avait déjà un représentant légal de la Fédération internationale du Close Combat en Afrique, Maître Roland Francis Mahougou qui réside au Congo et il nous a mis en contact avec ce dernier. Maître Francis nous a honorés de sa présence lors de cette session inaugurale tenue chez nous. Ce grand moniteur pratique le Close Combat depuis 1988. Grâce à ses expériences, ses conseils et son accompagnement, nous sommes rentrés en contact avec les autres camarades des pays africains qui ont par la suite placé leur confiance en moi en me plaçant à la tête de l’UA de Close combat.

Mali-Tribune : Avez-vous eu des soutiens des autorités du Mali ?

Maître F. T. : On ne peut pas dire qu’on n’a pas reçu des soutiens, tout soutien que ça soit matériel, conseil, orientation ou autres, est un soutien. Donc, nous avons reçu des soutiens de nos autorités et nous tenons à les remercier, ainsi que tous ceux qui ont été à nos côtés.

Mali-Tribune : Êtes-vous en mesure d’accomplir la tâche qui vous a été confiée ?

Maître F T : Avec l’aide de Dieu et l’accompagnement des uns et des autres, surtout de la presse, nous pouvons relever le défi. Donc je compte sur tout le monde et je suis prêt à m’assumer pour l’épanouissement du Close Combat en Afrique. Je suis déterminé à honorer l’Afrique et le Mali en particulier.

Mali-Tribune : Êtes-vous en contact avec le département des Sports ?

Maître F. T. : Oui nous sommes en contact avec le département des Sports. Depuis le début de cette histoire, nous avons à chaque événement, adressé des correspondances aux autorités y compris le ministère de la Jeunesse et des Sports. Quand j’étais en déplacement, mon directeur technique a eu la chance de rencontrer le ministre par rapport à ce sujet. Aussi, à la veille de la session inaugurale j’ai été au ministère. Donc je ne peux pas dire que nous ne sommes pas en contact avec le ministre, mais tout n’est qu’une question de procédure et de compréhension par rapport à nos activités.

Mali-Tribune : Qu’attendez-vous de ce département ?

Maître F T : Nous attendons beaucoup du ministre parce qu’il est notre tutelle. Nous avons besoin de lui pour tout ce qu’il peut faire pour l’épanouissement de Close Combat. Nous attendons ses appuis, ses accompagnements et surtout ses orientations. Nous avons également besoin de son accompagnement sur tout ce qui est d’ordre administratif comme les autres disciplines et c’est notre seule préoccupation majeure aujourd’hui.

Mali-Tribune : Quelles sont les perspectives du nouveau bureau ?

Maître F. T. : Nous avons un plan d’actions comme tout bureau qui souhaite avancer. Ce plan d’actions, nous allons le respecter parce que nous l’avons élaboré ensemble et adopté. Les activités priorisées dans ce plan d’actions consistent d’abord à identifier et faire venir les autres camarades pratiquant de Close Combat d’autres pays en Afrique qui ne sont pas encore dans l’Union. Nous allons aussi organiser des séminaires, entre autres.

Mali-Tribune : Comment le Close combat peut être un facteur de paix et de cohésion sociale ?

Maître F. T. : En dehors de l’apprentissage pratique de l’art, nous tenons chaque jour des leçons de morale aux enfants notamment sur le patriotisme, le respect à l’égard d’un supérieur, comment se comporter en famille et dans la société.

Mali-Tribune : Votre dernier mot ?

Maître F. T. : Mes remerciements à l’endroit de nos autorités, qui depuis fort longtemps nous accompagnent, nous conseillent et nous facilitent la tâche. Je remercie le Président de la Transition, SEM Col Assimi Goïta, le Président du CNT, le ministre de la Défense qui ont tout fait pour que l’Union africaine de Close Combat voie le jour.  Je remercie les camarades venus de l’extérieur. Nos parents qui ont placé leur confiance en nous pour nous avoir donné leurs enfants pour les former. Les camarades pratiquant d’art martial, j’ai beaucoup de respect pour les autres disciplines. Et surtout la presse pour son accompagnement.

Propos recueillis par

Ibrahima Ndiaye

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