Afrique de l’Ouest/Lutte contre le terrorisme : les chefs d’Etat engagés à mobiliser un milliard de dollars

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-En faveur du Fonds régional de lutte contre le terrorisme

Les Chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) réunis le dimanche 4 décembre courant à Abuja au Nigeria ont décidé de mobiliser en toute urgence un milliard de dollars au Fonds régional de lutte contre le terrorisme créé à cet effet.

C’est ce qui ressort du communiqué final de la soixante-deuxième (62ème) session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO rendu public mardi.

La Conférence a exprimé « sa vive préoccupation face à l’aggravation de la situation sécuritaire régionale créée par la recrudescence et l’expansion des attaques terroristes et leurs conséquences humanitaires ». Elle se dit « très préoccupée par la situation sécuritaire au Burkina Faso et ses potentielles conséquences sur les pays côtiers et appelle par conséquent à des actions urgentes pour appuyer le Burkina Faso dans ses efforts visant à éradiquer les attaques terroristes sur son territoire ».

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont réitéré « leur engagement en faveur de la mise en oeuvre effective du Plan d’Actions Prioritaires 2020-2024 de la CEDEAO pour éradiquer le terrorisme dans la région, tel qu’adopté lors de leur 56me session ordinaire tenue le 21 décembre 2019 à Abuja, en République fédérale du Nigeria ».

« Dans cette perspective, ils s’engagent à verser de toute urgence leurs contributions de un milliard de dollars au Fonds régional de lutte contre le terrorisme créé à cet effet.

La Conférence a en outre souligné « l’urgence d’accélérer la mise en oeuvre du Plan d’actions prioritaires 2020-2024 de la CEDEAO pour éradiquer le terrorisme, notamment par une amélioration de la mobilisation des ressources et un renforcement des capacités opérationnelles et logistiques de la région pour mieux mener la lutte antiterroriste ».

La Conférence a par ailleurs instruit au Comité des Chefs d’Etat-major « d’étudier et de proposer de toute urgence,les options, les modalités et les moyens financiers et techniques en vue de l’activation urgente de la Force en Attente de la CEDEAO, y compris une opération cinétique spéciale de lutte contre le terrorisme ».

L’Organisation régionale a également examiné la situation politique au Mali, au Burkina Faso et en Guinée.

Concernant le Burkina Faso, la Conférence affirme avoir pris note de « l’engagement des nouvelles autorités de la transition à respecter le calendrier de transition de 24 mois déjà convenu avec la CEDEAO et devant mener à l’organisation des élections en juillet 2024, dans un climat sécuritaire amélioré » avant de saluer « la signature du Protocole d’accord entre le Burkina Faso et la CEDEAO sur la mise en place du Mécanisme de suivi et évaluation du calendrier de transition de 24 mois dans le pays et encourage les autorités à travailler avec la CEDEA0 dans le cadre du Mécanisme conjoint de suivi et évaluation en vue d’une transition réussie ».

S’agissant de la Guinée, la CEDEAO a insisté sur « la mise en oeuvre immédiate du calendrier de 24 mois et non à une date ultérieure » tout en demandant instamment aux autorités guinéennes de « tenir un dialogue national incluant l’ensemble des acteurs politiques sans exception, et de garantir la sécurité et la liberté de tous les participants ».

Quant au Mali, la Conférence a noté avec satisfaction que le processus de transition suit son cours et que les autorités de transition ont réalisé des progrès avec la mise en place d’un mécanisme conjoint de suivi et évaluation du calendrier de transition impliquant le gouvernement, la Cedeao, l’UA, l’ONU, le Médiateur de la Cedeao, le Comité directeur et le Comité technique.

Concernant les soldats ivoiriens détenus à Bamako depuis le 10 juillet dernier et qualifiés par les autorités maliennes de ”mercenaires”, la Conférence rappelle et salue les différents efforts diplomatiques déployés par la CEDEAO et ses Etats membres ainsi que par les Nations Unies pour obtenir la libération des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali.

Par ailleurs, la Conférence appelle les autorités maliennes à répondre positivement aux différents appels à la libération de ces soldats.

Enfin, la Conférence a décidé également de mettre en place une force régionale dont le mandat inclura la restauration de l’ordre constitutionnel partout où il est menacé dans la sous-région.

Source: https://www.aa.com.tr/fr

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4 COMMENTAIRES

  1. À la solde de l’Occident, la CEDEAO est inutile depuis longtemps, mais elle est devenue illégitime voire nuisible et fratricide ces dernières années. Tout est fait y compris le 3è mandat illégal, des élections truquées, etc. pour maintenir au pouvoir les sous-préfets-présidents corrompus et illégitimes. Raisons pour lesquelles il n’y a pas de fonds de lutte contre la mauvaise gouvernance et la corruption qui sont des causes profondes des coups d’État ?

  2. They still trillion US dollars annually but pledge only one billion to fight terrorism. It will work only if there is sudden plus quickly carried out “No Stone Left Unturned Offensive”.

  3. Depuis 2012 que le Sahel lutte contre le terrorisme ou était la CEDEAO et son milliard nous ne savons pas si c’est en Naira, en CEDI, ou en FCA ou des dollars trinidadiens?

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