Décoration dans l’ordre du mérite national : Les policiers rescapés des évènements de Kidal fondent leur dernier espoir sur le Col-major Salif Traoré

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Suite à la parution des différents décrets portant attribution de décorations dans l’ordre du mérite national, une certaine déception a gagné le personnel de la Police nationale qui avait fait l’objet de proposition par rapport à leur mérite ou suite à des actions d’éclat dans l’exercice de leur fonction. Depuis les événements malheureux de Kidal en Mai 2014, les rescapés de la Police nationale ne cessent de réclamer leur décoration après celle de leurs frères d’arme de la Défense qui se sont aussi illustrés pour l’occasion.

Malgré tout ce qui se dit sur les agents de la police nationale, ce corps paramilitaire regorge toujours des éléments qui ne jurent que par le travail bienfait et dans le respect de la déontologie en la matière. Ainsi, ils sont nombreux,  ceux qui se sont fait remarquer lors des évènements du nord à travers des actes de bravoure. C’était aussi le cas pour certains éléments de la Police Nationale lors de la visite du Premier ministre Moussa Mara à Kidal en mai 2014.

Il s’agit, entre autres, des éléments qui ont vécu directement les douloureux évènements de Kidal à savoir : le Contrôleur Général de Police Kassoum Sininta, Directeur Général Adjoint de la Police Nationale, le Commissaire de Police Boubacar dit Böh Sangaré, décédé, précédemment Commissaire de Police Adjoint de la ville de Kidal, le Commissaire de Police Alou Koné qui conduisait le contingent du Groupement Mobile de Sécurité à Kidal pour l’occasion, l’Inspecteur de Police de classe exceptionnelle Sidy Sanogo précédemment en service au Commissariat de Police de Kidal, l’Inspecteur Principal de Police Seydou Bathily en service au Commissariat de Police du 12ème Arrondissement du District de Bamako qui a eu à arrêter l’assassin du MDL-Chef  Mahamane Sissoko de la Brigade Territoriale de Gendarmerie de Sangarébougou et enfin le Sergent de Police Mohamed Dembélé, de la salle de trafic de la Direction Générale de la Police Nationale.

C’est pour ces raisons que le Directeur Général de la Police Nationale de l’époque, l’Inspecteur Général Hamidou Gogouna Kansaye, avait adressé une  requête de décoration des fonctionnaires de la Police Nationale en date du 13 janvier 2015 (dont nous nous sommes procuré une copie) à l’ancien  ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général Sada Samaké pour distinction dans l’ordre du mérite national. Mais hélas ! Ces dignes fils du pays qui auraient pu périr dans l’accomplissement de leurs missions respectives, attendent encore cette décoration qu’ils méritent tant et qui pourrait constituer pour eux une motivation de plus tout au long de leurs carrières. Car ceci ne serait que la récompense du mérite et la réparation de l’injustice à leur égard.

Selon des sources concordantes, leurs frères d’armes de la Défense, inscrits sur la même décision que ces éléments de la Police Nationale pour l’accomplissement de cette mission commandée lors de la visite du Premier ministre Moussa Mara à Kidal et qui se sont illustrés pour l’occasion, ont été tous décorés. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants s’est assumé pour décorer les éléments des forces armées qui ont fait un travail remarquable lors de cette  mission. Et c’est ce que les rescapés de la Police Nationale attendent de leur nouveau chef de département, le colonel-major Salif Traoré.

Aujourd’hui, tout leur espoir repose sur lui pour réparer cette injustice. Selon des sources proches de la police nationale, cette réclamation ne vise autre objectif que de récompenser les mérites pouvant non seulement les motiver dans l’accomplissement de toute autre mission qui leur serait confiée dans l’avenir, mais également, encourager d’autres éléments à leur emboîter le pas en faisant autant. Cet acte de récompense de mérite constitue un droit pour tout citoyen malien  qui s’est illustré d’une manière ou d’une autre pour défendre la patrie ou tout simplement faire rayonner les couleurs du drapeau national en tout lieu. Ainsi, le cas des policiers ne doit pas faire exception à la règle, conclut notre interlocuteur.

Boubacar DIARRA

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