Kéniéba: les enseignants suspendent leur participation à la surveillance des épreuves du baccalauréat

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Au second jour des épreuves du baccalauréat malien 2022,  l’ensemble des enseignants affiliés  au syndicat de l’éducation signataires des 15 octobres 2016 et SYNACOP/AEM ont décidé de boycotter la surveillance des épreuves. Les deux syndicats  protestent contre l’arrestation d’un des leurs par la police. Selon le porte-parole du syndicat, leur camarade a été arrêté,  puis placé sous mandat de dépôt parce qu’il a autorisé dans la salle d’examen une candidate qui n’était pas en possession de sa pièce d’identité. C’est un contrôle du Directeur d’Académie d’Enseignement du cercle de Kéniéba qui a permis  de démasquer  la présence de cette candidate qui ne remplissait pas toutes les conditions pour être admise dans la salle. La conduite  du surveillant viole les textes qui encadrent la  bonne tenue du baccalauréat.

Les membres du syndicat que nous avons interrogé au téléphone indiquent avoir intervenu  auprès  du DAE pour prendre une sanction disciplinaire contre l’enseignant fautif au lieu de  la prison. « Malgré la médiation du syndicat, le DAE a porté l’affaire devant le procureur. Ensuite, notre camarade et la candidate ont été placés sous mandat de dépôt», a déclaré la porte –parole, ajoutant qu’en protestation de cette décision sévère « ils ont décidé de suspendre leur participation au reste du déroulement des épreuves du Bac ». Notre interlocuteur  soutient que lorsqu’ils se sont retirés, le DAE,  le président du centre Lafiabougou lycée de Kéniéba et son adjoint ont été obligés de surveiller le reste des épreuves du premier jour du Bac. « Les quatre blocs du Lycée étaient repartis  seulement  entre trois personnes », a ajouté le porte-parole du syndicat.

Le refus des enseignants de  se rendre dans les salles d’examen a retardé ce mardi le démarrage des épreuves. « Elles ont démarré avec 40 minutes de retard », nous confie Famaly Sissoko, membre de l’Académie de  Kéniéba.  Des témoins affirment que se sont des suppléants  qui ont pris le relais. Pour éviter les fraudes et les fuites de sujets, les autorités de l’éducation nationale au Mali ont pris d’énormes mesures dont l’interdiction des téléphones dans les centres d’examens, y compris pour les candidats et les surveillants.

 Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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