Épreuves du baccalauréat : Les candidats sereins malgré la peur

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L’examen du baccalauréat a commencé hier 23 août 2021. Cinq séries planchent sur les épreuves du baccalauréat. Il s’agit du terminal science exacte (TSE), terminal science expérimentale (TSE), terminal science sociale (TSS), terminal science économique (TESCO) et terminal langue et lettre (TLL).

De 8 heures jusqu’à la fin de la première épreuve, l’atmosphère des centres d’examens était calme. De 11 heures 30 jusqu’à la deuxième épreuve, chaque centre était bondé de candidats qui sont entassés dans les coins et portes de la cour. Certains parmi eux se regroupent pour réviser ou manger, d’autres pour bavarder et quelques-uns qui s’isolent à cause de malaises après les épreuves.

Nous avons fait un tour au centre du groupe scolaire du Quartier-Mali. Même si la cheffe du centre, Mme Ongoïba Zaliyatou Traoré n’a pas voulu nous accorder une interview, nous avons pu recueillir quelques avis des candidats. Les candidats interprètent différemment le déroulement de l’examen. Pour certains, les évaluations s’annoncent bien tandis que pour d’autres c’est moins facile qu’ils le pensaient. Mais selon leurs propos, ils sont déterminés à réussir ce Bac.

 « Sauf si nos copies seront sévèrement corrigées, sinon nous avons travaillé. Je trouve les surveillants plus ou moins sévères », a souligné Mariam Fané, candidate en TESCO au lycée Byanson Dembélé au Golf.

Kadiatou Sangaré est candidate en Terminal science économie au centre groupe scolaire du Quartier-Mali. Elle était rassurée juste après sa première épreuve qui était économie.

« Les épreuves se passent bien, on se débrouille. Nous avons deux épreuves aujourd’hui. Nous avons commencé avec l’économie et le soir, la place est à l’anglais. Nous nous sommes suffisamment préparés et on compte sur le bon résultat », indique-t-elle.

L’examen débute moins facilement pour Sidi Bakaye Ballo, candidat au lycée Oumar Ba. Il explique que c’est sa première fois et il était un peu effrayé par le déroulement. « Mais je reste optimiste malgré tout », disait-il.

A notre passage au centre Askia Mohamed, le chef du centre a rassuré que les épreuves ont bien débuté dans une atmosphère sereine. Il n’a indiqué aucune irrégularité dans l’organisation de l’examen à part quelques difficultés à cause des candidats qui peinent à retrouver les salles à temps. Il explique que ces candidats ne sont pas venus identifier leurs salles le samedi.

« Nous sommes 720 candidats répartis entre 24 salles pour 4 surveillants dans chacune. Chaque salle contient 30 candidats », a informé Samba Diakité, président du centre Lycée Askia Mohamed.

Dans ce centre également les élèves gardaient la confiance malgré les sujets plus ou moins difficiles.

« Le sujet était un peu abordable sauf on s’attendait à une autre manière d’aborder le sujet. Nous avons commencé avec la littérature en arabe. Nous comprenons les surveillants car ils ne font que jouer leur rôle. À mon avis, il n’y a pas question d’avoir peur car seul Dieu peut décider si on réussira ou pas », a affirmé Awa Z. Coulibaly, candidate en TLL arabe au centre Askia Mohamed.

Fatoumata Kané

 

Examen du Bac

Les commerçants se frottent les mains

Les quatre jours du baccalauréat constituent pour les vendeurs de friandises et les gérants de parkings motos une occasion de gagner de l’argent. Les portes des centres sont remplies de vendeuses de nourritures et rafraîchissements.

Selon des vendeuses de pattés rencontrées sur place, elles ne gagnent pas mal en cette période. Chaque jour, elles peuvent préparer 8 kilos de farines au minimum. Selon Amadou Sylla, responsables d’un parking de moto au groupe scolaire du Quartier-Mali, ils gagnent 200 F CFA par moto, soit 150 000 F CFA durant les quatre jours.

F. K.

  

 

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