Les Enseignants mettent fin à leur grève : Au nom de l’argent

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Enfin, les syndicats signataires du 15 Octobre ont mis fin à leur grève à travers laquelle ils ont tenu en otage, presque deux ans durant l’Ecole Malienne.

La réouverture des classes sur l’ensemble du territoire malien est donc annoncée pour ce 14 septembre.

Mais, le temps perdu peut-il être rattrapé ?

C’est dans la soirée du samedi 12 septembre que la nouvelle est tombée : les syndicats d’enseignants signataires du 15 Octobre décident de mettre fin à leur grève et invitent leurs militants à regagner l’Ecole le lundi 14 septembre 2020.

Les responsables de ces syndicats expliquent avoir eu des  promesses fermes du CNSP de l’application de leur fameux article 39 à partir du mois de Décembre prochain.

Rien de nouveau en cela, car déjà, le 1er Septembre dernier, la même promesse leur avait été faite, mais nos chers Enseignants tenaient à obtenir, d’abord leur argent, pour ensuite reprendre la craie.

Qu’ils reviennent maintenant à cela, c’est une bonne nouvelle, mais personne ne les applaudira.

Ceux par contre qui méritent respect et admiration, ce sont centaines d’élèves qui ont marché du palais de la Culture Amadou Hampaté Ba au ministère de l’éducation nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique pour manifester lundi dernier leur colère et réclamer la tenue des examens de fin d’année.

Sur leurs affiches, on pouvait lire des messages forts : ” Nous réclamons nos examens” “Non à l’année blanche”.

Au ministère de l’Education, les manifestants ont remis une Déclaration au secrétaire général du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, Kinane Ag Gadeda.

Sur place, la porte-parole du Comité des élèves maliens aux examens (CEME) a expliqué que leur marche est le témoignage de leur souffrance liée à la crise qui paralyse l’Ecole malienne.

Visiblement ému, Mr Ag Gadeda leur a indiqué que des efforts sont en cours pour la résolution de la crise scolaire et promis que l’année sera sauvée.

Mr Gadela ne pouvait avoir que ce message d’espoir pour les enfants, même si nul n’était  sûr de rien face à la détermination des enseignants grévistes qui semblaient indifférents devant la grave situation que vit le pays.

Ils ne tiennent qu’à l’application immédiate de leur fameux article 39.

Et pourtant, l’assurance leur a été donnée le 1er septembre dernier par le CNSP qu’ils rentreront dans leurs droits avant la fin de l’année.2020.

Le Mali, leur avait expliqué le CNSP est en phase de reconstruction et de surcroit sous l’embargo de la CEDEAO. L’heure est donc à la mise en place urgente des autorités de la transition. Peine perdue.

Mai, pour les syndicats signataires de 15 Octobre, c’est d’abord l’argent, ensuite l’Ecole et les examens.

Et pourtant, tous les Maliens vivent stoïquement la dure situation, mais ayant le sens du sacrifice, chacun attend que passe ‘’l’orage’’.

Nul ne peut donner ce qu’il n’a pas. Les Enseignants ont peut-être compris cela, mais bien tardivement. Cela arrive quand on est en manque de sens du sacrifice.

Boubacar Sankaré

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1 commentaire

  1. DES ENSEIGNANTS MALHONNÊTES, INDIGNES ET DES CRÉTINS
    HONTE A VOUS
    DES APATRIDES
    SI C’ÉTAIT LA MANIERÈ, VOUS NE SEREZ JAMAIS OU VOUS ÊTES AUJOURD’HUI
    DES ENSEIGNANTS APATRIDES QUI VEULENT GAGNER TOUT ET TOUT DE SUITE
    QUITTEZ LA FONCTION PUBLIQUE ET ALLEZ Y AU PRIVE
    DES MINABLES ENSEIGNANTS,
    DES BARATINEURS
    DIEU VOUS VOUS PAIERA TRÈS CHER DE CETTE FORFAITURE
    VOUS AVEZ OPPRIME NOS ENFANTS INNOCENTS ;
    DES CAFARDS ET DES SALAMANDRES ENSEIGNANTS

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