Insécurité, crise scolaire, réformes : le nouveau gouvernement face aux défis

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Premier contact physique et officiel entre Boubou Cissé et les membres de son gouvernement. Le tout premier Conseil de cabinet autour du Premier ministre s’est réuni ce lundi 06 mai 2019 à Bamako. Objectif : fixer le cap de l’action gouvernementale. Sur la table de Boubou Cissé et ses hommes, plusieurs défis, et des préoccupations nombreuses pour les Maliens : la crise scolaire, l’apaisement du climat social et politique, les réformes institutionnelles, les concertations nationales, mais également l’insécurité. Pour certains observateurs, « la tâche s’annonce rude et le nouveau gouvernement n’aura pas de temps de grâce ».

Pour cette première séance de travail de la nouvelle équipe gouvernementale, l’ensemble des 38 ministres étaient présents à la Primature. La presse n’a pas été autorisée à assister au début de ces travaux. Mais les ministres à leur sortie confient qu’il s’agissait pour le chef du gouvernement de « fixer le cap de l’action de son équipe », notamment sur les préoccupations prioritaires du moment.

L’ordre du jour annoncé par le porte-parole du Gouvernement indiquait qu’il s’agissait donc d’une prise de contact et d’orientations à donner pour la conduite de l’action gouvernementale.

« Quand le front social est en ébullition, il faut travailler rapidement à créer la confiance d’abord entre les citoyens et les dirigeants de la République et rétablir également la confiance entre les communautés elles-mêmes et surtout entre la classe politique », nous explique le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement. Pour Yaya Sangaré, dans une démocratie, les opinions sont plurielles. Toutefois, selon lui, « il ne faudrait pas que la pluralité d’opinions oppose les fils du pays au point de dérober aux règles de civilité et surtout aux valeurs fondamentales qui fondent la République ».

Selon le porte-parole du Gouvernement, les femmes et les hommes qui composent cette équipe doivent se préparer à faire face aux attentes fortes et légitimes des Maliens.

Et cela dans un laps de temps, ajoute Yaya Sangaré. « Un délai certainement de 6 mois pour évaluer ce gouvernement sera donné pour que chacun puisse agir conformément aux attentes et aux aspirations des populations. Faire en sorte que toutes les questions posées puissent trouver de réponses », ajoute le ministre porte-parole du gouvernement.

La question de la réduction du train de vie du gouvernement a été abordée. Il s’agit de trouver des moyens pour l’accès de tous aux services sociaux de base. Selon Yaya Sangaré, « tous les membres du gouvernement ont été invités à travailler dans l’action. Et surtout à faire en sorte qu’on puisse dégager des économies et réduire le train de vie de l’Etat afin que ces économies puissent servir à travailler et à investir dans les secteurs sociaux de base, tels que l’éducation, la santé et l’eau potable ».

« Le fil conducteur de cette équipe gouvernementale serait l’engagement à la tâche, mais surtout l’efficacité afin de relever les grands défis du Mali, nous explique le porte-parole du gouvernement, qui rapporte les propos de Boubou Cissé.

Le nouveau gouvernement Boubou Cissé prend fonction alors que le pays fait face à plusieurs défis liés à la crise scolaire, à l’insécurité, la corruption et la pauvreté.

Pour certains observateurs, « la tâche s’annonce rude » pour Boubou Cissé et ses hommes.

L’un des chantiers qui attend ce nouveau gouvernement, c’est aussi la mise en œuvre des réformes institutionnelles. Et c’est l’ancien vice-président de la « Plate-forme Antè a bana », le front anti-révision constitutionnelle, qui aura la charge de les conduire. Pour Amadou Thiam, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a pris le soin de consulter toutes les forces vives du pays. Selon lui, ces consultations créent les conditions d’une sortie de crise.

Source: StudioTamani.org

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