Vernissage : L’exposition “Terres sans frontières” ouverte à Bamako

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La jeune photographe Fanta Diarra dans ce nouveau chef-d’œuvre mixte interroge l’homme, facteur principal de la dégradation de l’environnement, sur sa responsabilité de préserver le peu de ressources naturelles qui lui reste encore. L’exposition a été ouverte au public, ce jeudi 25 février au Musée national de Bamako.

De la peinture d’art, du collage, de la photographie et le stylisme. Dans une approche mixte à la fois originale et innovante, la jeune photographe Fanta Diarra porte son regard sur le thème de la préservation de l’environnement.

Le foret régule le climat, produit de l’oxygène, capte le gaz carbonique, protège la ressource en eau sur le sol, abrite 80 % de la biodiversité terrestre et réduit la pauvreté. Alors, pourquoi ne pas protéger cette forêt pour diminuer les effets du changement climatique, se questionne l’artiste dans son exposition ‘’Terres sans frontières’’. Elle tente aussi d’apporter quelques éléments de réponses dans  les 37 œuvres dont (12 photographies, 12 modèles d’habits et 13 tableaux) exposés.

Avec son pays touché de plein fouet par le changement climatique, la native de Ségou interpelle gouvernants et gouvernés sur les effets néfastes de la déforestation, en particulier le changement climatique.

L’exposition « Terres sans frontières », dans une approche originale adoptée met aussi en valeur le tissu Bazin, invite à stopper le flux d’immigration par la mise en place en valeur de la flore. Ces ressources peuvent aider la jeunesse à rester sur place pour travailler pour Fanta Diarra.

Selon la diplômée du Centre de formation en photographie, cette exposition est une invite à œuvrer à la préservation l’environnement et de l’écosystème « De nombreux experts pensent, aujourd’hui qu’il existe une corrélation entre les maladies à Coronavirus et d’autres crises contemporaines auxquelles notre monde est confronté, notamment la crise environnementale. En prenant soin de notre environnement et de notre l’écosystème, nous allons considérablement augmenter nos ressources et diminuer le taux d’immigration », ajoutera-t-elle.

L’ouverture de l’exposition a réuni de nombreux invités du monde de la culture et de la protection de l’environnement.  Comme le directeur national du patrimoine Ibrahim Cissé, beaucoup ont été séduits par le style innovant et particulier utilisé par la jeune photographe Fanta Diarra.

Ce vernissage marque le début des expositions au Musée national de Bamako. Le musée national est heureux de cette collaboration. « C’est notre devoir de travailleur avec les jeunes artistes pas connus, mais pleins de talents et de faire leur promotion », avait laissé entendre son directeur Daouda Keita, à l’ouverture de l’exposition.

Fanta Diarra a travaillé sur d’autres grandes productions photographiques dont «la connaissance », « Afrique en mode Yougou-yougou », « Prête-moi ton pagne ».

Kadiatou Mouyi Doumbia 

 

 

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