Décès tragique de George Flyod, Le racisme tue

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Justice pour George Flyod

Le décès tragique  de George Floyd a déclenché  une explosion de colère aux États-Unis et des manifestations contre les brutalités  policières dans plusieurs villes du pays:  New York, Philadelphie, Dallas, Las Vegas, Seattle, Des Moines, Memphis, Los Angeles, Atlanta, Miami, Portland, Chicago, ou encore la capitale Washington.

En Europe, partout l’indignation est à son comble. Le monde entier est horrifié, sidéré.  En raison des mesures de restrictions dues au virus du Corona, il n’est pas possible de tenir  une conférence au Parlement Européen. Nouus organisons cette semaine un webinaire, c’est-à-dire un séminaire en ligne pour témoigner notre solidarité aux Afro-Américains qui se battent pour le respect de leur dignité.

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.” disait Martin Luther King

Aujourd’hui encore, les slogans des manifestants Afro-Américains révèlent le désespoir et le malaise qui règnent  au sein de la société américaine,  mais  la lutte contre le racisme continue.

Notre couleur de peau n’est pas un crime»   c‘est ce qu’on peut lire sur les pancartes que brandissent les manifestants. La couleur de la peau ne devrait pas  pas être le symbole de la persécution de la communauté noire aux Etats-Unis et du racisme dans le reste du monde, y compris en Europe, au Canada, en Australie, en Chine,  dans les Caraïbes  dans le Pacifique, et ailleurs.

Alors que les protestations font rage en Amérique, nous ne devons pas ignorer le fait que la brutalité policière sévit ici aussi en Europe. Au cours de la période de confinement, des jeunes gens  Noirs  sont morts  tués  par la police en Belgique et en France.Depuis on a constaté une augmentation des agressions policières, en particulier à l’égard des minorités et communautés marginalisées.

 

“Black lives matter“ (la vie des Noirs compte)

Georges Flyod, un Afro-Américain de 46 ans est décédé lundi 25 mai 2020 à Minneapolis. “Je ne peux pas respirer“, a-t-il protesté alors qu’un policier l’immobilisait avec un genou sur la nuque. Le policier blanc Derek Chauvin  a maintenu  son genou sur le cou de Flyod pendant de longues minutes, comme le montre la vidéo.

Chauvin a été arrêté vendredi et inculpé pour «homicide involontaire» et « „acte cruel et dangereux ayant causé la mort ».

La scène a été filmée et a suscité l’indignation dans le monde entier. Une fois de plus, un homme Noir innocent, a été assassiné par la police.  Nous sommes furieux, impuissants et désespérés, comme l’ont dit et répété de nombreux Noirs, Africains*, Afro-Européens et Afro-Américains au cours des dernières semaines et décennies. Malgré les manifestations pacifiques, les pétitions et l’engagement politique de  personnes de bonne volonté, la violence policière contre les Noirs continue.

Mon souhait pour la génération actuelle et surtout pour la communauté noire est que nous trouvions à nouveau la force de continuer, de poursuivre notre vie quotidienne, de continuer à croire en la justice et de lutter contre le racisme, qui est un poison qui ronge la société.

J’ai fait le rêve qu’un jour  mes quatre enfants vivront dans une nation où ils ne seront pas jugés pour la couleur de leur peau, mais pour leur caractère.“

déclarait  Martin Luther  King le 28 août 1963.

Pourquoi le rêve du Dr Martin Luther King n’est-il pas devenu réalité après plus d’un demi-siècle?   Quand est-ce que ce rêve  se réalisera t-il?

 

Dr. Pierrette Herzberger-Fofana

Députée au Parlement Européen

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1 commentaire

  1. MANGWANA KANYON COMPAORÉ, MAITRE FÉTICHEUR Á M'PETIONA, COMMUNE RURALE DE SOMASSO, CERCLE DE BLA, RÉGION DE SÉGOU, MALI JAMANA KOLO

    Plus de deux siècles de mensonges sont maintenant dévoilés. Les contes farfelus sur la liberté et la démocratie s’effondrent comme des châteaux de cartes.

