Baccalauréat 2016 : Le coup de maître du Ministre Togo

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Kita aura été une ville porte bonheur pour le ministre de l’Education nationale, Kénékouo dit Barthélémy Togo. Les épreuves de l’examen de tous les enjeux au Mali, le Baccalauréat, lancées au Lycée public de ladite ville,  a été une véritable réussite cette année. Les 117 966 candidats ont composé dans la sérénité.

Au Mali, le baccalauréat est l’un des examens scolaires à grands enjeux.  Car, c’est un diplôme  qui ouvre la voie aux universités et aux grandes écoles. D’où toutes les tentatives possibles  pour décrocher le précieux sésame. Face à cette ampleur, le Département en charge de l’Education reste aux aguets  tout au long du processus. Il accorde une importance particulière à cet examen.

Démarrées le lundi 20 juin dans les 17 académies du pays, excepté celle de Kidal, les épreuves du baccalauréat malien prennent fin aujourd’hui sur une note de satisfaction totale. Depuis  le centre du lycée public de  Kita où il a procédé au lancement  des épreuves du bac, le ministre de l’Education nationale, Kénékouo dit Barthelemy Togo a prodigué des conseils aux candidats. Il les a  invités à mettre du sérieux dans ce qu’ils font en ne comptant que sur leurs propres efforts. «Ne soyez pas tentés par la fraude. Car si on vous prend en train de frauder, vous serez définitivement exclus », préviendra-t-il.  Mieux vaut ne jamais avoir un examen que d’avoir un examen truqué, ajoutera-t-il.

Pour montrer son attachement à la réussite du bac, le Ministre Togo a choisi une localité qui constitue une référence en termes d’apaisement de l’année scolaire. Il s’agit de Kita. Pour lui, contrairement à l’année dernière où certaines matières n’ont même pas été épuisées à moitié à Kita, avec l’implication de la commission éducation et des notabilités, le cercle a connu une année apaisée en 2016. D’où son choix pour le lancement   des épreuves.

Depuis  l’Institut de formation des maîtres (IFM) de Kita où il a rendu visite, le Ministre Togo a donné le ton de son engagement pour l’organisation d’un bac sans fraude, encore moins de fuite. Après avoir rencontré les autorités administratives, scolaires et coutumières demandant leur implication effective pour la réussite du déroulement des épreuves, il s’est prêté aux questions des confrères. Dans son interview, il exprimera sa satisfaction du début du déroulement des épreuves. Pour lui, avec l’année apaisée que nous avons constatée, il n’y a aucune raison qu’il y ait de fuite de sujets ou de tentative fraude. Sauf si les enseignants font semblant d’enseigner et que les élèves font semblant d’apprendre. En tout cas, indiquait-t-il, son crédo est de réussir la tenue du bac sans fraude. Partant, il mettra à l’abri les candidats qui se laisseraient perturber par les affairistes vendeurs de faux sujets.  «Il y a des gens qui attendent les examens pour faire leurs affaires criminelles. Qui  perturbent les parents d’élèves et même le Département. Car à chaque fois qu’il y a des rumeurs de fuite de sujets, nous vérifions. Cette année, depuis une semaine il y a eu plus d’une trentaine de fausses alertes de fuites de sujets. Aucun de ces  sujets n’était le vrai sujet. Ils font du commerce avec cela et les  candidats et leurs parents se laissent faire. Mais, ils vont se rendre compte dans la salle de classe», a-t-il déclaré.

Succès du bac 2016

Décidément, cette volonté affichée d’avoir des examens propres a prévalu tout au long du déroulement du BAC. Outre le nombre impressionnant de surveillants, le Département a mobilisé plusieurs équipes dans les 119 centres servant de cadre pour le BAC à Bamako. Dans les mêmes centres, on constatait un défilé de journalistes. Pendant les  trois premiers jours, aucun incident majeur n’a été signalé. La fuite des sujets n’existait que dans les souvenirs.

Faut-il le souligner, cette rigueur dans l’organisation du BAC, n’a pas fait que des heureux. Il y avait beaucoup de grincements de dents devant les Centres. Les candidats qui n’ont pas cru aux conseils du Ministre de tutelle ont dû acheter des faux sujets. «On nous a trompé. Je pensais détenir les sujet de math et d’anglais», s’indignait un candidat au centre Askia Mohamed. Un autre partageant son regret affirme «on m’a aussi dupé. J’ai convaincu mes parents à investir pour obtenir les sujets de philo et de littérature. Mais aucun de ces sujets n’était vrai», pleurnichait-t-il. Ces plaintes incessantes des candidats se sentant avoir été trahis par les affairistes criminels attestent la réussite de l’organisation du BAC.

Le Ministre Togo au Centre de correction du DEF de Kita

Profitant du lancement de cet examen, le Ministre et sa suite se sont rendus au Centre de Correction du DEF. À cette occasion, il a conseillé aux correcteurs d’être très  attentifs dans la correction. Car, dit-il, derrière un candidat, il y a une famille, voire une communauté. De ce fait, il est impérieux d’être attentif afin de donner les notes qui reflètent le niveau réel des candidats.

Oumar KONATE

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