Soumaila Sidibe du Mouloudia de Biyaya : « Les maliens qui jouent en Europe ne sont pas les seuls meilleurs, il y a des talents cachés en Afrique qu’il faudra aussi tester »

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En vacance au Mali, l’ancien joueur du COB et actuel sociétaire du Mouloudia Olympique de Biyaya a accordé une interview à votre journal. Sans détour, l’international malien qui a joué la coupe du monde junior en Colombie a parlé de ses conditions de transfert en Algérie.

 

Derby : Bonjour Soumaila, tu étais perdu, ou étais tu ?

Soumaila Sidibé : J’étais au Mouloudia Olympique de Biyaya

 

Derby : Peux-tu nous expliquer comment tu es parti là-bas ?

S S : Ca fait plus d’une année j’étais parti à Alger et j’ai eu un contact la bas,  à cause des problèmes de papier avec mon ancien club (le COB), ça n’a pas abouti. Avec la relégation en 2e division et la démission de l’entraîneur, ce dernier a rejoint le MOB (Mouloudia Olympique Biyaya), il m’a fait appel.

 

Le Derby : Avant ton départ en Algérie tu t’entraînais au Djoliba, donc il n’y a-t-il pas eu d’entente entre ce club et toi ?

S S : J’ai laissé le Djoliba pour partir en Algérie car tout footballeur aspire au professionnalisme pour pouvoir satisfaire, aider ses parents et ses amis, sinon j’avais aimé jouer au Djoliba.

 

Le Derby : Peux- tu nous parler des problèmes de papier au sein de ton ancien club, le COB ?

S S : Ce problème existe toujours entre le COB et moi, mon ancien président ne voulait pas que je parte. J’étais en fin de contrat avec le COB lorsque j’ai eu cette opportunité d’aller en Algérie, le président KONATE a proposé un montant que le club a jugé trop élevé, au finish ils (le COB et le Mouloudia Olympique Biyaya) n’ont pas trouvé un accord. Malgré l’intervention de plusieurs de ses connaissances, le Président Moussa KONATE est resté sur ses positions et il a fallu l’intervention de la FIFA pour que je puisse jouer au Mouloudia.En ma présence, le président du Mouloudia a appelé son homologue du COB pour lui demander d’envoyer mon contrat  et de venir ou d’envoyer quelqu’un aux frais du Mouloudia, une proposition rejetée par le président KONATE.  Comme avant il avait envoyé un contrat à mon 1er club qui n’a pas pu me qualifier, et comme j’étais en contrat avec lui jusqu’à la fin de la saison 2013- 2014, ce club a remis mon contrat au Mouloudia Olympique de Biyaya qui a aussitôt saisit la fédération algérienne qui à son tour exposa le problème à la FIFA. Après avoir envoyé une correspondance à la fédération malienne de football pour savoir si j’étais un joueur libre, la FIFA n’ayant pas obtenu dans les 15 jours suivants une réponse, a décidé que je joue avec mon club.

 

 

Le Derby : Pourquoi tout ce problème entre toi et ton ancien club qui est le COB ?

S S : Cela ne devrait pas être un problème, j’ai juste aspiré à tenter ma chance ailleurs. Le président Moussa KONATE est un homme qui a bon cœur, mais la manière dont il veut travailler ici chez nous, c’est un peu compliqué, car si un joueur a un contact, il faut avant tout regarder ses conditions sociales avant de durcir les négociations. Le joueur issu d’une famille pauvre ayant la chance d’aller monnayer son talent, participera aux dépenses familiales.

Le Derby : Maintenant que tu joues en Algérie, quelle est la différence entre les foots Algériens et Maliens ?

S S : La différence fondamentale est qu’au mali les joueurs sont physiquement meilleurs que les joueurs algériens qui, à leurs tours sont techniquement meilleurs.

 

Le Derby : Y a t- il d’autres joueurs maliens qui évoluent là-bas ?

S S : Il y a Moussa Coulibaly, Sekou Bagayoko plus moi-même. Il y avait aussi Boubacar Bangoura qui est actuellement au Stade Malien de Bamako.

 

Le Derby : Es- tu prêt à répondre à l’appel de l’équipe nationale du Mali en cas de besoin ?

S S : Pourquoi pas ? Tout jeune footballeur malien rêve de devenir international en portant le maillot des aigles, et c’est mon souhait le plus ardent.

 

Le Derby : La plupart des joueurs de l’équipe nationale évolue en Europe alors qu’il y a des joueurs partout en Afrique, quel appel fais-tu dans ce sens ?

S S : Cette situation dure depuis longtemps, je dirai aux responsables que les maliens qui jouent en Europe ne sont pas les seuls meilleurs, qu’il y a des talents cachés en Afrique et qu’il faudra aussi les tester.

 

Le Derby : Quels sont tes mots de la fin ?

S S : C’est vrai que je suis jeune, mais j’ai pleins de cadets footballeurs,  je leur dirai d’être courageux et respectueux envers leurs dirigeants, s’il plaît à dieu ça ira.

 

Interview réalisée par Amara DIALLO

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