    La mort d’un homme déclenche une avalanche de rage chez ceux qui, pendant des années, des décennies et des siècles, ont été humiliés, ruinés et exterminés.

    Cela s’est toujours passé de la même manière tout au long de l’histoire de l’humanité – une seule mort, une seule « goutte de trop », un événement qui déclenche toute une chaîne d’événements, et soudain, plus rien n’est pareil. Rien ne peut plus être pareil. Ce qui semblait inimaginable hier encore, devient « la nouvelle normalité » littéralement du jour au lendemain.

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    Depuis plus de deux siècles, le pays qui se qualifie lui-même de pinacle de la liberté, est en fait tout le contraire de cela ; l’épicentre de la brutalité et de la terreur.

    Dès sa naissance, afin de « libérer l’espace » pour ses colons européens brutaux et impitoyables, il a systématiquement liquidé la population locale du continent, au cours de ce qui pourrait largement être décrit comme l’un des génocides les plus scandaleux de l’histoire humaine.

    Lorsque les Blancs ont voulu des terres, ils les ont prises. En Amérique du Nord, ou n’importe où dans le monde. Dans ce qui est aujourd’hui les États-Unis d’Amérique, des millions « de natifs » ont été assassinés, infectés volontairement par des maladies mortelles ou exterminés de différentes manières. La grande majorité des premiers propriétaires légitimes de la terre ont disparu. Les autres ont été enfermés dans des « réserves ».

    En même temps, la « Terre de la Liberté » a prospéré grâce à l’esclavage. Les puissances coloniales européennes ont littéralement pourchassé les êtres humains sur tout le continent africain, les empaquetant, comme des animaux, dans des bateaux, afin de satisfaire la demande de main-d’œuvre gratuite dans les plantations d’Amérique du Nord et du Sud. Les colonialistes européens, main dans la main, ont coopéré, en commettant des crimes, dans toutes les parties du monde.

    Que sont réellement les États-Unis ? Quelqu’un se demande-t-il, en faisant des recherches sur ses racines ? Qu’en est-il ; une réponse simple et honnête : Les États-Unis sont essentiellement la progéniture musclée de la culture colonialiste européenne, de son exceptionnalisme, de son racisme et de sa barbarie.

    Encore une fois, des faits simples : d’énormes parties des États-Unis ont été construites sur l’esclavage. Les esclaves étaient humiliés, violés, torturés, assassinés. Quelle façon monstrueuse d’écrire les premiers chapitres de l’histoire du pays !

    Les États-Unis, un pays de liberté ? Pour qui ? Sérieusement ! Pour les blancs chrétiens ?

    Quel récit déformé ! Pas étonnant que notre humanité soit devenue si perverse, si immorale, si perdue et confuse, après avoir été façonnée par un récit qui a été fabriqué par un pays qui a exterminé la grande majorité de ses propres fils et filles indigènes, tout en s’enrichissant démesurément grâce à des vols inimaginables, des meurtres de masse, l’esclavage et plus tard – le semi-esclavage de la dictature corporative sauvage !

    La brutalité endémique et institutionnalisée aux États-Unis a fini par s’étendre à toutes les régions de la planète. Aujourd’hui, depuis plusieurs décennies, les États-Unis traitent le monde entier comme une multitude d’esclaves personnels. Qu’est-ce qu’ils nous offrent à tous : des guerres constantes, des occupations, des expéditions punitives, des coups d’État, des assassinats réguliers de dirigeants progressistes, ainsi qu’un pillage complet des entreprises. Des centaines de millions de personnes ont été sacrifiées sur le grotesque autel américain de la « liberté » et de la « démocratie ».

    Liberté et démocratie, vraiment ?

    Ou peut-être simplement le génocide, l’esclavage, la peur et la violation de tous ces rêves humains merveilleux et naturels, et de la dignité humaine ?

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