Fatouma Harber journaliste, secrétaire générale de Doniblog : “Nous avons une déontologie”

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Les plateformes sont des zones de droit, un monde virtuel lié à une liberté excessive, des règles et des principes à ne pas franchir. Fatouma Harber journaliste, bloggeuse, secrétaire générale de Doniblog, la communauté des blogueurs du Mali, coordinatrice régionale de la plateforme Benbere, et web-activiste et défenseur des droits humains, nous situe sur certains points.

 Mali Tribune : Parlez-nous de l’avènement de Facebook au Mali.

Fatouma Harber : Nous voyons l’utilisation de la plateforme Facebook se développer au Mali avec l’avènement des vidéo-mans au Mali. En plus des blogueurs et des utilisateurs lambda de Facebook, ces personnes utilisent ce média pour des engagements politiques ou autres.

Mali Tribune : Quel commentaire faite-vous de la mauvaise utilisation de Facebook par certaines personnes qui se servent de ce réseau social pour manquer du respect ou nuire aux bonnes mœurs ?

F H. : C’est une conduite que nous la communauté des blogueurs déplorons, car les réseaux sociaux sont nos outils pour faire pression sur les autorités. Bien malheureusement, leurs comportements et leurs mauvaises conduites peuvent déteindre sur la portée de nos actions. Et c’est à cause de ces personnes que la loi sur la cybercriminalité a été adoptée au Mali. Une loi qui est liberticide pour nous autres utilisateurs.

Mali Tribune : Que doit-ont faire pour sensibiliser les mauvais utilisateurs de Facebook à sortir du hors-jeu ?

F H. : On peut passer sur les mêmes médias sociaux pour des sensibilisations, mais aussi utiliser nos médias traditionnels, tels que la radio et la télé. Et pour les blogueurs nous avons une déontologie que nous respectons.

Mali Tribune : Que conseillez-vous à l’Etat et aux utilisateurs ?

F H. : A l’Etat, je conseillerai d’arrêter ce petit jeu qui consiste à utiliser des “grandes gueules” sur Facebook pour essayer de contrecarrer les autres mauvaises langues. Facebook est un outil de communications qui est très professionnalisé et s’ils travaillent avec les jeunes qui maîtrisent ces outils dans le respect des droits des citoyens. La liberté de s’informer, de s’exprimer et la liberté de la presse sera à leurs avantages. Plus besoin de censurer ou de coupure d’internet et beaucoup moins d’injures sur les médias sociaux maliens. Si vous voyez une personne insulter grossièrement sur les médias sociaux, c’est qu’il y a un problème d’éducation. Revoyons notre système éducatif.

 

Sira Diarra

 

 

 

 

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